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État militaire et féodal des bailliages d’Autun, Montcenis, Bourbon-Lancy et Semur-en-Brionnais en 1474 d’après un procès-verbal de convocation du ban et de l’arrière ban

Charles-le-Téméraire en 1466

Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, quittant Paris pour la bataille de Dinant (1466). La Toison d’Or de Guillaume Fillastre (BnF).
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• Source : Gabriel Dumay, Mémoires de la Société Éduenne, Nouvelle série, t. XI, pp. 75-163 (1882).

• Complément : Hervé Mouillebouche, Nobles et habitat fortifié en Bourgogne en 1474, Actes des journées de castellologie de Bourgogne 2008-2009, pp.181-204 (2010).

L'histoire des armées des ducs de Bourgogne de la maison de Valois n'est plus à faire. On trouve dans D. Plancher (1), dans M. de Barante (2) et surtout dans les récents travaux de M. de La Chauvelays (3) et du général belge Guillaume (4), une étude complète de ce sujet. Cependant, nous avons pensé qu’il ne serait pas inutile de faire précéder de quelques éclaircissements historiques la publication du plus ancien rôle du ban et de l’arrière-ban des bailliages d’Autun, Montcenis, Semur-en-Brionnais et Bourbon-Lancy, que renferment les archives départementales de la Côte-d'Or. Cette pièce porte la date du 18 août 1474 (5).

1. Histoire générale et particulière de Bourgogne ; Dijon, de Fay et Frantin, 1739, 4 vol. in-fol.
2. Histoire des ducs de Bourgogne de la maison de Valois ; Paris, Dufey, 1838, 12 vol. in-8°.
3. Les Armées des trois premiers ducs de Bourgogne de la maison de Valois, dans les Mém. de l’Académie de Dijon, 1880, p. 19. — Mémoire sur la composition des armées de Charles le Téméraire, dans les Mém. de l’Acad. de Dijon, 1878-79, p. 139.
4. Histoire de l'organisation militaire sous les ducs de Bourgogne.
5. Registre in-4° de 30 pages, B. 11724.

On appelait ban et arrière-ban, au moyen âge, la proclamation adressée par un prince à tous ceux de ses vassaux qui devaient le service militaire. Certains auteurs ont voulu établir une différence entre le ban et l’arrière-ban. La Roque (1b), pense que le ban se rapporte aux fiefs et l'arrière-ban aux arrière-fiefs ; quelques-uns veulent que le ban soit le service ordinaire dû par chacun, selon la nature de son fief, et que l’arrière-ban soit un service extraordinaire occasionné par une circonstance exceptionnelle ; d'autres estiment que le ban est un mandement fait à tous les gentilshommes et tenant fief et arrière-fief, d'assister à la guerre, et que l’arrière-ban est un mandement itératif, de servir sous peine d’amende. Laurière (2b) dit que les nobles seuls étaient soumis au ban et que tous indistinctement, nobles et roturiers devaient servir en armes quand on proclamait l'arrière-ban.

Quoi qu’il en soit de ces différentes explications, les mots ban et arrière-ban, à la fin du quinzième siècle, étaient employés cumulativement pour désigner l'ordre donné par le prince à tous les possesseurs de fiefs, arrière-fiefs ou terre de franc-alleu, de concourir aux charges du service militaire, dans la proportion de leurs revenus mobiliers ou immobiliers. « Un chevalier amenait avec lui des écuyers, des pages, des hommes d'armes plus ou moins nombreux, suivant que son fief était plus ou moins important. Les évêques (3b), chapitres, religieux (4b), qui tenaient des terres en fief, étaient soumis au ban et à l'arrière-ban ; ils n'étaient point forcés d'aller eux-mêmes à la guerre, mais ils se faisaient représenter par des tenanciers. Il en était de même pour les veuves et les filles mineures qui possédaient des fiefs (5b). Les hommes de leurs terres étaient contraints de servir sous peine d’amende. Quelquefois on échappait à l'ost et à la chevauchée moyennant une somme d'argent. Au reste, tous les cas d'exception étaient prévus et énumérés dans les instructions que le roi ou le seigneur donnait par écrit à ceux qui allaient, dans les villes ou sur les fiefs, proclamer le ban et l'arrière-ban. » (6)

1b. Traité du Ban et de l’Arrière-Ban, de son origine et de ses convocations anciennes et nouvelles ; Paris, 1616.
2b. Établissements de saint Louis.
3b. V. n° 193.
4b. V. n° 104, 105, 122, 135, 173.
5b. V. n° 29, 34, 112, 163, 161, 206, 217, 236, 252, 258.
6. Ph. Le Bas, Dictionnaire encyclopédique de la France ; Paris, Didot, M DCCC XL, tome II, p. 56, v° Ban et Arrière-Ban.

En Bourgogne, le ban et l’arrière-ban était proclamé par chaque bailli dans sa circonscription ; l'ordre lui en était porté par un envoyé du duc. C'est ainsi qu'en 1472, le receveur général des provinces ducales paie à un chevaucheur d’écurie du prince, la somme de 2 fr. 3 gros, monnaie royale, pour un voyage de cinq jours commençant le 1er juin, entrepris afin de porter aux baillis d’Autun et de Château-Chinon, des lettres pour faire crier le ban et l'arrière-ban. (7)

Aussitôt le ban crié et la répartition faite entre les divers fiefs, les hommes devaient se rendre tout armés au lieu qui leur avait été désigné, pour être inspectés par le délégué du duc. Cette première inspection s’appelait la montre d'armes ; les suivantes étaient des revues ; à partir de la montre, les gens de guerre devenaient des soldats sous les ordres d'un capitaine nommé par le duc. C’est donc à ce moment que commençaient leurs droits et leurs devoirs : droit à la paye, devoir de servir le duc et d’obéir à ses officiers.

Voici comment se réglait la solde des gens de guerre :

D’après l'ordonnance de 1468, rendue par Charles le Téméraire, l'homme d’armes, compté pour une paye, devait avoir trois chevaux, l’un pour lui, l’autre pour un coustillier, le troisième pour le page qui portait sa lance ; deux hommes de trait étaient comptés pour une paye ; deux coustilliers aussi, à condition d’être montés chacun d’un cheval valant au moins 20 florins. Les gens de trait à pied étaient comptés trois, et les gens de pied armés de piques, voges (8) et javelines, quatre pour une paye. Chaque paye était, par mois, de 15 fr. 32 gros, monnaie de Flandre, le franc, qui reviennent à 13 fr. 4 gros, monnaie royale (9). Elle partait, comme nous l'avons dit, du jour de la montre.

D'un autre côté, les hommes du ban et de l’arrière-ban devaient jurer entre les mains d’un commissaire, de servir le duc envers et contre tous et de ne pas quitter son service et son armée sans sa licence ou son certain commandement (10). La durée du service n'était donc pas limitée ; il se prolongeait aussi longtemps que les nécessités qui lui avaient donné naissance.

7. Archives de la Côte-d’Or, B. 1770, 2°.
8. Le voge ou vonge était une sorte d’épieu.
9. Arch. dép. de la Côte-d’Or, B. 11813. — À partir de l'année 1472, L’homme d’armes à trois chevaux fait toujours une paye ; mais, pour équivaloir à cet homme d’armes, il ne faut plus deux, mais trois cavaliers ; quant aux fantassins, on ne retrouve plus la distinction entre les gens de trait et les piquiers. Tous les piétons sont comptés pour une paye. Plus tard et en vertu de l’ordonnance de 1473, donnée par Charles le Téméraire, en l’abbaye de Saint-Maximin de Trêves, l’homme d’armes fut augmenté d’un quatrième cheval destiné à porter les bagages et la solde fut élevée de 15 à 18 Francs. (La Chauvelays, Mém. cit., p. 295. — Le général Guillaume, Histoire de l'organisation militaire sous les ducs de Bourgogne.)
10. La Chauvelays, Mém. cit., p. 228.

Pour éviter aux hommes du ban et de l’arrière-ban des déplacements incessants, aussi bien que dans un but d'économie, Charles le Téméraire tenta de créer, en 1470, une nouvelle espèce de troupes, que l'on appela les soudoyers à gages ménagers. Commines nous explique le sens de ces mots : « Le duc de Bourgogne [menacé par Louis XI] mit sus grant nombre de gens, payez à gaiges mesnaigiers, ainsi l’appeloit-on. C’estoit quelque peu de chose qu'ilz avoient pour se tenir prêts en leurs maisons. Toutes fois, ils faisoient monstre tous les mois sur les lieux et recevoient argent. »

Les gens à gage ménagers, autrement dit payés pour se tenir prêts dans leurs ménages, composaient donc une sorte d'armée territoriale toujours sous les armes, passée en montre au moment de sa formation, puis en revue tous les mois, mais dont la paye était plus faible et les obligations moins strictes que celles des hommes du ban et de l'arrière-ban. Ainsi, l'homme d’armes à gages ménagers recevait seulement « savoir, pour trois jours de montre, 24 solz du prix de 2 gros, monnoye de Flandres, le solz, et pour l'entretenement du mois, 4 livres 10 solz du prix de 40 gros, dicte monnoye, la livre, ensemble 114 solz. Les autres gens de guerre ne reçoivent que 6 solz pour les trois jours de montre, et 9 deniers par jour pour leur entretenement dudit mois ; en tout 28 solz 6 deniers. » (11)

On voit que les gens à gages ménagers, contrairement à ce que nous avons constaté pour ceux du ban et de l'arrière-ban, sont payés avant la montre, c'est-à-dire du jour où ils quittent leurs foyers : on considère qu’ils passent un jour à se rendre au lieu de la revue, un jour pour être inspectés et un jour pour regagner leurs maisons, et on les indemnise de ces trois jours de déplacement.

D'un autre côté, les soudoyers à gages ménagers jurent seulement de s’entretenir durant le temps du paiement, dans l'état où ils ont été reçus à la montre par les commissaires.

Cet essai, par lequel Charles le Téméraire voulait suppléer à l’absence d’armées permanentes, fut appliqué pendant quelques mois seulement. Le danger en vue duquel ces troupes avaient été levées ayant disparu, on se lassa de les payer et elles furent licenciées, « Cecy, dit Commines, dura trois ou quatre mois et [le duc] se ennuya de ceste mise et rompist cette assemblée : et se osta de toute crainte, car souvent le roy envoyoit devers lui. »

Le bailliage d'Autun avait fourni une compagnie de ces soudoyers à gages ménagers. Elle avait pour capitaine Hugues de Clugny, écuyer d’écurie du duc et son bailli d’Autun, et fut passée à montre le 21 mai 1470, à Saint-Léger-sous-Beuvray, par Philippe Coppin, écuyer d'écurie du duc, et Guillaume Charvot, receveur d’Autun, commissaires. Hugues de Clugny, auquel le duc avait donné charge de dix lances, en produisit quinze en plus. Le compte rendu des commissaires mentionne donc la présence à cette montre de vingt-cinq hommes d'armes ou lances à trois chevaux, le capitaine compris (12), plus trente-neuf gens de trait, huit coustilliers et vingt-neuf demi-lances à cheval. (13)

Deux ans plus tard, le 26 juin 1472, Étienne de Rosière, délégué par Claude de Toulongeon, lieutenant général en Bourgogne, passait à montre, à Autun, la compagnie de messire Guillaume Rolin, seigneur de Beauchamp ; le commissaire reçoit alors vingt-huit hommes d'armes, trente-sept gens de trait à cheval, cinquante-sept coustilliers montés, cinq demi-lances et trente gens de pied. C'étaient cette fois les hommes du ban et de l’arrière-ban qui étaient ainsi passés en revue. (14)

Ces fréquentes mobilisations étaient une conséquence forcée des guerres incessantes qui signalèrent le règne de Charles le Téméraire, dont le caractère belliqueux se révéla même avant la mort de son père.

En effet, quand Louis XI monta sur le trône, en 1461, Philippe le Bon était tombé dans un affaissement moral qui permit à son fils, alors comte de Charollais, de prendre la direction des affaires en Bourgogne. D’une nature inquiète et remuante, d’une ambition démesurée, Charles saisit avec empressement l’occasion que lui offrit la ligue du bien public (1465) pour donner cours à ses penchants. Ce fut le commencement de ses querelles avec le roi de France. On peut donc dire, que, de 1465 à 1477, de Monthléry à Nancy, l’histoire de ces deux princes ne fut qu’une continuelle alternative de ruptures et de raccommodements.

11. Arch. Dép. de la Côte-d’Or, B. 11811.
12. Dans l’une comme dans l’autre troupe, le grade de capitaine, pas plus que celui d'aucun autre officier, ne donne lieu à une rétribution spéciale. Le capitaine, pour la solde, est considéré comme une lance à trois chevaux. (La Chauvelays, Mém. cit. p. 229.)
13. Arch. de la Côte-d’Or, B. 11811.
14. Le même jour, montre de la compagnie de messire Girart de Roussillon, passée à la Madeleine de Beaune, par Pierre de Vergy, sieur de Dulphey, délégué par Claude de Toulongeon. Le commissaire reçoit 5 hommes d’armes, 9 coustilliers à cheval, 5 demi-lances, 2 piétons. (Arch. dép. de la Côte-d’Or, B. 11813.)

Cependant, le duc de Bourgogne ne négligeait rien de ce qui pouvait amener la centralisation de ses États. C'est ainsi qu'en 1468, il institua un payeur général et qu’en 1473, il fonda une cour suprême de justice à Malines, sur le modèle du parlement de Paris. En cette année, il rendit aussi une ordonnance militaire pour imposer les mêmes règlements aux troupes diverses dont se composaient ses armées. Il se préparait ainsi à changer sa couronne de duc en couronne royale.

Après l'échec subi par le Téméraire sous les murs de Beauvais, des négociations entamées avec le roi de France semblaient devoir éteindre les hostilités ; le duc entrave leur succès en recherchant l’alliance d’Édouard IV d’Angleterre et en faisant une incursion dans le comté de Nevers. En même temps, d’une part, en prenant parti pour Robert de Bavière, archevêque dépossédé de Malines, contre le candidat impérial, Herman de Hesse-Cassel, il s’aliène l'empereur, et de l’autre, en exaspérant les cantons suisses par l'approbation qu'il donnait à la tyrannie de Pierre de Hagenbach, gouverneur du comté de Ferrette, il rend possible l’alliance des Suisses avec la maison d’Autriche, et inévitable cette guerre malheureuse qui devait commencer par Granson (1476), continuer par Morat (1476) et se terminer devant Nancy, avec la mort du duc (1477).

Pour parer aux dangers sans cesse renaissants d’une semblable situation, Charles le Téméraire avait besoin d'une armée forte et disciplinée. Nous l’avons vu déjà faire appel aux soudoyers à gages ménagers, en 1470, aux gens du ban et de l’arrière-ban, en 1472. Deux ans plus tard, il appela à son aide des condottieri italiens (15) et convoqua de nouveau le ban et l'arrière-ban de ses États.

Cet appel eut lieu en vertu des prescriptions de l’ordonnance du 8 février 1473, par laquelle Charles réglait d’une manière plus sévère le concours des possesseurs de fiefs, arrière-fiefs et francs-alleux qui, dans le passé, n'avaient pas toujours obtempéré bien exactement aux mandements ducaux, ou bien encore n'avaient pas donné « la déclaration exacte de leurs fiefs et la vraye et nette valeur d’iceulx, et aussi des terres et seigneuries en justice de francz alleu. »

À l'avenir, le bailli doit se transporter dans les prévôtés et châtellenies de son bailliage, dresser, pour chacune d'elles, sur place, la liste des fiefs, arrière-fiefs et terres de franc-alleu, indiquer le nom de leur possesseur, rechercher, « tant par vision des comptes que autrement », si la déclaration des revenus est sincère et véritable ; si quelque seigneur refuse de donner ces renseignements, le bailli doit le contraindre par la saisie de sa terre. (16)

Mais ces renseignements ne sont pas toujours faciles à recueillir ; tantôt le seigneur est au service du duc (17) ou à la guerre (18) ; tantôt la terre est en débat (19) ou située « oultre la rivière de Loire (20) »; tantôt encore, comme pour Issy-l’Évêque, « appartenant à très révérend père en Dieu monsieur le cardinal-évêque d'Ostun, les commis n'ont rien pu sçavoir de la valeur, quelle diligence ne demande qu'ils en aient peu ne ceu faire ès officiers dudit monsieur le cardinal, estant auxdits Issy et Ostun. » (21)

Cependant, les commissaires n'éprouvaient pas toujours un échec aussi complet, et parfois, après un premier refus, en menaçant d’amende et de saisie, ils arrivaient à connaître la valeur réelle du revenu de chaque terre. (22)

15. Barante, Hist. des ducs de Bourgogne de la maison de Valois, t. IX. p.423.
16. V. aux Archives départementales de la Côte-d’Or, B. 11722, l’exemplaire de cette ordonnance adressé au bailli de Dijon.
17. V. n° 66.
18. V. n° 81.
19. V. n° 64 et 111.
20. V. n° 114 à 121, 124, 125, 152.
21. V. n° 193 et aussi n° 23.
22. V. n° 1, 5, 6, 27, 29.

Une fois ces renseignements recueillis, le bailli devait taxer chaque fief, arrière-fief ou terre de justice tenue en franc-alleu dans les proportions suivantes :

Pour un revenu de 200 écus (23), un homme d'armes à trois chevaux ;

Pour un revenu de 40 écus, un homme de trait ou coustillier à un seul cheval ;

Pour un revenu de 16 écus, un homme de pied.

Si le revenu du fief était supérieur à ces chiffres, on devait, suivant les circonstances, le taxer à plusieurs hommes d’armes, ou bien à un homme d’armes et à un ou plusieurs hommes de trait ou bien encore à un homme de trait, et à un ou plusieurs hommes de pied ou à plusieurs hommes de pied.

Le seigneur devait obtempérer à ces injonctions et pourvoir à l’équipement de ses hommes, suivant la déclaration « des harnois et habillements » jointe à ladite ordonnance. Voici cette déclaration :

« Primo, pour habiller ung homme d’armes, seront tenus d’avoir, cuirasse complecte (24), sallade à bavière (25), gorgerin (26), flancars (27), faltez (28), espée et dague ; et pour le coustelier (29) dudit homme d’armes : brigandine ou courset fendu aux costés à la manière d’Alemaigne, gorgerin, salade, flancars, faltez ou brayes d’acier, avant-bras à petites gardes, gantelets, javelines à arretz, bonne espée et dague ; et trois chevaux pour l’homme d’armes, dont l’un sera pour son page qui pourtera sa lance.

« Les habillemens de crenequinier (30) qui sera à cheval seront semblables à ceulx d'un coustelier, sauf ledit crenequinier aura au lieu d'une javeline, son crenequin et le traict y servant.

23. Un écu valait 16 gros.
24. La cuirasse se composait de quatre pièces ou plastrons, un pour la poitrine, un pour l’estomac, un pour le dos et un pour les reins.
25. Casque pointu, à couvre-nuque, auquel était adaptée une visière mobile destinée à protéger los yeux et une bavière ou mentonnière élevée jusqu'au-dessus des narines et se projetant en avant, avec des ouvertures qui permettaient de respirer à l'aise.
26. Pièce de l’armure qui couvrait la gorge de l’homme d’armes.
27. Les flancars étaient des pans de fer découpés qui défendaient le dehors de la cuisse.
28. On désigne sous ce nom des lames de fer articulées, disposées sur un jupon de mailles, qui garantissaient la partie inférieure du buste de l’homme d’armes.
29. On appelle coustelier un soldat armé d’une coustille, sorte d’épée longue, tranchante depuis la garde jusqu’à la pointe, fort menue et à trois faces ou pans. (Dict. de Trévoux, v° Coustille.)
30. Le crenequinier était un arbalétrier à pied ou à cheval ; il devait son nom au crenequin, instrument en fer destiné à bander les arbalètes, qui se portait à la ceinture.

« Pour habiller ung homme de pied ou colouvrinier (31), lesdits fiefz ou arrière-fiefz seront tenuz d'avoir ung haulbergeon (32) et ung demy-teste sallade (33), gorgerin, cliques de fer pour le bras dextre, petites gardes, espée et dague et une longue picque ou colouvrine. » (34)

C'est en vertu de ces instructions que le bailli d'Autun (35) dressa, le 14 août 1474, le rôle que nous publions. Il comprend la liste de tous les seigneurs tenant fiefs, arrière-fiefs ou terre de franc-alleu en toute justice, dans les bailliages d'Autun, de Montcenis, de Bourbon-Lancy et de Semur-en-Brionnais, les prévôtés de Briant, l'Hôpital-Le-Mercier, la Nocle, Semur, Manlay, les châtellenies d'Anzy, d’Uxeau, de la Motte-Saint-Jean et du Cellier-Rouge, avec le nombre d'hommes d'armes imposés à chacun d'eux. Au total, cette circonscription devait fournir 24 hommes d’armes à 3 chevaux, comprenant 24 valets, 48 combattants, dont 24 pesamment et 24 plus légèrement armés ; plus 49 hommes de trait ou cranequiniers, 43 coustiliers, également à cheval ; en tout 164 cavaliers, plus 84 piétons.

À certains autres points de vue cette pièce nous offre encore d’utiles enseignements ; ainsi, elle nous donne le revenu de tous les fiefs de l’Autunois à la fin du quinzième siècle ; les plus importants sont : Marcilly (36), qui rapporte 908 francs 3 gros ; Voudenay (37) et Dracy-Saint-Loup (38), chacun 600 livres tournois ; Uchon (39), 518 francs 3 gros et demi ; Monestoy (40), 500 livres tournois ; Couches (41), 463 livres tournois ; Jully (42), la Motte-Saint-Jean (43) et Igornay (44), chacun 300 livres ; la Porcheresse (45), 273 livres ; enfin Montjeu (46) et ses dépendances sur Broyé et Brion, 260 livres tournois.

31. On nomme coulevrinier un soldat porteur de la coulevrine à main, ou canon de fer forgé d’environ 0m90 de longueur, auquel on mettait le feu à la main, au moyen d’une mèche. Ce canon était lié à un fût de bois par des brides de fer ou des liens en corde. Pour manœuvrer une coulevrine il fallait deux hommes, l’un la portait, l’autre y mettait le feu. La coulevrine à main était aussi employée à cheval, appuyée sur une fourchette, tenant au pommeau de la selle.
32. Chemise de maille très fine, descendant jusqu’à mi-cuisse.
33. Salade sans visière.
34. Arch. dép. de la Côte-d’Or, B. 11722.
35. C’était alors Hugues de Cluny (1464-1475).
36. Marcilly-lès-Buxy, canton de Buxy, arrondissement de Chalon-sur-Saône.

Toutes les autres terres sont d’un revenu de 200 livres tournois, ou au-dessous.

Le produit de certaines d’entre elles avait diminué à la suite des guerres ; ainsi Vitry-sur-Loire (47), au lieu de 200 livres tournois, n’en rapportait plus que 140 ; la moitié de la seigneurie d’Ambly (48) avait diminué de 20 à 10 livres ; celle de la Nocle (49), au lieu de 100 livres, n’en rapportait plus que 10 « parce que la plupart des rentes et revenus d’icelle sont assis en Nivernois. »

Les renseignements que fournit ce procès-verbal sur la fortune personnelle de chaque contribuable, ne sont pas moins, intéressants. Le plus riche de tous est Jean Damas, seigneur de Marcilly, qui possède un revenu de 908 francs 3 gros, et qui doit fournir trois hommes d’armes (50) ; en second lieu vient l’un des fils du chancelier Rolin, Anthoine, seigneur de Monestoy et d’llan (51), qui, pour un revenu de 660 livres, est imposé à deux hommes d’armes et à un homme de trait.

37. Voudenay, canton d’Arnay-le-Duc, arrondissement de Beaune.
38. Dracy-Saint-Loup, canton et arrondissement d'Autun.
39. Uchon, canton de Mesvres, arrondissement d’Autun.
40. Monestoy, aujourd'hui Épinac, chef-lieu de canton de l'arrondissement d’Autun.
41. Couches, chef-lieu de canton de l'arrondissement d'Autun.
42. Jully, canton de Buxy, arrondissement de Chalon-sur-Saône.
43. La Motte-Saint-Jean, canton de Digoin, arrondissement de Charolles.
44. Igornay, canton de Lucenay, arrondissement d'Autun.
45. La Porcheresse, hameau de la commune d’Auxy, canton d’Autun.
46. Montjeu, hameau de la com. de Broye, cant. de Mesvres, arrond. d'Autun.
47. Vitry-sur-Loire, cant. de Bourbon-Lancy, arrond. de Charolles. — V. n° 155.
48. Ambly, hameau de la com. de Vitry-sur-Loire. — V. n° 158.
49. La Nocle, cant. de Fours, arrond. de Nevers (Nièvre). — V. n° 167.
50. V. n° 5.
51. Island, com. de Saint-Martin-de-la-Mer, cant. de Liernais, arrond. de Beaune (Côte-d’Or). — V. n° 256.

Puis on trouve successivement : Jeanne de Genost, dame de Voudenay qui, ayant 600 livres de revenu, doit fournir deux hommes d'armes (52) ; Simon de Loges et Guy Rabutin, qui tiennent « en récompensation du duc » la terre de Dracy-Saint-Loup, ont aussi 600 livres de revenu et doivent fournir deux hommes d’armes (53) ; un autre fils du chancelier, Guillaume, seigneur de Beauchamp (54) , possède 555 livres tournois de rente et doit fournir deux hommes d’armes. Les seigneurs d’Uchon, de la maison de Chalon, ont 518 francs 3 gros 1/2 de revenu et doivent aussi deux hommes d’armes (55) ; les seigneurs de Couches, de la maison d’Aumont, doivent un homme d’armes et trois hommes de trait pour 463 livres de revenu (56) ; Hugues Rabutin, seigneur d’Épiry (57) , doit un homme d’armes et un coustilier, pour 380 livres de rente ; Lordin de Saligny, baron de la Motte-Saint-Jean, est imposé de même pour 340 livres tournois de rente (58) ; Odile de Montjeu, seigneur de Sivry (59) et autres lieux, doit un homme d’armes et un de pied, pour 330 livres tournois ; Michel de Chaugy, seigneur de Chissey (60) , doit pour ses terres désignées au procès-verbal, et d’autres non estimées, deux hommes d’armes et un de pied ; N. de Lespinasse, seigneur de Maulévrier (61) , Guillaume de Villers, seigneur d’Igornay, Jacques de Traves, seigneur de la Porcheresse, Antoine de Montjeu, seigneur dudit lieu, et Marie de Montjeu, dame d’Antully (62) , doivent chacun un homme d’armes, pour 300, 300, 273, 260 et 246 livres tournois de rente. (63)

52. V. n° 217.
53. V. n° 232.
54. Beauchamp, com. de Neuvy, cant. de Gueugnon, arr. de Charolles. — V. n° 61.
55. V. n° 1.
56. V. n° 23.
57. Épiry, com. de Saint-Émiland, cant. de Couches, arr. d’Autun. — V. n° 240.
58. V. n° 136.
59. Sivry, com. de Saizy, cant. d’Épinac, arr. d’Autun. — V. n° 243.
60. Chissey, canton de Lucenay, arrondissement d’Autun.
61. Maulevrier, com. de Melay, cant. de Marcigny, arrond. de Charolles.
62. Antully, cant. et arrond. d’Autun.
63. V. n° 111, 231, 257, 261 et 236.

Tels sont les seuls tenanciers ayant une fortune suffisante pour être imposés à un homme d'armes.

À cette époque de notre histoire, où la ruse et la perfidie tenaient la place de la diplomatie, il n'est pas surprenant de constater quelques défections parmi les vassaux du duc. Le procès-verbal de 1474 nous permet de les énumérer. Remarquons cependant que tous, à l’exception du premier, possédaient des terres situées à la frontière du duché, dans le voisinage de la Loire, ou même au-delà de ce fleuve, et par conséquent, livrées fréquemment aux ravages des gens de guerre. On comprend dès lors, que mal protégés par le duc de Bourgogne, sans doute possesseurs dans le royaume d’autres fiefs pour lesquels ils devaient le service au roi, ils aient pris parti pour ce dernier. Voici leurs noms :

Girard Can, seigneur en partie de Pougeroy (64) ; Henri de Molles, seigneur de la Tour-de-Villeroy, alias Gernosse (65) , et de Morant-en-Beaujolais (66) ; Guiot Severt, qui tenait certaines terres dans la prévôté de Briant (67) ; le commandeur de l’Hôpital de Chenay (68) ; N. de Lespinasse de Maulévrier, seigneur de Lespinasse, Artaix et autres lieux (69) ; Louis Filot, seigneur de la Curée (70) et de Turrières ; Jean de Chantemillan, seigneur dudit lieu (71) ; Pierre Fay, de Charlieu, qui tient une vigne à Semur (72) ; le seigneur de Colon, qui tient quelques rentes à Chalmoux (73) ; Claude d’Alenay, qui tient une terre à Vitry (74).

64. Fougeroy, aujourd’hui Fougerette, commune de Saint-Berain-sous-Sanvignes, canton de Montcenis, arrondissement d’Autun. — V. n° 16.
65. Aujourd’hui la Tour-Villeret, com. de Saint-Julien-de-Jonzy, arr. de Charolles.
66. V. n° 64.
67. Briant, canton de Semur, arrondissement de Charolles. — V. n° 72.
68. L’Hôpital, com. de Chenay-le-Châtel, cant. de Marcigny, arr. de Charolles. V. n° 122.
69. Artaix, canton de Marcigny, arrondissement de Charolles. — V. n° 111 et 122.
70. La Curée, châtellenie de Germigny, c. de Pougues, arr.de Nevers (Nièvre). — V. n° 124.
71. Chantemillan, com. de Chambilly, cant. de Marcigny, arr. de Charolles.
72. Semur-en-Brionnais, chef-lieu de canton, arrondissement de Charolles.
73. Chalmoux, canton de Bourbon-Lancy, arrondissement de Charolles.
74. Vitry-sur-Loire, même canton.

À la suite des seigneurs qui ont pris parti pour le roi, nous devons citer ceux qui, au contraire, ont obtenu du duc des terres en récompense de leurs services, ou pour remplacer celles qui leur avaient été enlevées. C’étaient Charles de la Brosse, seigneur dudit lieu (75) , qui avait reçu la terre de Perrigny (76) rapportant chaque année 20 livres tournois ; Jacques de la Corne, seigneur dudit lieu, tenant la terre de Claude d’Allenay, assise à Vitry et rapportant 10 francs de rente ; le sieur de Beauvoir, tenant la terre de Jean de Varigny, du fief de Vitry-sur-Loire, rapportant 8 livres de rente ; le sieur de Montperroux, tenant en la châtellenie d'Uxeau (77) les terres du seigneur de Quincey, de Jean Girbault, des seigneurs de Raveaul et d'Honoré du Guet, valant ensemble 42 livres tournois de rente ; enfin, Simon de Loges et Guy Rabustin, auxquels le duc avait donné en récompensation la riche terre de Dracy-Saint-Loup (78), avec ses appartenances, rapportant chaque année 600 livres. C'était alors Louis de la Trémouille qui en était seigneur.

Disons enfin, en terminant, que l’historien trouvera, dans la publication de ce document, l’indication certaine de l'état féodal de la terre à la fin du quinzième siècle, le généalogiste des renseignements authentiques sur un grand nombre de familles à une époque où les autres documents font souvent défaut, et enfin, chacun de nous y lira avec intérêt le nom des gentilshommes de l’Autunois qui, en combattant et peut-être en mourant à côté du Téméraire, n’ont pu, malgré leur bravoure, empêcher la ruine du grand duché d'Occident.

75. La Brosse, commune et canton de Digoin, arrondissement de Charolles.
76. Perrigny-sur-Loire, canton de Bourbon-Lancy, même arrondissement.
77. Uxeau, canton de Gueugnon, arrondissement de Charolles.
78. Dracy-Saint-Loup, canton et arrondissement d’Autun.

C’EST LA DÉCLARATION EN BRIEF des noms et surnoms de tous les grans seigneurs, chevaliers, escuiers, et autres tenans fieds et arrière fieds de mon très redoublé et souverain seigneur monseigneur le duc et aussi ceux des franc alleuf en justice ès bailliages d’Ostun et de Moncenis, rapport et appartenences d’iceulx (79) selon les fiches et déclarations faites sur ce bien amplement par les nommés et depputés à ce, par noble seigneur et saige monseigneur le bailli desdits balliaiges (80) , laquelle déclaration a esté faicte et extraicte en brief desdictes fiches par moy Loys Garnier, clerc greffier de la court desdicts bailliaiges, à ce commis par ledit monseigneur le bailli, en la manière qui s’ensuit le xviije jour du mois d’aost l’an mil iiijc soixante et quatorze.

Et premièrement ou bailliaige et chastellenie de Moncenis (81) :

79. Cette pièce ne contient pas seulement l’état de tous les fiefs, arrière-fiefs et terres de franc-alleu, avec les noms des seigneurs qui les possèdent, et le nombre d’hommes d’armes que chacun d’eux doit fournir au duc, dans l’étendue des bailliages d’Autun et de Montcenis ; on y trouve encore les mêmes renseignements sur les bailliages de Bourbon-Lancy et de Semur-en-Brionnais ; sur les prévôtés de Briant, de l'Hôpital-le-Mercier, de la Nocle, dudit Semur et de Manlay ; enfin, sur les châtellenies d'Anzy, d’Uxeau, de la Motte-Saint-Jean, de Roussillon et du Cellier-Rouge.
80. Hugues de Clugny, seigneur de Conforgien. (V. plus bas, n° 219 et la note.)
81. Montcenis, chef-lieu de canton, arrondissement d’Autun, avait autrefois un château appartenant aux ducs de Bourgogne. (V. Mém. Soc. Éd., t. X, p. 119.)

Tous les renseignements portant la date de 1503 sont extraits d’un dénombrement inédit des fiefs et arrière-fiefs du bailliage d’Autun et de Montcenis, tiré des Archives de l’évêché d'Autun.

1. — Nobles et puissants seigneurs messeigneurs d'Uchon (82) , n'ont rien voulu déclairé de la valeur de leur seigneurie dudict lieu, jasoit ce que commandement leur a esté fait par les commis de mondict seigneur, aux voies et personnes de leurs officiers, à peine de cent livres tournois, combien que l'on dit notoirement que ladite seigneurie peust valoir chascun an par communes années de rente environ vc livres tournois ; et le xxije jour du mois de juillet MIL IIIIe LXXIV, Guillaume de Maret (83), chastelain, Nicolas de Maret, procureur, et messire Pierre Barbier, prebstre, receveur de mesdits seigneurs, ont fait apparoir esdicts commissaires, par comptes rendus, que ladicte seigneurie vault, chacun an, de rente vcxviij francs iij gros et demi.

Lesdits seigneurs fourniront deux hommes d'armes, habillés en la manière que s’ensuit : c’est assavoir, cuirasse complète, salade à bavière, gorgerin, flancars, faltez, espée et dague, et pour le coustellier d’ung chacun homme d’armes, brigandine ou courset fendu aux costés à la manière d’Alemaigne, gorgerin, salade, flancards, faltez ou brayes d’acier, avant-bras à petites gardes, gantelets, javelines à arrest, bonne espée et dague, et trois chevaulx pour lesdits hommes dont l’ung sera pour porter son paige qui portera sa lance (84).

2. — Guillaume de Maret tient en fied de mesdicts seigneurs d’Uchon xix francs iv gros et demi de rente. Ledit Guillaume fournira ung homme de pied, habillé d’un aubergeon, d’ung demi crest, d’une salade sans visière, d’ung gorgerin, de cliquez de fer pour le bras destre, de petites gardes, espée, daigues, et d'une longue picque ou coulevrine.

3. — Noble homme Philibert Doyen (85) , ses frères et sœurs et leur mère tiennent en fied de mondit seigneur xx sols tournois et v bichots aveine, mesure de Moncenis, et de messeigneurs d’Uchon, lxxvj francs de rente.

Ledit Philibert fournira ung homme de trait à cheval, habillié d’une brigandine, ou courset fendu aux costés, à la manière d’Alemaigne, gorgerin, salade, flancards, faites ou brayes d’acier, avant-bras à petites gardes, gantelets et son crenequin fourni de traits y servant, espée et dagues.

82. Louis, Bernard et Liénard de Chalon, frères, coseigneurs d'Uchon, fief relevant du comté de Nivernais à cause de la grosse tour de Luzy. — Uchon, canton de Mesvres, arrondissement d’Autun. — En 1503, Thibault de Chalon, Aymard de Prie et Adrien de Sainte-Maure, étaient seigneurs d’Uchon.
83. Guillaume de Maret, de la Tagnière, fut anobli par Louis XI en 1479. (J. d’Arbaumont, les Anoblis de Bourgogne, n° 97.) En 1453, noble homme Guillaume de Maret achetait de Pierre Dufourg une terre dite des Dames, sise au finage de Montchevrier, commune de Blanzy. (Inventaire des titres de la Bussière, appartenant à M. Harold de Fontenay)
84. Les passages imprimés en petits caractères sont en marge du manuscrit.
85. Philibert Doyen, seigneur de Chaumont, com. de la Tagnière, châtelain de Montcenis en 1463, appartenait à une famille de vieux serviteurs de la maison de Bourgogne. Ses biens furent confisqués par Louis XI en 1477, parce qu’il avait suivi le parti de Marie de Bourgogne. Il vivait encore en 1503. Son père, Pierre, qui fut anobli par Philippe le Bon, en 1458, l'avait précédé, dès 1435, dans l'office de châtelain de Montcenis. (Mém. de la Soc. Éduenne, nouv. série, t. X, p. 142.)

4. — Noble homme Odille Bruyart, tient en fied de mesdicts seigneurs d’Uchon, x livres de rente.

5. — Noble et puissant seigneur Jehan Damas (86), escuier, seigneur de Marcilly (87) , n'a rien déclaré de la valeur de sa seigneurie dudict lieu, jaçois ce que commandement en ait esté fait par les commis de mondict seigneur le bailli, à André Bourgeois, son chastellain et jaidis receveur dudict Marcilly, à peine de c livres tournois ; combien que l’on dit notoirement que ladite seigneurie peust valoir ung chacun an de rente environ viijc livres tournois. Et le xxiiije jour dudit mois de juillet audit an, ledit André Bourgeois a demandé faire apparoir esdits commis, comme ladite seignourie est du fied de mondit seigneur, à cause de sondit chastel de Moncenis et qu'elle vault chascun an, comme appert par les comptes sur ce exhibés, ixc viij francs iij gros. Ledit seignour fournira trois hommes d’armes en la manière avant dite et selon la déclaration faicte par Mgr nostre sire le duc.

6. — Noble homme Pierre Pasquier, seigneur de Saint-Pierre (88) , n'a rien déclairé de la vraye et juste valeur de sa chevance qu’il a en ladite chastellenie de Moncenis, jaçois ce que commandement luy en ait esté fait par lesdits commis, à peine de c livres tournois, combien que l'on dit que sadite chevance peust valoir chascun an de rente environ L livres tournois. Et depuis, c’est assavoir le xxiiije jor de juillet MIL IIIIe LXXIIII, ledict escuier a dit qu'il tenoit en ladite chastellenie de Moncenis tant du fied de Chastel-Moron (89) que autrement, L francs de rente. Ledit escuier fournira ung coustillier à cheval, habillié en la manière dessus dite.

86. Jean Damas, fils de Jacques et de Jeanne de Mello, fit établir, en 1480, quatre foires par an et un marché par semaine à Marcilly. Il en était encore seigneur en 1503.
87. Marcilly-lès-Buxy, canton de Buxy, arrondissement de Chalon-sur-Saône.
88. Saint-Pierre-de-Varenne, canton de Couches, arrondissement d'Autun.
89. Châtel-Moron, canton de Givry, arrondissement de Chalon-sur-Saône.

7. — Noble seigneur messire Damas d'Alonne, chevalier, seigneur dudict lieu, tient tant du fied de mesdicts seigneurs d’Uchon que de franc alleuf en justice en ladicte chastellenie de Moncenis ijc livres tournois de rente, en ce comprins ce que y tient, de douhaire ma dame de Loges (90) .

8. — Item tient en ladite chastellenie d’Uxeaul (91), la moitié de la terre et chevance de Villers (92) en toute justice, et de franc alleuf ou du fied dudit Bourbon (93) , en la valeur de xxv livres tournois de rente. Ledit chevalier fournira trois hommes de trait à cheval, habillés comme dessus.

9. — Noble homme Jehan de Charancy (94), tient en fied de mondit seigneur, les deux tiers de la terre et seigneurie de la Mothe-des-Prés (95), assise en ladicte chastellenie de Moncenis qui valent chascun an xl livres tournois de rente.

90. Damas de Clugny, fils de Guillaume et de Philiberte de Busseul, devint par sa mère seigneur d’Alonne ; abandonnant le nom et les armes de Clugny, il prit le nom d’Alonne, et releva les armes de l'ancienne famille qui tirait son nom de ce fief. Damas d’Alonne épousa Jeanne de Vaudrey, dont il eut un fils, Loys, qui était seigneur d’Alonne, mourut sans postérité en 1503, et laissa ce fief à Hugues de Loges, sieur de la Boulaye, descendant sans doute de la dame de Loges dont il est ici question et qui devait être une Clugny. (Doret et de Monard, Monljeu et ses Seigneurs, dans les Mém. de la Soc. Éd., t. IX, p. 135. — Généalogie de la famille de Clugny ; Dijon, Antoine de Fay, in-4° sans date, p. 18. — (V. plus bas, n° 232.) — Alonne, aujourd’hui Toulongeon, hameau de la commune de la Chapelle-sous-Uchon, canton de Mesvres, arrondissement d’Autun.
91. Uxeau, canton de Gueugnon, arrondissement de Charolles.
92. Villers, commune et canton de Toulon-sur-Arroux, arrond. de Charolles.
93. Bourbon-Lancy, chef-lieu de canton de l’arrondissement de Charolles.
94. On trouve un Jean de Charancy capitaine du château de Luzy en 1418 ; il reprit fief de la seigneurie de Savigny-Poil-Fol, en 1444, au nom de Jeanne de Champ-Robert, sa femme.
95. La Motte-des-Prés, probablement commune de Saint-Bérain-sur-Dheune, canton de Givry, arrondissement de Chalon-sur-Saône.

10. — Item, tient ledict escuier, en ladicte chastellenie d'Uxeaul, tant de fied des religieux, abbé et couvent de Saint-Pierre de Chalon (96), du seigneur de Montmort, comme du seigneur de la Bouloye (97), lxij livres tournois de rente. Ledit escuyer fournira deux coustelliers à cheval, habillés comme dessus.

11. — Noble homme Jehan du Vergier (98) , tient en fied de mondict seignour, à cause de son chastel de Moncenis, l’autre des tiers de ladicte terre de la Mothe-des-Prés, que vault chascun an de revenu xx livres tournois. Ledit escuier fournira ung homme de pied, habillié comme dessus.

12. — Noble homme Claude de Semur (99), seigneur de Sancenay (100) tient en fief de mondict seignour, à cause de son-dict chastel de Montcenis, la moitié de la terre du Bois-Sainct-Pierre (101), assise en ladicte chastellenie de Moncenis qui vault chascun an de rente xv livres tournois.

96. Abbaye de l’ordre de Saint-Benoît.
97. Le seigneur de La Boulaye était alors Simon de Loges. (V. n° 232.)
98. Guillaume du Vergier, chambellan de Louis XI, fut récompensé de sa fidélité par le don que lui fit le roi des biens confisqués sur Philibert Doyen, seigneur de Chaumont et châtelain de Montcenis. (V. n° 3 et Mém. de la Soc. Éduenne, nouv. série, t. X, p. 142.)
99. Claude de Semur, fils de Gaugain et de Jeanne de Sercy, épousa Jeanne de Vernay, dame de Trémont, (D. Plancher, II, 402. — V. les n°1 58, 65, 160 et les notes.)
100. Sancenay, commune d’Oyé, canton de Semur, arrondissement de Charolles.
101. Le Bois-Saint-Pierre, autrefois de la paroisse de Blanzy, aujourd’hui com. et cant. de Montceau-les-Mines, arr. de Chalon-sur-Saône.


13. — Noble homme Jehan de Suilly (102), seigneur de la Mothe de Loisy (103) , tient ladicte seigneurie de franc alleuf, qui vault chascun an xxx livres tournois de rente.

14. — Item, tient en fied de mondict seignour, à cause de sondict chastel de Moncenis, la viije partie de la seignourie de Monnoy (104) , qui vault chascun an xij livres tournois de rente. Ledit escuier fournira deux hommes de pied, habilliez comme cy devant est déclairé.

15. — Noble homme Anthoine Quarré (105) , tient en fied des religieux, prieur et couvent de Saint-Cernin-du-Bois (106) , en ladite chastellenie de Moncenis (le reste en blanc.)

16. — Noble homme Girart Can, tenant party contraire à mondict seigneur, tient en fied de mondict seigneur, à cause de sondict chastel de Moncenis, la moitié de la terre et seigneurie de Fougeroy (107), qui vault chascun an x livres tournois de rente.

17. — Ledict Girart Can tenoit en ladicte chastellenie de Semur (108) , en la prevosté de Brian (109) , c sols tournois de rente, mouvant du fied de mondict seigneur, comme l’on dit, dont est à présent débat entre ledit Girart ou les aïans cause de luy, à l’encontre des chappellains de l’église de Marcigny (110) , par devant monseigneur le bailli d’Ostun, pour ce, c sols tournois.

102. Jean de Sully était fils de Hugues et frère de Girard, seigneur des Puits, en la paroisse de Saint-Romain-sous-Gourdon, mort en 1444. Il fut l'un des gentilshommes du Charollais qui se jeta avec le plus d’ardeur dans la campagne de résistance dirigée contre Louis XI après la mort de Charles le Téméraire. En 1478, le prince d’Orange lui confia la garde du château de Sanvignes. (A. de Charmasse, Note sur la guerre du Charollais en 1477 et 148, dans les Mém. de la Soc. Éd nouv. série, t. X, p. 135 et suiv.)
103. La Motte-Loisy, com. de Saint-Berain-sous-Sanvignes, cant. de Montcenis, arr. d’Autun.
104. Monnay, commune de Saint-Eusèbe-des-Bois, canton du Mont-Saint-Vincent, arrondissement de Chalon-sur-Saône.
105. Antoine Quarré, sans doute fils de Jean, anobli par lettres du 26 août 1412, n’est point indiqué dans la Généalogie de cette maison publiée par M. Borel d’Hauterive, dans l’Annuaire de la noblesse, année 1855, p. 285, non plus que dans les notes manuscrites sur cette famille, qui se lisent sur la garde du Livre de Sapience, à la bibliothèque de l’évêché d’Autun.
106. Saint-Sernin-du-Bois, canton du Creusot, arrondissement d’Autun, où existait un prieuré de chanoines réguliers de Saint-Augustin. Le prieur devait être alors noble et religieuse personne frère Humbert de Busseul.
107. Fougeroy, aujourd’hui Fougerette, commune de Saint-Berain-sous-Sanvignes.
108. Semur-en-Brionnais, chef-lieu de canton de l’arrondissement de Charolles.
109. Briant, commune du canton de Semur-en-Brionnais.
110. Marcigny, chef-lieu de canton de l’arrondissement de Charolles. L’église Saint-Nicolas de cette ville était desservie par un curé et des mépartistes jouissant de fondations faites à leur profit.

18. — Ledict Girart tient en ladicte chastellenie et prevosté de Semur, en fied et en la justice de mondict seigneur xij livres tournois de rente bien revenans, sur quoy il doit certaines fondacions ès chappelains en l'église de Saint-Nicolas de Marcigny-les-Nonains.

19. — Guiot et Jehan de Fougeroy (111) tiennent en fied de nostredict seigneur à cause de sondict chastel de Moncenis, ung mex qui peust valoir chascun an en revenu, deux francs de rente.

20. — Damoiselle Catherine de la Conne, vesve de feu noble homme Pierre de la Colonge ; Philibert et Adrien de la Colonge ses enffants (112), tiennent de franc alleuf, en ladite chastellenie de Moncenis et en toute justice, haulte, moyenne et basse, la terre d'Avoisete (113), qui vault chascun an xiij francs xj gros de rente. Et avec, tiennent en fied de monseignour de Coulches (114), ung meix et tennement, communément appelé les Tiersserans, assis en ladicte chastellenie, qui leur vault chascun an quatre francs, ainsi pour tout xxvij francs xj gros. Ladicte damoiselle fournira ung homme à pied, habillé comme dessus.

111. Guyot et Jean de Fougeroy tiraient sans doute leur nom de la terre de Fougerette, dont il a été question au n° 16.
112. Philibert de la Collonge vivait encore en 1503.
113. Avoisete, Avoisotte, Voisotte, aujourd'hui Voisolle, hameau de la commune du Breuil, canton du Creusot, arrondissement d’Autun.
114. V. plus bas la note du n° 33.

21. — Noble seigneur messire Hérart de Saint Ligier (115), chevalier, seigneur dudit lieu (116) tient de franc alleuf en justice, en ladite chastellenie de Moncenis, la moitié des rentes dues ès villaiges de Fangey (117), Baugey (118) et Cervey (119), partant par indivis avec Philibert Mugnier (120), yssus de la seignourie de la Chappelle-de-Villers (121), en la valeur, chascun an de xij livres tournois ; et avec ce, il tient, à cause de dame Jacqueline le Mairet, sa femme, le villaige de Luchey (122) en la paroiche de Varennes (123), mouvant du fied des religieux, prieur et couvent de Saint-Cernin-du-Bois (124), en ladite chastellenie, en la valeur, chascun an, de x livres tournois, ainsi, xxij livres tournois. Id. ledit chevalier.

22. — Noble homme Philibert de Saint-Ligier (125), tient de franc alleuf et en justice, la terre et seignourie de Chastelmoron (126), assise en ladicte chastellenie de Moncenis, en la valeur, chascun an de xxx livres tournois. Id.

115. Hérard de Saint-Léger, descendant de Robert de Saint-Léger et d'Isabelle de Rully, avait épousé Jacqueline le Mairet, fille de Jean, seigneur de Château-Regnault, frère utérin du chancelier Rolin. Il fit une fondation en l'église paroissiale de Rully dont il était seigneur. (Courtépée, III, 159.— La Noblesse aux États de Bourgogne, p. 289. — Pequegnot, Notice historique sur le village de Rully, dans les Mém. de la Soc. d’hist. et d’archéol. de Chalon-sur-Saône, II, 183.)
116. Saint-Léger-sur-Dheune, canton de Chagny arrond. de Chalon-sur-Saône.
117. Fangey, commune de Morey, canton de Givry, arrond. de Chalon-s.-Saône.
118. Baugey, même commune.
119. Cervey, lieu détruit, même commune.
120. Philibert Mugnier était probablement de la famille de Jean Mugnier, conseiller et avocat du roi au bailliage d’Autun, auteur de Recherches et Mémoires servans à l’histoire de l’ancienne ville d’Antun ; Dijon, Chavance, M DC LX, in-4°.
121. La Chapelle-de-Villers, autrefois paroisse, aujourd’hui la Chapelle-Villars, commune de Villeneuve-en-Montagne, canton de Buxy, arrond. de Chalon.
122. Luchey, commune de Saint-Pierre-de-Varennes.
123. Varennes, aujourd'hui Saint-Pierre-de-Varennes, cant. de Couches-les-Mines, arrondissement d’Autun.
124. V. plus haut le n° 15 et la note.
125. Philibert de Saint-Léger, de la même famille que Hérart. (V. le n° précédent.)
126. Châtel-Moron, canton de Givry, arrondissement de Chalon-sur-Saône.

23. — Nobles et puissants seigneurs messeigneurs de Coulches (127) n’ont rien baillié par déclaration de la valeur de ladicte terre et seignourie dudict lieu (128) jasois ce que certaine demande leur ait esté fait par les commis à ce de mondict seigneur le bailli à peine de c livres tournois, aux vex et personne de Chrétien Garin (129) leur chastellain et de Girart Durandot, leur procureur en ladicte seignourie, combien que l'on dit communément quelle peust valoir chascun an iiijc livres tournois; et le xxiiij jor du mois de juillet MIL IIIe LXXIIII, ont fait apparoir par comptes et autrement que ladicte seignourie vault chascun an de rente iiije lxiij livres tournois v gros. Lesdits seigneurs fourniront ung homme d’arme en la manière avant dit et, avec ce, trois hommes de trait à cheval, selon l’ordonnance dessus dite.

24. — Noble homme Chrétien Garin tient en fied de monseignour le marquis de Rothelun (130) , à cause de sa seignourie de Chaigny (131) , la moitié de la terre et chevance de Créot (132) , partant avec messieurs de Loges (133) , assise en ladite chastellenie de Moncenis, en la valeur chascun an de v francs.

25. — Noble homme Jehan Seriotte, tient en fied de M. d’Estrabonne (134) sa terre de Vergenne (135) en toute justice, assise en ladicte chastellenie de Moncenis, en la valeur chascun an de xiiij francs et demi.

127. « Claude de Montagu fut tué en 1470, à la bataille de Buxy-en-Chalonnais que l’armée de Louis XI gagna sur Le duc de Bourgogne, Le sire de Couches ne laissant pas de postérité légitime, en lui finit non seulement la branche des Montagu, mais le dernier rejeton des ducs de Bourgogne de la première race. » La seigneurie échut donc aux plus proches parents de Claude, savoir ; Claude de Blaisy, neveu de sa femme, Jean et Ferry d’Aumont, ses arrière-neveux par les Mello. Ces héritiers de Claude de Montagu jouirent par indivis de la succession jusqu’en 1544. » (L’abbé Pequegnot, Notice historique sur la paroisse de Couches, ap. Mém. Soc. Éd., nouv. série, 1875, t. IV.)
128. Couches-les-Mines, chef-lieu de canton de l’arrondissement d’Autun.
129. Sans doute de la même famille que Étienne Garin, greffier en chef de la chambre des comptes de Dijon en 1543, et que Guillaume Garin, receveur du trésorier de la province en 1542. (D’Arbaumont, Armorial de la ch. des comptes, p. 422.) — On trouve aussi un Guillaume Garin, seigneur de Créot, en 1503.
130. Louis d’Orléans, fils de François d’Orléans, comte de Dunois, de Longueville, etc., et d’Agnès de Savoie, porta jusqu’à la mort de son frère aîné, en 1512, le titre de marquis de Rothelin. Il fut grand chambellan de France, gouverneur de Provence, et mourut en 1516. Il avait épousé en 1504 Jeanne de Hochberg, morte le 6 mars 1543.
131. Chagny, chef-lieu de canton, arrondissement de Chalon-sur-Saône.
132. Créot, canton d’Epinac, arrond. d’Autun, autrefois de la paroisse de Nolay.
133. Probablement Hugues et Simon de Loges. (V. n° 232 et 248.)
134. Jean d’Estrabonne, fils de Guillaume et de Marguerite, alias Catherine, de Rougemont. (Dunod, Mémoires pour servir à l’histoire du comté de Bourgogne, III, 236. — Courtépée, II, 337.)
135. Vergenne, com. de Saint-Gervais-sur-Couches, cant. d'Épinac, arr. d’Autun.

26. — Item, tient ledit Seriotte en ladicte chastellenie, en fied de messieurs de Coulches (136), tant en grains de froment, seigle, avoine, vin, huile et geline, que en autres choses assises en plusieurs lieux, x francs et demi de rente.

27. — Noble homme Pierre de Thoisy (137) , seigneur de Cromey (138) , au nom et à cause de damoiselle Philippe Boisserand (139) , sa belle fille, n’a rien déclaré de la valeur de ladicte seignourie, jasois ce que commandement a esté fait à Jehan du Pertuis, clerc, receveur dudit lieu, de bailler par déclaration, la valeur d'icelle seignourie à peine de c livres tournois, combien que l'on dit notoirement qu'elle vault bien chascun an lv livres tournois de rente; en depuis, c'est assavoir le xxiiije jour du mois de juillet, ledict escuier a fait apparoir esdits commis, comme il tient la justice dudict Cromey en fied de messeigneurs dessusdits de Colches (140) , et les rentes de franc alleuf, en valeur chacun an de xliij livres tournois ix gros. Ledit escuier fournira deux hommes de pied, habillés comme dessus.

28. — Noble homme Jehan de Gellant (141), escuier, tient en lied de mesdicts seigneurs de Coulches, au lieu de Bouhy (142) , estant en ladicte chastellenie de Moncenis, tant en denrées, grains, froment, aveine que en aultre chouses, x francs iiij gros de rente.

136. V. plus haut n° 23.
137. Pierre de Thoisy, qui fut écuyer d’écurie du duc de Bourgogne, bailli d’Autun et de Montcenis, était fils de Régnault II de Thoisy et de N... fille de Guillaume Jugler. (D’Arbaumont, la Chambre des comptes, p. 7. — Abord, la Réforme, I,85.) Il eut pour fils Jean. (V. n° 222 et 225.)
138. Cromey commune de Saint-Sernin-du-Plain, canton de Couches-les-Mines, arrondissement d’Autun.
139. On trouve déjà en 1281, Jacques Boisserand, chanoine d’Autun, qui fit une fondation à l’église de Saulieu. (Baudiau, III, 237.) — Dame Philippe de Boisserand était dame de Cromey et de Repas en 1503.
140. V. plus haut, n° 23.
141. Jean de Geilant, ou mieux de Gerland, de la famille qui possédait la terre de ce nom dès 1317. (La Noblesse, p. 199 et 200.)
142. Bouhy, com. de Saint-Maurice-lès-Couches, cant. de Couches, arr. d’Autun.

29. — La vesve de feu noble homme Josserand de Lugny (143), n’a rien déclaré de la valeur de sa terre de Dracy-soubz-Coulches (144), jasois ce que commandement lui en ayt esté fait par les commis à ce par mondict seignour le bailli et bien que l’on dit communément qu’elle peust valoir chascun an iiijxx francs ; et depuis, c’est assavoir le xxiiij jour dudit mois de juillet, a fait apparoir ce que ci dessus, par les comptes de ladite terre, comme elle tient du fied de mondict seignour, que de monseignour d’Estrabonne (145), et comme elle vaut chascun an iiijxx ij francs ij gros. Ladite vesve fournira ung coustcellier à cheva et ung homme de pied, habillé comme dessus.

30. — Noble seigneur, messire Phelippe Breschart (146) , chevalier, seigneur de Sautrone (147) , tient esdits bailliages et chastellenies de Moncenis en fied de mesdits seigneurs de Coulches, et de Chastelneufs (148), que en franc alleuf en justice, toutes charges desduites, viijxx xix livres tournois xv sols tournois.

31. — Item, tient ledit chevalier, en la chastellenie du Cellier-Rouge en rierfied de mondict seignour et du fied de Coulches, ses terres de Tintry (149) et de Lusegney (150) , en valeur chascun an de lxv livres tournois de rente. Ledit chevalier fournira deux hommes de trait et deux coustelliers, habillez comme dessus.

143. Josserand de Lugny appartenait à l’ancienne famille de ce nom, qui posséda pendant de longues années la terre de Ruffey, près Sennecey-le-Grand. (V. Perry, Antiquitéz de Mâcon. — Niepce, Histoire de Sennecey et de ses Seigneurs, p. 184 et suiv.) — En 1503, Jacques de Lugny est seigneur de Dracy.
144. Dracy-lès-Couches, cant. de Couches-lès-Mines, arr. d’Autun.
145. V. n° 25.
146. Philippe Bréchard appartient à une ancienne famille originaire du Bourbonnais, qui entra aux États de Bourgogne en 1576. (V. plus bas, n° 153.) — Nicolas Bréchard était seigneur de Lally et de Sauturne en partie, en 1503.
147. Sautrone, aujourd’hui Sauturne, hameau dépendant pour une partie de Saint-Gervais-sous-Couches, cant. d'Épinac, et pour une autre partie de Saint-Martin-de-Commune, cant de Couches-les-Mines.
148. Le seigneur de Châtelneuf était alors Philippe Pot.
149. Tintry, cant. d’Épinac, arr. d’Autun.
150. Lusegney, aujourd’hui Lusigny, com. de Tintry.

32. — Noble seigneur messire Jehan Perron (151) chevalier, seigneur de Misseprin (152) , tient en franc alleuf et en justice, esdits bailliages et chastellenie de Moncenis, le villaige des Charbotins (153) et une partie du villaige de Vellesantin (154) , en la valeur chascun an de xiiij francs.

33. — Noble homme Philibert Quarroillon (155) tient en fied de mesdits seigneurs d’Uchon, dont une partie est en justice et l’autre non, tant en rentes, censes, grains que autrement, xiij francs xj gros iv niquets de rente.

34. — Damoiselle Huguette Porteret, vesve de feu noble homme et saige maistre Jehan de Clugny (156) tient en fied de mondict seigneur de Marcilly (157), sa terre et seignourie de Saint-Laurent-d’Andenay (158), en la valeur chascun an de L livres tournois. Ladite damoiselle fournira deux hommes de pied, habillés en la manière dessus dite.

151. « Jean Perron, fils de Jean, épousa une fille de la maison de Baissey et devint propriétaire de la terre de Mypont, que les gens du conseil ducal voulurent faire tomber en commise, malgré la reprise de fief qu’il en avait faite, bien qu’il ne fût ni noble ni anobli. » (D’Arbaumont, la Noblesse aux États de Bourgogne, p. 263.)
152. Misseprin, aujourd'hui Mypont, com. de Puligny, cant. de Nolay, arrond. de Beaune (Côte-d’Or).
153. Les Charbotins, autrefois paroisse de Saint-Émiland, aujourd’hui com. de Saint-Pierre-de-Varenne, cant. de Couches-les-Mines, arr. d’Autun.
154. Vellesantin ou Valsantin, autrefois paroisse de Saint-Émiland, aujourd’hui partie de la com. de Saint-Pierre-de-Varenne et partie de Saint-Émiland, cant. de Couches-les-Mines.
155. En 1401, Huguenin des Choux, écuyer, vend à Perreaul Quaroillon, de Mesvres, la Motte-des-Choux et tout ce qui lui appartenait au même lieu. (A. de Charmasse, Annales hist. du prieuré de Mesvres, p. 42 et 162.) — En 1536, Thomas Quaroillon était religieux au prieuré de Mesvres. (Id. Ibid., p. 63.) — On trouve, sur le territoire de cette paroisse, le moulin Quaroillon. (Id. lbid, p. 103.)
156. Jean de Clugny, fils de Henri et de Pernette Coulot de Chalonge, dame de Raigny, fut seigneur de Monthelon, etc., conseiller et maître des requêtes de l’hôtel des ducs de Bourgogne et ambassadeur de Philippe le Bon auprès du roi Charles VII. Il épousa Huguette Porteret et était mort le 9 avril 1464. (Généalogie de la maison de Clugny, par M. de Sautour, p. 32.— Généalogie de la maison de Clugny prouvée contradictoirement sur la foi des auteurs et des titres, p. 88 et suiv.)
157. V. plus haut, n° 5.
158. Saint-Laurent-d’Andenay, cant. de Buxy, arr. de Chalon-sur-Saône.

35. — La terre et seigneurie de la Vesvre (159) mouvant du fied de mondict seigneur, à cause de son chastel de Moncenis, vault chascun an de rente annuelle iiij*x ij francs v gros j blanc. Le seigneur dudit lieu fournira ung coustellier à cheval et ung homme de pied, en la manière et habillement comme dessus.

36. — Noble homme Guiot de Vauldrey (160) , seigneur de Bourdeaul (161) tient en fied de mesdicts seigneurs d’Uchon (162), sa terre et seignourie dudict Bourdeaul en valeur chascun an de vjxx vij francs xx gros et demi. Ledit seigneur fournira deux hommes de trait à cheval, habillés comme dit est.

37. — Damoiselle Perrenette Charmeaul, vesve de feu noble homme Andoche de la Chapelle, et ses enffans, tiennent en fied de mesdicts seigneurs d’Uchon (163), en ladicte chastellenie de Moncenis, et d’autres, viij francs ij gros de rente.

38. — Noble homme Jehan de Maulen (164), seigneur de Digoyne, tient en franc alleuf et en justice oudict bailliage de Moncenis, le chastel et maison fort dudict Digoyne (165), pourpris et domaine dicelluy, ensemble le villaige de Quincy (166) et aussi en fied de mesdicts seignours de Coulches, le villaige et ses appartenances, tout, en valeur, chascun an, de iiiju vj francs vij gros. Ledit escuier fournira ung homme de trait à cheval, et ung autre de pied, habillés en la manière dessus dite.

159. La Vèvre, hameau de la com. de Villeneuve-en-Montagne, cant. de Buxy, arr. de Chalon-sur-Saône, ou com. de Saint-Firmin, cant. du Creusot.
160. Rien, dans la généalogie de cette famille publiée par Dunod (Mémoires pour servir à l’histoire du comté de Bourgogne, III, 221), ne permet d’établir La filiation de Guiot de Vaudrey.
161. Bourdeau, com. de Saint-Symphorien-de-Marmagne, cant. de Mesvres, arr. d’Autun.
162. V. n° 1.
163. V. n° 1.
164. La famille de Jean de Maulen tire son origine de Jean Maire, dit Molain, chaudronnier à Dijon, dont la fils, Oudot, fut anobli en 1433, par Philippe le Bon. Il changea alors son surnom en celui de Mâlain. (V. d’Arbaumont, la Noblesse, p. 230.) — En 1503, Jean de Maulen était encore seigneur de Digoine.
165. Digoine, com. de Saint-Martin-de-Commune, cant, de Couches-lès-Mines, arr. d’Autun.
166. Quincy, même commune.

39. — Noble homme Jehan de Torcey (167) , seignour dudict lieu, tient en fied de mondict seigneur, à cause de sondict chastel de Moncenis, sa terre et seignourie dudict Torcey (168) , en la valeur, chascun an, de xlix francs viij gros et demi.

40. — Item, tient de franc alleuf et en justice, la terre de Champlevault (169) assise en ladicte chastellenie de Moncenis, en valeur chascun an de xxiij francs iij gros un niquet.

41. — Item, tient en fied de mondict seignour la terre d’Ocle (170) , que Guiot d’Ocle (171) , écuier, tient sa vie durant, en valeur chascun an de xxx livres tournois. Ledit escuier fournira ung coustellier à cheval, et deux hommes de pied, habillés comme dessus.

42. — Noble homme Claude de Vichy (172) , escuier, tient sa terre de la Buxière (173) , assise en ladicte chastellenie de Moncenis, du fied de mesdiots seigneurs d’Uchon, à cause de leur chastel dudict lieu, en valeur, chascun an de xxxij liv. tournois de rente. Ledit escuier fournira deux hommes de pied, habillés comme dit est.

167. Jean de Torcy, mari d’Edmée d’Ocle, était homme d’armes de la compagnie d’Antoine de Luxembourg. Il appartient à une ancienne famille de Bourgogne entrée aux États en 1557. (D’Arbaumont, la Noblesse, p. 309.) — Hugues de Torcy était seigneur dudit lieu en 1503.
168. Torcy, cant. de Montconis, arr. d’Autun.
169. Champlavault, Champleau, aujourd’hui Champliau, com. du Breuil, cant. du Creusot, arr. d'Autun.
170. Ocle, com. de Blanzy, cant, de Montcenis, arr. d’Autun.
171. Guiot d’Ocle était parent d’Edmée d’Ocle, femme de Jean de Torcy. (V. le n° 39.)
172. Seigneurs de Bussière dont on a pu retrouver les noms : 1446, 1474, 1479, 1503, Claude de Vichy ; — 1516, révérend père en Dieu messire Loys de Vichy, protonotaire du saint-siège apostolique ; — 1523, Philippe de Vichy ; — 1524, N. Devoyo ; — 1601, François d’Escrots, baron d’Uchon ; — 1626, 1633, Philibert d’Escrots ; — 1640, marché fait entre N. d’Escrots et Bernard Lacroix, maçon, pour la construction de la maison seigneuriale de Buxière, pour le prix de 2,970 1. Tournois ; — 1668, 1688, demoiselle Jeanne Lallemant, veuve de Philibert Cortelot, avocat à Autun ; — 1694, N. de Montagu ; — 1700, 1722, Jacques Ravier ; — 1737, Gilbert Ravier.
173. Bussière, com. de la Tagnière, cant. de Mesvres, arr. d’Autun.

43. — Antoine de Buxul (174), tient au villaige des Boulots (175) et de Treslague (176), en fied de mesdicts seigneurs d’Uchon, v fr. de rente assis en ladicte chastellenie de Moncenis.

44. — Pierre du Bois (177), escuier, tient tant en fied de mon-dict seigneur que de franc alleuf en justice, sa terre de la Surne (178) assise audit bailliaige de Moncenis, en la valeur chascun an de xxxij francs ij gros et demi. Ledit escuier fournira deux hommes de pied, habillés par la manière dessus dite.

45. — Noble homme Loys de Lange, comme ayant l'administration et gouvernement des enffants de feu damoiselle Sidoyne, sa femme, fille de feu André de Monay, Claude de Monet, Jehan de Suilly (179) , Jehan de Torcey (180) , aiant cause de Guillaume de Maizille et la vesve de feu André de Monet, pour son douhaire, tiennent en fied de mondict seignour à cause de sondict chastel de Moncenis, la terre et seignourie de Monet (181) , estant assise audict bailliaige de Moncenis, en valeur chascun an de iiijII x livres tournois de rente. Ledit escuier fournira ung homme de trait à cheval et ung homme de pied, habillé comme dessus.

174. Antoine de Buxeul d’une ancienne famille de Charollais, entrée aux États de Bourgogne en 1457. — Henri, Jean et Pierre de Buxeul, étaient seigneurs de Nusilly en 1503.
175. Les Boulots, com. de Saint-Symphorien-de-Marmagne, cant. de Montcenis, arr. d’Autun.
176. Trélague, com. de la Tagnière, cant. de Mesvres.
177. Pierre du Bois ou du Bos, d’une famille qui tirait son nom du fief de la Tour-du-Bos, com. de Charmoy, com. de Montcenis, arr. d’Autun. Les biens de Claude du Bois, seigneur de Communes, tenant parti pour le roi, furent confisqués par le prince d'Orange en 1477. (Mém. de la Soc. Éduenne, t. X, p. 143)
178. La Surne, aujourd’hui Sorme, com. de Charmoy, cant. de Montcenis.
179. V. n° 13.
180. V. n° 39.
181. Monay, com. de Saint-Eusèbe-des-Bois, cant. du Mont-Saint-Vincent, arr. de Chalon-sur-Saône. — Hugues de Torcy, seigneur de Monay en 1503.

46. — Noble homme messire Amblare de Neuville (182) , chevalier, seigneur de Blanzey (183) , tient sa terre et seignourie dudict lieu tant de fied que de franc alleuf en justice, qui vault chascun an, par communes années lxiiij francs iij gros. Ledit chevalier fournira ung coustellier à cheval, habillé par la manière avant dite.

47. — Noble homme Guillaume Boulaye tient en ladicte chastellenie de franc alleuf et en justice la terre Tassan (184) , assise ou paroichaige de Blanzey, qui vault chascun an, toutes charges desduictes, xxij francs vij gros. Ledit escuier fournira ung homme de pied, habillé comme dessus.

48. — Nobles hommes Claude du Bois, Odille de Montjeu et Estienne de Salins (185) , à cause de leurs enffants, tiennent tant en fied de mondict seigneur, à cause de son chastel de Moncenis, que de messieurs d’Uchon, leur terre et seigneurie de la Tour du Bois (186) , avec ses appartenances, assise audit bailliaige de Moncenis, en valeur chascun an de vjxxiiij francs ix gros. Lesdits escuiers fourniront deux hommes à cheval, l'ung de trait, et l'autre coustellier, habillés comme dessus.

182. Amblard de Neuville, seigneur de Blanzy et de Savigny, était châtelain de Cuisery, chambellan du duc et gruyer de Bourgogne en 1465. (D’Arbaumont, la Noblesse, p. 255.)
183. Blanzy, cant de Montcenis, arr. d’Autun.
184. Tassan, paroisse de Blanzy, hameau disparu ou ayant changé de nom.
185. Claude du Bois, Antoinette, femme d’Odile de Montjeu, et Philiberte, femme d’Etienne de Salins, étaient enfants de Jacques du Bois et de Marie de la Tournelle. (V, Doret et A. de Monard, Montjeu et ses Seigneurs, dans les Mém. de la Soc. Éduenne, nouv. série, t. IX, p. 77.)
186. Aujourd’hui la Tour-du-Bost, com. de Charmoy, cant. de Montcenis, arrond. d’Autun.

49. — Noble homme Girart de Bernault (187) , escuier, seigneur de Saint-Usuge-sur-Guye (188) et de Sirey, ou bailliaige de Moncenis, tient sa terre et seignourie dudit Sirey, en fied de mondict seigneur à cause de son chastel dudit Moncenis, laquelle vault chascun an, toutes charges desduites, lx livres tournois. Ledit escuier fournira ung coustellier à cheval, habillé comme dit est dessus.

50. — Les enffants de feu noble homme Trittam de la Garde (189), seignour de la terre du Breul (190) , assise oudit bailliaige et chastellenie de Moncenis, tiennent leur seignourie dudit lieu en fied du sieur d'Estrabonnes (191) , en valeur chascun an de L livres tournois de revenu.

51. — Lesdits enflants tiennent en la prevosté de la Noille (192) , assise en la baronie de Semur en Briennois (193), leur terre et seigneurie du Tonchis (194) , mouvant du fied dudit Semur, en toute justice, mais de la valeur lesdicts commis n’ont peu rien sçavoir, combien qu’elle peust valoir chascun an x livres tournois de rente.

52. — Item, tiennent en la prevosté et chastellenie dudict Semur, leur terre et chevance de la Garde (195) , du fied et en la justice de mondict seignour en valeur chascun an de xv fr. de rente. Lesdits enffans fourniront ung coustillier à cheval et ung homme de pied, habillez comme dessus.

187. Girard de Bernault, d’une ancienne famille de Bourgogne entrée aux États en 1577. (D’Arbaumont, la Noblesse, p. 120.) — En 1503, Jean de Traves était seigneur de Saint-Huruges.
188. Saint-Usuge-sur-Guye, Saint-Uruges, Saint-Euruge, Saint-Huruges, Saint-Eusèbe, aujourd’hui Saint-Huruge, cant. de Saint-Gengoux, arr. de Mâcon.
189. Tristan de la Garde est cité par Courtépée, III, 157. Cette famille tirait son nom du fief de la Garde, com. de Poil, cant. de Luzy, arr. de Château-Chinon (Nièvre). — On trouve en 1503, Tristan et Regnaud de la Garde, frères.
190. Le Breuil, cant. du Creusot, arr. d’Autun.
191. V. n° 25.
192. La Nocle, cant. de Fours, arr. de Nevers (Nièvre).
193. Semur-en-Brionnais, chef-lieu de cant., arr. de Charolles.
194. Tonchis, ou mieux Tronchy, lieu détruit, com. d’Iguerande, cant. de Semur-en-Brionnais. Tronchy avait été démembré de la baronnie de Semur en 1379, par Édouard de Beaujeu, au profit de J. de la Garde. (Courtépée, III, 116.)
195. La Garde, com. de Saint-Martin-du-Lac, cant. de Marcigny, arr. de Charolles.

53. — Anthoine Pucelle (196) , escuier, tient oudit bailliaige de Moncenis, en franc alleuf et en justice, la terre d’Estiveaul (197) , assise ou paroichaige de Blanzey, en valeur chascun an de vij livres tournois de rente.

54. — Noble homme maistre Aymé Borde (198), tient en fied de mesdicts seigneurs de Coulches, et en rière fied de mondict seigneur, en ladicte chastellenie de Moncenis, ou paroichaige de Saint-Beraing-sur-Dheune (199) toutes charges desduictes, et en justice haulte, moïenne et basse, v francs de rente.

55. Item tient en franc alleuf et en justice, en ladite chastellenie de Moncenis, ou paroichaige de Torcey (200), le meix de Luze, le meix de Montaubrey (201), assis au paroichaige de Breul (202), et aussi au lieu de Dennevy (203) et Saint-Giles (204), en la valeur chascun an de viij francs de rente.

56. — Les enfans et héritiers de feu noble homme Jehan de Monsarin (205), tiennent en fied de mondict seignour oudit bailliaige et chastellenie de Moncenis en la prevosté de Crennes (206) et au lieu de Saint-Giles (207), xv livres tournois de rente chacun an.

196. On trouve Jean Pucelle, receveur d’Autun de 1422 à 1425. (Mém. de la Soc. Éduenne, nouv. série, t. VI, p. 221.)
197. Estiveaul, aujourd'hui les Etivaux, com. et cant. de Montceau-les-Mines, arr. de Chalon-sur-Saône.
198. Au quinzième siècle, Jean Borde, écuyer, et après lui Catherine Borde, sa fille, femme de Guillaume de la Boutière, possédaient le petit fief du Bois-Renaud, paroisse de Mesvres. (A. de Charmasse, Ann. hist. du prieuré de Mesvres, p. 174.) La famille Borde, établie au bailliage de Montcenis dès le milieu du quatorzième siècle, est entrée aux États en 1563. (D’Arbaumont, la Noblesse, p. 133.)
199. Saint-Bérain-sur-Dheune, cant. de Givry, arr. de Chalon-sur-Saône.
200. Torcy, cant. de Montcenis.
201. Montaubry, com. du Breuil.
202. Le Breuil, cant. du Creusot.
203. Dennevy, cant. de Chagny, arr. de Chalon.
204. Saint-Gilles, ancien hameau de Dennevy, érigé en commune par décret du 9 avril 1862. Mêmes cant. et arrond. — Jean de Montsarin en était seigneur en 1503.
205. V. n° 58.
206. On trouve dans le Cartulaire de l'Église d'Autun, publié par M. de Charmasse, p. 285, un Hugonin de Crennes, damoiseau, qui vivait en 1294.
207. V. le n° 55.

57. — Noble homme Jacques Bernard (208) tient en fied de mondict seignour oudict bailliaige de Moncenis, tant à cause de sa maison assise devant la hale dudict Moncenis, comme en plusieurs héritaiges, rentes, censes, estangs et molins, que en autres chouses, xviij livres tournois de rente, et en franc-alleuf en toute justice haulte moienne et basse, la seignourie de Montachambart, alias de la Brière (209), et partie du villaige de Anxin (210), en valeur de xiiij francs ; ainsi pour tout xxxij livres tournois de rente. Ledit escuier fournira ung homme de trait à cheval, habillié comme dessus.

58. — Noble homme Guillaume de Monsarin (211), escuier, tient en fied de mondict seigneur, à cause de son chastel de Moncenis, sa seigneurie du Bois-Saint-Pierre (212), plusieurs rentes partant par indivis avec noble homme Claude de Semur (213), le meix de Chavy d’Espoisses (214) et autres, en la valeur de xlv livres tournois de rente et en franc alleuf en justice, au lieu de Saint-Usuge-des-Bois (215) en ladicte chastellenie de Moncenis, xij livres tournois de rente ; ainsi pour tout lvij livres tournois de rente. Idem.

208. Jacques Bernard, de Montcenis, fut anobli en 1470 ; il est l’auteur de Bernard, seigneur de Montessus et de Rully. (D’Arbaumont, les Anoblis de Bourgogne, n° 88.)
209. Montachambart alias la Brière, aujourd'hui Brière, com. du Breuil, cant. du Creusot, arr. d’Autun.
210. Anxin, com. de Saint-Pierre-de-Varennes, cant. de Couches, arr. d’Autun.
211. Guillaume de Montsarin, seigneur de Bois-Saint-Pierre en 1474 ; Philibert et Jacques de Montsarin, en 1503. (V. n° 55.)
212. Le Bois-Saint-Pierre, com. et cant. de Montceau-les-Mines, arr. de Chalon-s.-S.
213. V. le n° 12 et les notes.
214. Époisses, aujourd'hui les Poisses, com. de Charmoy, cant. de Montcenis, arr. d’Autun.
215. Saint-Usuge-des-Bois, aujourd’hui Saint-Eusèbe-des-Bois, cant. du Mont-Saint-Vincent, arr. de Chalon-sur-Saône.


59. — Noble homme Aymé de la Roiche (216), tient oudict bailliaige de Moncenis sa maison et son domaine de la Roiche (217) mouvant du fied de mesdicts seigneurs d'Uchon, en valeur chascun an de viij francs de rente ; item, tient en fied de Claude du Bois (218), escuier, viij francs de rente assis oudict bailliaige de Moncenis ; pour tout xvj francs de rente.

60. — Jehan et Girard de Parmy tiennent en fied de mesdicts seigneurs d’Uchon, leurs maisons et domaines assis ou parochiaige de Saint-Meu de Destey (219), et ou parochiaige de Saint-Eugène (220), en la chastellenie dudit Moncenis, qui vault chascun an v francs de rente. — Item tiennent en ladicte chastellenie de Moncenis, ung meix communément appelé le Grand Thiellier (221), mouvant du fied de monseigneur de Beauchamp (222) assis oudict parochiaige dudict Saint-Eugène et de Tholon-sur-Arroul (223), revenant chascun an à vij livres tournois de rente, pour ce xij livres tournois de rente.

61. — Noble et puissant seignour, messire Guillaume Rolin (224), chevalier, seignour de Beaulchamp (225) et de Marney (226), tient en fied sa seignourie dudict Marney de mesdits seigneurs d’Uchon, en valeur chascun an, toutes charges desduictes, de viijxx livres tournois de rente ; item tient sa terre de Chappey (227) de franc alleuf et en toute justice, en valeur chascun an de lv livres tournois ; item sa terre de la Gorge (228) en toute justice du fied de mondict seignour le duc, à cause de son chastel de Moncenis, chascun an en valeur de Ix livres tournois de rente, pour ce xiijXIxv livres tournois de rente.

216. Aymé de la Roche était encore seigneur de ce lieu en 1503. Ce fief relevait d’Uchon pour une partie et de la Tour-du-Bos pour l’autre.
217. La Roche, com. de Charmoy, cant. de Montcenis, arr. d’Autun.
218. V. n° 44 et la note.
219. Saint-Meu de Dettey, pour Saint-Martin, aujourd'hui Dettey, paroisse sous le vocable de saint Martin, cant. de Mesvres, arr. d’Autun.
220. Saint-Eugène, cant. de Mesvres, arr. d’Autun.
221. Le Grand-Thiellier, aujourd’hui le Grand-Thély, com. de la Boulaye, cant. de Mesvres, arr. d’Autun.
222. V. le n° 61 et Les notes.
223. Toulon-sur-Arroux, chef-lieu de cant., arr. de Charolles.
224. Guillaume, fils aîné de Nicolas Rolin, chancelier de Bourgogne, et de Marie de Landes, grand bailli d’Autun, épousa Marie de Lévis et mourut à Monestoy {aujourd'hui Epinac), le 15 mai 1488. Sa compagnie fut passée à montre le 26 juin 1472. (V. l’Introduction. — V. aussi l’abbé Boullemier, Généalogie de la famille Rolin, publiée par M. Jules d’Arbaumont. — V. aussi plus bas n° 255.) — En 1503, François Rolin, fils de Guillaume, était seigneur de Beauchamp.
225. Beauchamp, com. de Neuvy, cant. de Gueugnon, arr. de Charolles.
226. Marnay, com. de Saint-Symphorien-de-Marmagne, cant. de Montcenis, arr. d’Autun.
227. Chapey, com. de Broye, cant. de Mesvres, arr. d’Autun.
228. La Gorge, paroisse de Saint-Symphorien-de-Marmagne, lieu détruit.


62. — Item, tient ledict chevalier, en la chastellenie d’Uxeaul (229), sa terre et seignourie de Beaulchamp (230), de pur et franc alleuf, et en toute justice, en valeur chascun an de ijc livres tournois de rente.

63. — Item, tient ledict chevalier, en la chastellenie du Celier-Rouge (231) ou bailliaige d’Ostun, ses terres et seignouries de la Vesvre (232) et de l’Eppaneau (233), en toute justice du fied de mondict seignour, valant chascun an iiijxx livres tournois de rente. Ledit chevalier fournira deux hommes d’armes, habilliés comme dessus.

229. Uxeau, cant. de Gueugnon, arr. de Charolles.
230. V. n° 169.
231. V. plus bas, n° 236.
232. La Vesvre, com. de La Celle-en-Morvan, cant. de Lucenay-l’Êvéque, arrond. d'Autun.
233. L’Epanneau, com. de Tavernay, cant. et arr. d’Autun.

Les baronie, chastellenie et prevosté de Semur-en-Briennois (234).

Et premièrement, en la prévosté de Brian (235).

234. Semur-en-Brionnais, chef-lieu de cant., arr. de Charolles. — Cette baronnie, qui appartenait, à l’origine, à la branche aînée des seigneurs de ce nom, passa successivement aux Châteauvillain, aux Beaujeu, aux Bourbon, aux La Trémoille. — Louis de La Trémoille l’échangea, en 1382, pour la terre de Grignon, avec Philippe le Hardi, dont les descendants la possédèrent jusqu’en 1477, époque à laquelle elle fut réunie à la couronne. (Courtépée, II, 85.)
235. Briant, cant. de Semur-en-Brionnais.

64. — Noble homme Henry de Molles (236), seignour de la Tour (237) et terre de Villerois, alias de Gernosse (238) , de Morant-en-Beaujollois, tient party contraire à mondict seigneur et est despiéça ladite terre en débat et procès entre ledit monseigneur le duc et le dit de Molles, le procureur du roy adjoinct ; et n'en joist point mondict seigneur; parquoy les commis de mondict seigneur le bailli n’ont peu sçavoir la vraye valeur par vision de comptes ne autrement, jasoit ce qu’elle est du fied d’icelluy seigneur, à cause de son chastel de Semur en Briennois, ainsi que l’ont certiffié devant Durant Moyne, Anthoine de Lospital, de Marcigny les Nonnains (239) et Grégoire Jeannin, serjent de mondict seigneur.

65. — Les hoirs et biens tenans de feu noble homme Girard de Semur, nommés George et Lois de Semur (240), seigneurs de l’Estang, tenant party contraire, tiennent en fied de mondict seignour à cause de son chastel dudict Semur, leur terre et seignourie dudict Estang (241), en valeur chascun an de xxx livres tournois de rente. Lesdits heritiers fourniront ung homme de pied, habillié en la manière dessus dicte.

236. Henri de Moles, qui était aussi seigneur de Vougy-en-Beaujolais, mourut sans enfants en 1490 et substitua à ses nom et armes, Philippe de Chantemerle, chevalier, son neveu, fils de sa sœur, en l’instituant son légataire universel. (La Roche La Carelle, Histoire du Beaujolais, II, 269 et 385.) — Jehan, bâtard de Moles, seigneur de la Motte-Reuillon, en partie, était sans doute de la même famille. (V. plus bas, n° 95.)
237. La Tour-de-VilIerois, aujourd’hui la Tour-de-Villeret, com. de Saint-Julien-de-Jonzy, cant. de Semur, arr. de Charolles.
238. Gernosse, aujourd’hui Jarnosse, cant. de Charlieu, arr. de Roanne (Loire).
239. Marcigny-ies-Nonains, aujourd’hui Marcigny-sur-Loire, chef-lieu de cant., arr. de Charolles.
240. Georges et Louis de Semur, sans doute fils de Girard, aliénèrent quelques fonds par contrat du mois de décembre 1477 ; ils acquirent de Charles de Semur, damoiseau, par contrat du 9 novembre 1489 et moyennant 100 livres, la troisième partie par indivis d’un grand pré provenant de la succession de dom Claude de Semur, religieux de Cluny ; ils acquirent encore du même Charles et de Pierre son frère, le 9 novembre 1489, un bois nommé Latry, et le 9 mai 1492, 40 sols de rente annuelle pour la somme de 40 livres. (D. Plancher, II, 406.) — V. n° 12, 58, 160, et les notes.)
241. L’Estang, aujourd’hui le Château-de-l’Étang, com. de Saint-Julien-de-Jonzy, cant. de Semur, arr. de Charolles.

66. — Les hoirs et biens tenans de feu Philibert d'Alenay, jadis seignour de Fougières (242) tiennent la seignourie dudict lieu, en toute justice en fied de mondict seigneur, à cause de sa baronnie dudit Semur ; mais de la valeur d’icelle lesdicts commis n’ont rien peu sçavoir parce que lesdicts seigneurs sont ou service et de l'ordonnance de mondict seigneur et n'en sevent riens leurs hommes, combien que par la première déclaration ladicte seigneurie vault chacun an de rente c sols tournois.

67. — Les seignours de Noyers (243) tiennent en fied de mondict seignour à cause de son chastel dudict Semur et en toute justice et seignourie dudict Noyers (244), en valeur chascun an, toutes charges desduictes, de iiiju livres tournois.

68. — Item tiennent en la chastellenie d’Uxeaul (245), en toute justice de franc alleuf, comme aucuns, et les autres du fied de mondict seignour ou de Bourbon, leur chastel, terre et seignourie de Morillon (246), en valeur chascun an de iiijxx livres tournois de rente. Lesdits seignours fourniront trois hommes à cheval, c’est assavoir deux hommes de trait et ung coustellier, habilliez comme dessus.

242. Les Alenay jouissaient, dès 1380, de la seigneurie de Fougères, située en la paroisse de Saint-Christophe-en-Brionnais, cant. de Semur, arr. de Charolles.
243. Simon Prévost était seigneur des Noyers en 1503.
244. Noyers, com. de Saint-Christophe-en-Brionnais.
245. Uxeau, cant. de Gueugnon, arr. de Charolles.
246. Morillon, autrefois paroisse, aujourd’hui com. de la Motte-Saint-Jean, cant. de Digoin, arr. de Charolles.

69. — Noble homme Jehan de Gevingey (246b), tient en fied de mondict seignour à cause que dessus, sa terre et seignourie d’Essertenne (247), en toute justice, qui vault chascun an, toutes charges desduictes xl livres tournois de rente. Ledict escuier fournira deux hommes de pied, habillés comme dessus.

70. — Les hoirs de feu Estienne Rebe tiennent en fied de mondict seignour, leur terre de Roys (248) en toute justice en valeur chascun an de viij livres tournois.

71. — Noble homme Jehan de Fautrières (249), seigneur du Petit-Bois (250), ne tient rien en ladicte chastellenie, mais est sadicte terre du Petit Bois enclavée au bailliaige de Mascon.

72. — Guiot Severt (251), escuier, tenant à présent party contraire à mondit seigneur, tient en ladicte chastellenie et prévosté de Brian, certaine terre et chevance qui fust au seigneur de la Joy, mouvant du fied de mondict seignour en valeur chascun an de iij francs de rente.

73. — Jehan de Saint-Rigault, l’ayné, et Jean de Saint-Rigault, le jeusne (252), de Marcigny tiennent en la terre de Noyers (253), xviij gros de rente qui sont du fied dudict Noyers et en rière-fied mondict seignour, à cause du susdict chastel dudict Semur, pour ce xviij gros.

246b. En 1441, Étienne de Gevingey (Genigier, selon MM. de Monard et l’abbé Doret, Montjeu et ses Seigneurs, p. 111 ; Gueunigier, selon l’abbé Baudiau, le Morvand, t. III, p. 314), seigneur de Vaux-en-Charollais, avait épousé Jeanne, fille naturelle de Jean de La Trémoille, seigneur de Dracy-Saint-Loup. En 1477, les biens de Jean de Gevingey, prévôt de Mâcon, tenant le parti du roi, furent confisqués par le prince d’Orange. (Mém. de la Soc. Éduenne, nouv. série, t. X, p. 143.)
247. Essertenne, aujourd’hui les Sertines, com. de Briant, cant. de Semur, arr. de Charolles.
248. Roys, aujourd’hui Rouy, com. de Briant.
249. Jean de Fautrières, écuyer, appartenait à une très ancienne famille du Charollais. Léothaud de Fautrières, damoiseau, était déjà seigneur du Petit-Bois, en 1404. {La Noblesse, p. 184.) — Guillaume et Pierre de Fautrières étaient au nombre des gentilshommes charollais qui se soulevèrent, en 1477, contre Louis XI. (Mém. de la Soc. Éduenne, nouv. série, t. X, p. 139.)
250. Petit-Bois, hameau disparu ou ayant changé de nom, de la com. de Saint-Julien-de-Civry, cant. et arr. de Charolles.
251. Guiot Severt appartenait à une ancienne famille du Beaujolais, fixée plus tard dans le Mâconnais.
252. Saint-Rigaud, com. de Ligny, cant. de Semur, arr. de Charolles.
253. Noyers, com. de Saint-Christophe-en-Brionnais.

74. — Item tiennent en ladicte prévosté de Briant, et en la justice de mondict seigneur vj francs de rente a eulx deuz chascun an, ou villaige de Lanay (254) que sont du fied de mondict seignour, pour ce vj francs de rente.

75. — Item tiennent lesdicts Saint-Rigault, en fied de mondict seignour au lieu de Lenay, ung estang, dont ils lui payent, chascun an, de rente xviij gros.

76. — Jehan de Tannay (255), escuier, tient en ladicte prevosté sa terre et chevance de Saint-Christophle (256) en toute justice, mouvant du fied de mondict seignour, à cause de sondict chastel de Semur, en valeur chascun an de xl livres tournois de rente. Ledit escuier formera deux hommes de pied, habilliés comme dit est.

77. — Utin de Luzy (257), escuier, seigneur d’Oyé (258) et ses consorts tiennent leur seignourie dudict lieu en fied de mondict seignour, et en toute justice, haulte, moyenne et basse en valeur chascun an de vjIX livres tournois de rente. Ledit escuier fournira deux hommes à cheval, asçavoir ung homme de trait et un coustellier, habilliés comme dessus.

78. — Noble et puissant seignour, le seignour de Dyoul (259) tient en toute justice en fied de mondit seignour, à cause de sa baronnie dudict Semur, sa terre et chevance de Guierdon (260), assise en ladicte prevosté de Brian, en valeur chascun an, par communes années, toutes charges desduictes, xx livres tournois de rente.

254. Launay, com. de Briant.
255. La Bourgogne ayant été réunie à la couronne par Louis XI, on obligea, sous Charles VIII, tous les vassaux à prêter foi et hommage au roi. Ceux du Brionnais remontrèrent qu’ils s’étaient épuisés durant les guerres et qu'ils espéraient qu’en faveur de leurs services, il plairait au roi de commettre un seigneur du pays pour recevoir leur serment et leur aveu. Jean de Tenay eut cette honorable mission en 1488. Il avait été pannetier du duc Charles, écuyer d’écurie de Louis XI et élu de la noblesse du Charollais en 1500. — À la fin du siècle dernier, les Tenay possédaient encore la baronnie de Saint-Christophe. (Courtépée, III, 106.)
256. Saint-Christophe-en-Brionnais, cant. de Semur, arr. de Charolles.
257. Pierre de Luzy était baron d’Oyé en 1370, et Ferri de Luzy en 1488.
258. Oyé, cant. de Semur, arr. de Charolles.
259. La maison de Dyo descendait, suivant Saint-Julien de Balleurre, des anciens comtes de Bourgogne dont elle portait les armes.
260. Guierdon, peut-être Giverdier, com. de Saint-Symphorien-des-Bois, cant. de La Clayette, arr. de Charolles.

79. — Item tient en la chastellenie d’Uxeaul, sa terre et seignourie de Vesvre (261) du fied dudict Bourbon et du riere-fied de mondict seignour, à cause de son chastel de Moncenis, en valeur chascun an de cvj francs et demi de rente.

80. — Item, tient en ladicte chastellenie, du fied et en la justice de mondict seignour, à cause de son chastel de Rivel d'Ostun (262), certaines autres rentes, valant chascun an, par communes années, xvij francs vij gros de rente. Ledit chevalier fournira deux hommes à cheval, c’est à savoir un de traict et ung coustellier et aussi ung homme à pied, habilliés par la manière devant dicte.

81. — Le seigneur de L’Estoille (263) tient en ladite prevosté, la terre et chevance de Fromentault (264) et de Saint-Nisy-soubz-Charlieu (265), de la valeur de laquelle le commis à ce de mondit seignour le bailli n’a rens peu sçavoir, obstant ce que ladite terre de Fromentault est en réaulté, et que ledit seignour est en la guerre, combien que par la première déclaration, elle est en valeur chacun an de xl livres tournois de rente. Ledit seignour fournira deux hommes de pied, habilliés comme dessus.

82. — Noble homme Anthoine de Vichy (266), seigneur de Champront (267), ne tient en ladite prevosté aultre chouse ne d'aultre nature et valeur que ce qu'il a déclaré en la première cerche et déclaration signée de sa main, qui peust valoir chacun an xxv livres tournois de rente. Ledit escuier fournira ung homme, habillé comme dessus.

261. Vesvre, com, de Neuvy, cant. de Gueugnon, arr. de Charolles.
262. La forteresse de Riveau d’Autun, était située dans l’enceinte du Château de cette ville. (V. Mém. de la Soc. Éduenne, t, VIII, p. 235.)
263. N. de Fougères, famille originaire de Fougères-en-Beaujolais. — L’Etoile, com. de Ligny, cant. de Semur, arr. de Charolles.
264. Fromentault, aujourd’hui Fromental, même com., autrefois paroisse de Saint-Julien-de-Cray.
265. Saint-Nizier-sous-Charlieu, cant. de Charlieu, arr. de Roanne (Loire).
266. La famille de Vichy, entrée aux États de Bourgogne en 1560, tenait le fief de Champrond depuis le mariage de Robert de Vichy avec Marguerite de Chamron ou Champrond en 1371. (La Noblesse, p. 321.)
267. Champrond, com. de Saint-Julien-de-Jonzy, cant. de Semur, arr. de Charolles.

83. — Pierre Petit-Jehan (268) escuier, tient en ladite prévosté, en fied de mondict seigneur, ses terres et chevances de Jonzy et de Saint-Julyen-de-Cray (269), en toute justice, en valeur chacun an, toutes charges desduites, de x livres tournois de rente.

84. — Item tient en la paroiche de Vindecy (270), en la prévosté de Lospital (271), en la justice et du fied du roy et du rièrefied de mondit seignour, la moitié des dismes-barais et un bichet de blé, par tiers froment, seigle et aveine, qui peust valoir chacun an x gros.

85. — Ledit Pierre Petit-Jehan tient en la prévosté de la Noille (272), en ladite baronie de Semur, sa terre de Chantreuil, en fied et en la justice de mondit seignour, en valeur chacun an de x livres tournois de rente.

86. — Item tient en la chastellenie d’Anzy (273), sa maison et son domaine du Lac (274) en fied et en la justice haulte dudit Anzy, en valeur chacun an de xxx livres tournois et demie de rente. Ledit escuier fournira deux hommes de pied, habilliez comme dessus.

268. Suivant D. Plancher, II, 406, Pierre Petitjean, seigneur du Lac et de Chanceau, vendit le pénultième décembre 1465 (?) à Girard de Semur, seigneur de L’Étang, toutes les terres, revenus et redevances qu’il avait en la paroisse de Saint-Julien-de-Cray, pour le prix de vingt écus d’or. Jean Petit-Jean, dernier abbé régulier de Saint-Martin, dépouillé par le cardinal Rolin, appartenait à cette famille. (Bulliot, Saint-Martin, I, p. 300.) — V. n° 84, 85, 86, 88, 101 et 131.
269. Jonzy, autrefois commune, réunie, par décret du 9 mai 1860, à celle de Saint-Julien-de-Cray, qui prit alors le nom de Saint-Julien-de-Jonzy, cant. de Semur, arr. de Charolles.
270. Vindecy, cant. de Marcigny, arr. de Charolles.
271. Lhospital, aujourd’hui l’Hôpital-le-Mercier, cant. de Paray, arr. de Charolles.
272. La Noille, aujourd’hui la Nocle, cant. de Fours, arr. de Nevers (Nièvre).
273. Anzy-le-Duc, cant. de Marcigny, arr. de Charolles.
274. Le Lac, com. d’Anzy-le-Duc. — En 1503, Guillaume Petitjean était seigneur du Lac.

87. — Messire Jehan Jeoffroy, prebstre, tient en ladite prevosté, à cause de Guillaume Channeton, en fied du seigneur de Sarry (275) et en rière fied de mondit seigneur, à cause dudit Semur, c sols tournois de rente.

88. — Ledit messire Jean, aiant cause quant à ce de Pierre Petitjean, seigneur du Lac, tient en la prevosté de Lospital et en plusieurs autres lieux de la baronnie dudit Semur, environ xxxvij francs vij gros de rente pour ung chacun an, qui sont pour la pluspart du fied de mondit seigneur, et le surplus d’Anzy. Ledit messire Jehan fournira deux hommes de pied, habillés comme dessus.

89. — Jehan Raquin (276), de Marcigny (277), tient en ladite prevosté, à cause de sa femme, certain mex et tennements appelez de la Beluze (278), de franc alleuf, sans justice, en valeur chacun an de vj francs de rente.

90. — Durant Moynne tient en ladite prevosté, du fied du seignour d’Oyé (279), et rièrefied de mondit seignour une partie de la terre dicte les Chaulmes (280), et ung prey contenant deux charetées de foing, en valeur chacun an par communes années de xiiij gros de rente.

91. — Item tient en fied du prieur d’Anzy (281), certains terraiges avec la quarte partie du disme de Chevegny (282), assis à Lospital-le-Mercier (283), en valeur chacun an de xiiij gros.

275. Sarry, cant. de Semur, arr. de Charolles.
276. On trouve en 1503, Zacharie Raquin, bachelier ès lois, bourgeois de Marcigny.
277. Marcigny, chef-lieu de cant., arr. de Charolles.
278. La Beluze, com. de Briant, cant. de Semur, arr. de Charolles.
279. Le seigneur d’Oyé était alors Utin de Luzy. (V. plus haut, n° 77.)
280. Les Chaumes, com. de Vindecy, cant. de Marcigny, arr. de Charolles (?)
281. V. plus bas, n° 135.
282. Chevegny, peut-être les Chavannes, com. de Saint-Martin-du-Lac, cant. de Marcigny, arr. de Charolles.
283. plus haut, n° 84.

92. — Noble et puissant seignour monseignour de la Guiche (284) tient en ladite prevosté, en toute justice et du fied de mondit seignour, sa terre de Sainte-Foy (285), en valeur chacun an, toutes charges déduites, de ij francs iij gros de rente.

284. Probablement Claude de la Guiche, qui fut bailli de Mâcon, sénéchal de Lyon, conseiller et chambellan du roi Louis XI. (Arcelin, Indicateur héraldique du Mâconnais, p. 208. — Courtépée, III, 112.)
285. Sainte-Foy, cant. de Semur, arr. de Charolles.

En la prevosté de Lospital-le-Mercier (286), estant desmembré desdites chastellenie et baronie dudit Semur.

93. — Nobles hommes Anthoine du Cervier et les hoires de feu Jehan La Bussière (287) tiennent en ladite prevosté, en toute justice du fied d’Arcy (288) et rierefied de mondit seignour, à cause de sondit chastel de Semur, leur terre et chevances d’Avrilly (289), en valeur chacun an, par commune année, de vj francs de rente.

94. — Le seignour de Listenay (290), tenant party contraire à mondit seignour, tient en ladite prevosté, en fied de mondit seignour, la terre de Giverdon (291), où souloit avoir une tour qui est cheute par terre, laquelle souloit valoir, tant en demaines que autres revenans, x livres tournois de rente, mais pour le présent, obstant les guerres, elle ne vault riens.

286. L’Hôpital-le-Mercier, cant. de Paray, arr. de Charolles.
287. J. du Cervier réunit, en 1426, partie d’Avrilly aux terres de Bonant et de Clavegris, de ladite paroisse d’Avrilly. Sa fille Marguerite les porta à Jean de La Bussière, dont les descendants en ont joui jusqu’au seizième siècle. (Courtépée. III. 94.)
288. Arcy, com. de Vindecy, cant. de Marcigny, arr. de Charolles.
289. Avrilly, cant. du Donjon, arr. de la Palisse (Allier).
290. Probablement François de Vienne, seigneur de Listenois et autres lieux, mari de Bénigne de Grantson (Garnier, Charte d’affranchissement de communes en Bourgogne, II, 410.)
291. V. n° 78 et la note 7.

95.— Jehan, bastard de Molles (292), escuier, tient en ladite prévosté, la moitié de la terre de la Mothe de Ruillon (293), en toute justice, mouvant du fied de mondit seignour, en valeur chacun an, par commune année, de xij livres tournois de rente.

96. — Le seigneur de la Court (294) et de l’autre moitié dudit Ruillon, tient en ladite prévosté lesdites terres, du fied dudict Semur, en valeur chacun an, toutes charges desduites, de xx livres tournois. Ledit escuier fournira ung homme de pied, habillié comme dessus.

97. — Le seigneur de la Clayete (295) tient en toute justice, en fied de mondit seignour, à cause de sa baronie dudit Semur, la terre et seignourie d’Arcy (296), que souloit tenir maistre Jehan le Vite, demourant de présent à Paris ; laquelle, par avant les guerres, souloit valoir, pour toutes chouses, en ce comprinses xviij livres tournois de rente, assises en Charolois, mais par le présent, toutes charges desduites, elle ne vault que viijxx livres tournois de rente. Ledit seigneur fornira trois hommes à cheval, c’est à savoir deux coustelliers et ung de trait, habillés par la manière dessus dite.

98. — Thiébault et Guillaume Andras, frères, tiennent en ladicte prévosté et en toute justice, du fied de mondict seigneur, le meix de Lairuns, que peust valoir chacun an, par commune année, viij livres tournois de rente.

292. V. n° 64 et la note 1.
293. La Motte-Reuillon, com. de Varennes-Reuillon, cant. de Digoin, arrond. de Charolles.
294. La Court, aujourd’hui la Cure (?) com. de Varennes-Reuillon.
295. « Claude, fille de Jean Leviste, porta la seigneurio d’Arcy en dot à Geoffroy de Balzac en 1503, et à son deuxième mari, J. de Chabannes, frère du maréchal de la Palice, en 1516. » (Courtépée, III, 115.)
296. Arcy, com. de Vindecy, cant. de Marcigny, arr. de Charolles.

99. — Léonard d’Ars tient en fied et en la justice de mondit seigneur, en ladite prévosté, tant en demaine que autres revenus, xvj francs de rente.

100. — Le bastard de Dracey tient, en ladite prévosté, le demaine et terre de Larie, mouvant du fied de mondit seigneur et en la totale justice dudit Semur, en valeur chascun an, toutes charges déduictes, de v francs de rente.

101. — François Floret, de Marcigny, aiant cause de Estienne Minard (297) tient avec Pierre Petit-Jean (298), en la paroiche de Vindecy (299), les dismes-barais, en la justice et du fied d’Arcy, en rierefied de mondit seigneur, en valeur chacun an de xx gros.

102. — Jean de Savygnes, escuyer, tient en ladite prevosté, le partaige d'environ deux bichetées de terre que peust valoir chacun an ung gros et ne scet-on se c'est en fied, rière fied ou franc alleuf.

103. — Item, tient en ladite chastellenie d'Uxeaul, sa terre de Foules (300), en fied de la Mothe-Sainct-Jehan (301), en valeur chascun an de x livres tournois de rente.

297. On trouve un autre Étienne Minard, premier capitaine au régiment d’infanterie de Forest, anobli en 1737, en récompense de ses services militaires depuis trente-deux ans, s’étant distingué principalement aux batailles de Calcinato et à Castiglione, aux sièges de Toulon, de Girone et de Novarre et à la bataille de Parme. On lit dans ces lettres, qu’Étienne Minard était issu d’une ancienne famille, du bailliage d’Avallon, vivant noblement, et que son père, Georges, fils et petit-fils d’officiers de la maison du roi, avait servi en qualité de lieutenant au régiment d'infanterie d’Orléans, qu’il avait eu trois frères morts au service, l’un lieutenant-colonel du régiment d'infanterie de Forest, les deux autres capitaines dans Normandie et Poitou, et un grand-oncle qui avait acquis la noblesse pour sa branche, mais ne laissait que des filles dont l’une avait épousé Étienne Minard. (D’Arbaumont, les Anoblis de Bourgogne, n° 341.)
298. V. n° 83 et la note 1.
299. V. n° 84 et la note 3.
300. Foules, aujourd’hui Faule, com. de Rigny-sur-Arroux, cant. de Gueugnon, arr. de Charolles.
301. La Motte-Saint-Jean, cant. de Digoin, arr. de Charolles.

104. — La terre et chevance d’Angleure, que tient le commandeur de Bugnes (302), est de franc alleuf et en justice moienne et basse, et en la haulte justice de mondit seigneur, peust valoir chacun an iiijxx livres tournois de rente. Ledit commandeur fera ung homme de trait à cheval et ung autre de pied, habillié comme dessus.

105. — La terre et chevance de Condes (303) appartenant à l'abbaye de la Bénisson-Dieu (304), est de franc alleuf et en justice basse et moyenne, la haulte, à mondit seigneur, vault, toutes charges desduictes, par commune année, xxx livres tournois de rente. Ledit abbé fera ung homme de pied, habillié comme dessus.

106. — Jehan Symonin (305), escuyer, tient en ladicte prévosté ses terres de Chiseul (306) et de, la Bruyerette (307), en toute justice du fied de mondit seigneur, à cause dudit Semur, en valeur chacun an, par commune année, toutes charges desduictes, de xxij francs de rente.

107. — Item tient en la chastellenie d’Uxeaul, du fied dudit Bourbon-Lancyz (308) et en justice basse, la terre de Crevanne (309), en valeur de xxx livres tournois et, par récompense sur Guiot et Robert Pasquier, v francs et demi, ainsi xxxv francs et demi de rente. Ledict escuyer fournira un coustellier à cheval, habillié comme dessus.

302. Anglure (com. de l’Hôpital-le-Mercier, cant. de Paray-le-Monial, arr. de Charolles) formait à. l’origine une commanderie spéciale ; plus tard, Anglure dépendit de la commanderie de Bugnes, aujourd’hui Beugnay, com. de Chassenard, cant. du Donjon, arr. de la Palisse (Allier). (Cf. Mém. de la Soc. Éduenne, nouv. série, VII, 110. Courtépée, III, 100.)
303. Conde, com. de l’Hôpital-le-Mercier, est un ancien prieuré de bernardins, réuni à celui de la Bénissons-Dieu.
304. La Bénissons-Dieu, arr. et cant. de Roanne (Loire).
305. On trouve en 1404, Jean Simonin, chapelain de Catherine de Bourgogne, duchesse d’Autriche (D. Plancher, III, ccxxxiii), et en 1418, un autre Jean Simonin, sergent du roi. (Id. III, cccix.) — V. plus bas, n° 132.
306. Chiseuil, com. et cant. de Digoin, arr. de Charolles.
307. La Brierette, même commune. — V. n° 132.
308. Bourbon-Lancy, chef-lieu de cant., arr. de Charolles.
309. Crevane, aujourd’hui Crevan, com. de Grury, c. d’Issy-l’Evêque, arr. d'Autun.

108. — Messire Jehan de Maisilly, chevallier, seigneur du Roussay, tient en ladite prevosté la terre de Burgueris (310) du fied de la Mothe-Saint-Jehan, et du rièrefied de mondit seigneur, en laquelle il a justice, jusques à lxv sols tournois, et la haulte compecte à mondit seigneur, en valeur, icelle terre, chacun an de viij livres tournois de rente.

109. — Honorable homme Anthoine de Lospital (311) tient en ladicte prévosté, par récompense à lui faicte par mondict seigneur sur la terre et chevanche de noble homme Girart de Moncourbier, trois francs de rente, mouvant du fied d’Arcy et du rièrefied de mondit seigneur, pour ce lx sols tournois de rente.

110. — Estienne de Lespinace (312), escuier, tient en ladite prévosté, en basse justice, ladite seigneurie de Lespinace (313), mouvant en plein du fied de la Mothe-Saint-Jehan, et en rièrefied et justice haulte de mondict seigneur, à cause de sa baronnie dudict Semur, en valeur chacun an, en ce comprins le demaine de xviij francs de rente, dont les vj francs sont en ladite prevosté et le surplus en la chastellenie d'Uxeaul, pour ce xviij francs. Ledit escuyer fournira ung homme de pied, habillié comme dessus.

310. La Bergerie, com. de Gilly-sur-Loire, c. de Bourbon-Lancy, arr. de Charolles ou plutôt la Beugnerie, com. de Chassenard, cant. du Donjon, arr. de la Palisse (Allier).
311. Anthoine de Lhospital. — V. n° 63.
312. Étienne de Lespinasse appartenait à une ancienne famille noble et puissante par le grand nombre des seigneuries qu’elle possédait en Brionnais et en Mâconnais. Les biens de Philibert de Lespinasse, tenant le parti du roi, furent confisqués par le prince d’Orange en 1477. (V. Mém. de la Soc. Éduenne, nouv. série, t. X, p. 143.)
313. Lespinasse, com. de Saint-Germain-Lespinasse, cant. de Saint-Haon-le-Châtel, arr. de Roanne (Loire).

En la prévosté de la Noille, estant en la baronnie dudict Semur.

111. — Noble et puissant seigneur monseigneur de Lespinace de Maulevrier (314), seigneur d'Arthey (315), de la grosse tour de Chaugy (316) et de Sainct-Germain, dudict lieu de Lespinace (317), tenant de présent party contraire à mondict seigneur, tient en fied d’icelluy seigneur, à cause de sadite baronnie de Semur, la moitié de la chevance de Lespinace, toute celle d’Arthey, et partie de celle de Maulevrier (318) ; quand au regard de ladite grosse tour et dudict Sainct-Germain, ne sait rien, pour ce que d'ancienneté procès en est pendant entre ledit procureur de mondit seigneur, d'une part, et ledit seigneur de Lespinace, d'autre, et en tant qui touche la valeur desdites terres, lesdits commis n'en ont peu riens savoir, pour ce que mondit sieur le bailly d'Ostun [Autun] le liève pour ses récompenses, lequel les devrait savoir ; touteffois par la première déclaration, appert qu'elles peuvent valoir chacun an iijc livres tournois de rente. Ledit seigneur fournira un homme d'arme, habillié comme dessus.

112. — La dame de la Clayete (319) tient en ladite prévosté sa terre et chevance de Vivan (320) ; mais de la valeur d'icelle, ne dequel fied elle est mouvante, lesdits commis n'ont peu trouver plus avant que ce qui est déclaré en la première cerche, pource que ladite terre de Vivan est oultre la rivière de Loire, contiguë au pays de Bourbonnais tenant party contraire à mondit seigneur, combien que par la première déclaration, appert que ladicte terre peust valoir chacun an x livres tournois de rente.

314. Probablement Philibert de Lapinasse, mari de Odette Belle. (V. Courtépée, t. III, p. 94, et le n° précédent.)
315. Arthey, aujourd’hui Artaix, cant. de Marcigny, arr. de Charolles.
316. Chaugy, com. de Salt-en-Donzy, cant. de Feurs, arr. de Montbrison (Loire). (V. Courtépée, III, 99.)
317. Saint-Germain-de-Lespinasse, v. le n° précédent.
318. Maulevrier, com. de Melay, cant. de Marcigny, arr. de Charolles.
319. V. plus haut, n° 97.
320. Vivant, attribué par l’État alphabétique de Bourgogne, gr. in-fol. Dijon, 1760, à la paroisse de Saint-Germain-l’Espinasse, est, selon Courtépée, une paroisse du diocèse de Clermont, archiprêtré d’Isserpent (III, 108, 116), aujourd’hui cant. de la Pacaudière, arr. de Roanne (Loire).

113. — Monseigneur de la Roiche (321), tenant party contraire à mondit seigneur, tient en ladite prévosté la moitié de la terre de Lespinace (322), mais de quel fied elle est mouvante ne de la valeur, lesdits commis n’ont peu aucune chouse savoir, que ce que est en la première déclaration, par laquelle appert que ladite terre peust valoir chascun an c livres tournois de rente. Ledit seigneur fournira deux hommes à cheval, c’est assavoir ung coustellier et ung autre de trait, habillez des habillements dessus dits.

114. — Anthoine de Chaugy (323), seigneur de Chenay (324), tient sa seigneurie dudit lieu en fied de mondit seigneur, à cause de sadite baronnie de Semur ; mais dequel valeur elle est, lesdits commis ne l’ont peu savoir, parce qu’il est demourant avec ses facteurs et receveurs, oultre la rivière de Loire, touche à touche de Bourbonnois, combien que par la première cerche ladite seigneurie vault chacun an, par commune année, c livres tournois de rente. Ledit seigneur fournira idem (sic).

321. V. n° 59.
322. V. n° 110.
323. Antoine de Chaugy, d’une ancienne famille originaire de Chaulgy, com. de Salt-en-Donzy. (V. n° 201.)
324. Chenay, autrefois de la paroisse de l’Hôpital-de-Chenay, aujourd’hui com. de Chenay-le-Châtel, cant. de Marcigny, arr. de Charolles.

115. — Les hoirs et lieustenans de feu messire Loys de Serpens (325), jaidis seigneur de Baignaulx (326), tiennent ladite seigneurie en fied de mondit seigneur, à cause de son chastel de Semur ; mais de quel valeur elle est, lesdits commis ne l’ont peu savoir, pour les causes que dessus, combien que par la première cerche elle peust valoir chacun an c livres tournois de rente. Lesdits héritiers fourniront idem (sic).

116. — Henri de Charnay, escuier, tient en fied de mondit seigneur, à cause de sondit chastel de Semur, sa terre de (327) (en blanc) ; mais de quel valeur elle est, lesdits commis ne l'ont peu savoir, pour les causes que dessus, combien que par la première cerche elle peust valoir chacun an xx livres tournois de rente. Ledit escuier fournira ung homme de pied, habillié comme dessus.

117. Jean Larmault, escuier, tient en fied de mondit seigneur à cause de sondit chastel de Semur, sa terre de Sainct-Vivant ; mais de la valeur d’icelle lesdits commis n’ont rien peu savoir, pour les causes que dessus, combien que par la première cerche elle peust valoir chascun an xx livres tournois de rente. Ledit escuier fournira idem (sic).

118. Jehan Chandon (328), de Charlieu (329), tenant party contraire à mondit seigneur, tient en fied d'icelluy seigneur sa terre et chevanche de (330) (en blanc) ; mais de la valeur d’icelle lesdits commis n'ont riens pu savoir, pour les causes devant dictes, jasoit ce que, par la première cerche, elle peust valoir chascun an xij livres tournois de rente.

325. Louis de Serpens, ou mieux d’Esserpens, lire son nom du fief d’Ysarpens, aujourd'hui Isserpent, cant. et arr. de la Palisse (Allier). Cette ancienne famille posséda des terres en Bourbonnais, en Auvergne, en Forez, en Nivernais, en Brionnais et en Beaujolais. (Cf. Soultrait, Armorial du Bourbonnais, p. 192.— La Roche Lacarelle, Hist. du Bequjolais, II, p. 92, 413. — Courtépée, III, 102 et 113.) — Antoine d’Esserpens était seigneur de Buguerey, et Gilbert seigneur de Baignault, en 1503.
326. Baignaulx, aujourd’hui Bagneaux, com. de Melay, cant. de Marcigny, arr. de Charolles.
327. Peut-être Charnay, com. de Saint-Agnan. — (V. Courtépée, III, 198 — Garnier, Chartes, III, 542.)
328. La famille de Chandon est originaire du fief de Chandon, près Charlieu-en-Lyonnais.
329. Charlieu, chef-lieu de cant., arr. de Roanne (Loire).
330. Louis Chandon était seigneur de Briaille (com. de Ligny) en 1503. C’est sans doute ce mot qui manque dans le texte.

119. — Les hoirs de Colas et Guillaume Gomart, demorant à Yguerande, en France (331), tiennent en fied de mondit seigneur, à cause que dessus, leur terre de (en blanc), de laquelle lesdits commis n'ont pu savoir la valeur, pour les causes que devant, jasoit ce que, par la première déclaration, elle peust valoir chascun an xvj livres tournois de rente.

120. — Anthoine Villiers (332), de Lespinace (333), tient pareillement en fied de mondit seigneur à cause de sondit chastel de Semur, sa terre de (en blanc), de laquelle lesdits commis n'ont peu savoir la valeur, pour les causes que dessus, combien que, par la première déclaration, qu'elle vault chacun an vj livres tournois.

121. — Laurent Bailly (334), demourant en Bourbonnais, tient en ladite prévosté, en fied de mondit seigneur, à cause de Semur et en la terre d’Artey, oultre la rivière de Loire, ung meix et tennement appelé le meix de la Charnée (335), duquel lesdicts commis n'ont peu savoir la valeur, pour les causes que dessus, jasoit ce que, par la première déclaration, il vault chacun an viij livres tournois de rente.

331. Iguerande, cant. de Semur, arr. de Charolles ; autrefois, cette paroisse était partie du Brionnais, ou du duché de Bourgogne, partie du Lyonnais, ou du royaume de France.
332. Peut-être faut-il lire Villers ou Villars, nom d’une famille qui posséda un grand nombre de seigneuries en Bourbonnais. (G. de Soultrait, Armorial du Bourbonnais, p. 308.)
333. V. n° 110.
334. En 1539, Hugues Bailly était seigneur de Chameyré et de Limas, paroisse de Chamelet, cant. du Bois-d’Oingt, arr. de Villefranche (Rhône). (La Roche Lacarelle, Hist. du Beaujolais, II, p. 69 et 325.) — En 1544, François Bailly, seigneur de Poisly, était conseiller laïc au parlement de Bourgogne. (Palliot, le Parlement de Bourgogne, p. 322.)
335. La Charnée, aujourd’hui les Charnay, com. de Céron, cant. de Marcigny, arr. de Charolles.

122. — Le commandeur de Lospital de Chenay (336) et le seigneur d’Arthey (337), tenant party contraire à mondit seigneur, tiennent la justice haulte, moyenne et basse dudit Lospital en franc alleuf, assise en ladite prévosté, du fied de mondit seigneur à cause de sondit chastel de Semur, mais de la valeur d'icelle lesdits commis n’ont peu riens savoir, pour les causes que dessus.

123. — Jehan Choffet, de Marcigny-les-Nonains (338) tient en ladite prévosté, la seigneurie de la Fange, en fied dudit seigneur de Chenay et du rièrefied de mondit seigneur, en valeur chacun an de iiij francs de rente.

124. — Noble homme Lois Filet (339), seigneur de la Curée (340), tenant party contraire à monseigneur, tient en ladite prévosté la terre de Turières, de laquelle lesdits commis n'ont peu savoir la valeur, pour ce que la terre est assise oultre la rivière de Loire et contiguë de Bourbonnais.

125. — Noble homme Jehan de Chantemillan, tient en ladite prévosté, sa terre dudit lieu (341), qui est assise oultre la rivière de Loire, de la valeur et nature de laquelle lesdits commis n'ont peu rien savoir, pour les causes que dessus, combien que par la première déclaration, il appert qu’elle est en valeur chacun an de xxx livres tournois. Ledit escuier fournira ung homme de pied, habillé comme dessus.

336. L’Hôpital-de-Chenay, com. de Chenay-le-Châtel, cant de Marcigny, arr. de Charolles, dépendait, en 1333, de la commanderie d’Anglure ; il paraît avoir, en 1474, un commandeur particulier. Plus tard, il fut à la collation de celui de Beugnay. (Cf. Mém. de la Soc. Éduenne, nouv. série, VII, 112; et Courtépée, III, 99.)
337. N. de Lespinasse de Maulévrier. (V. n° 111 et la note 1.)
338. Marcigny-les-Nonains, aujourd’hui Marcigny-sur-Loire, arr. de Charolles.
339. La famille Filhet de La Curée est citée par M. de Soultrait, Armorial du Bourbonnais, p. 164.
340. La Curée, châtellenie de Germigny, cant. de Pougues, arr. de Nevers.
341. Chantemillan, com. de Chambilly, cant. de Marcigny, arr. de Charolles.

En la chastellenie et prévosté dudit Semur-en-Briennois.

126. — Jehan de Lissey tient en ladite prévosté, au lieu de Montmegin (342) les deux tiers de certains deniers estans par indivis avec le curé dudit lieu, qui sont du fied d’Arcy et du rièrefied et en la justice totale dudit Semur, en la valeur, chascun an, par commune année, de xxx sols tournois de rente.

127. — Anthoine Godin, escuier, seigneur de la Tour-de-la-Foy (343), à cause de sa femme, tient ladite Tour, ensemble le bois de L’Estang (344) et tout le demaine d’icelle, en fied et justice de mondit seigneur à cause de sondit chastel de Semur, en valeur, chacun an, par commune année, de c sols tournois de rente.

128. — Édouard de Damas (345), escuier, seigneur de la Bazole (346), tient en ladite prévosté, en franc alleuf et en la justice de mondit seigneur, la terre de la Valée (347), en valeur, chacun an, comme appert par la première déclaration, de lx livres tournois de rente. Ledit escuier fournira ung coustellier à cheval, habillié comme dessus.

342. Montmégin, autrefois paroisse, puis annexe de Sainte-Foy, aujourd’hui com, et cant. de Semur, arr. de Charolles. (Courtépée, III, 104.)
343. La Tour-de-la-Foy, probablement la Foy-Rolland, com. de Ligny, cant. de Semur, arr. de Charolles.
344. Le Bois-de-l'Étang était sans doute voisin du Château-de-l’Étang, com. de Saint-Julien-de-Jonzy, limitrophe de celle de Ligny, dont dépend la Tour-de-la-Foy.
345. Edouard de Damas, mort sans enfants au service du roi, laissa, en 1520, la terre de la Bazolle à Amée, sa sœur, femme de N. de Belarbre, qui la lui fit vendre à Girard de la Magdeleine de Ragny, bailli d'Auxois, (Courtépée, III, 122.)
346. La Bazole, aujourd’hui Drée, com. de Curbigny, cant. de la Clayette, arr. de Charolles.
347. La Vallée, com. et cant. de Semur, arr. de Charolles.

129. — Guillaume de Montjournault (348) escuier, tenant party contraire à mondit seigneur, tient, à cause de sa femme, en ladite prevosté, une porcion de la terre de la Bellière, qu'est du fied d'Arcy (349) et du rière fied de mondit seigneur, en valeur chacun an de iiij livres tournois.

130. — Guillaume de Montmegin (350), écuier, tient en ladite prevosté du rièrefied et en la justice de mondit seigneur, ses mex et tennement dudit lieu (351), en valeur chacun an, par commune année, tant en dismes, rentes que autres revenus, de xviij livres tournois de rente. Ledit escuier fera ung homme de pied, habillié comme dessus.

131. — Pierre Fay, de Charlieu (352), tenant party contraire à mondit seigneur, tient audit Semur, en fied de Pierre Petit-Jean (353) et du rière fied, et en la justice de mondit seigneur, une vigne, en valeur chacun an, par commune année, de c sols tournois de rente.

132. — Nicolas Symonin (354), de Paroy-le-Monial (355), tient en ladite seignourie et chastellenie de Semur, la terre de la Brierette (356), mais de quel fied ne valeur elle est, lesdits commis n'ent ont peu savoir plus avant qu'il est contenu en la première déclaration par laquelle appert qu’elle est du fied dudit Bemur et en valeur, chacun an, d'environ xl livres tournois de rente. Ledit Nicolas fournira deux hommes de pied, habilliés comme dit est.

348. Guillaume de Montjournault, d’une famille originaire du Bourbonnais, appelée aussi Montjournal. (Soultrait, Armorial du Bourbonnais, p. 232.)
349. Arcy, com. de Vindecy, cant, de Marcigny, arr. de Charolles.
350. Guillaume de Montmégin, d’une ancienne famille qui posséda la terre de ce nom jusqu’en 1566. (Courtépée III, 104.)
351. Montmégin, autrefois paroisse, puis annexe de Sarry, aujourd’hui com. et cant. de Semur, arr. de Charolles.
352. Charlieu, chef-lieu de cant., arr. de Roanne (Loire).
353. V. n° 83 et la note 1.
354. V. n° 106 et la note 4.
355. Paray-le-Monial, chef-lieu de cant., arr, de Charolles.
356. La Brierette, com. et cant, de Digoin, arr. de Charolles.

133. — Noble homme Anthoine de Marsilly (357), tient en ladite chastellenie en fied du seigneur d’Oyé (358) une chevance située à Saint-Arbain (359) qui vault chacun an c sols tournois de rente.

134. — Item, mais tient dudit fied, une autre chevance au lieu de Saint-Julien-de-Sivry (360), en valeur, chacun an, de ix sols tournois de rente.

357. Antoine de Marcilly appartient à une famille originaire de la paroisse de Marcilly-la-Gueurce, près Charolles, (V. Courtépée, III, 42. — La Noblesse aux États de Bourgogne, p. 232.)
358. Oyé, cant. de Semur, arr. de Charolles, appartenait alors à N. de Luzy.
359. Saint-Arbain, aujourd’hui Saint-Albain, com. de Vareilles, cant. de La Clayette, arr. de Charolles.
360. Saint-Julien-de-Sivry, cant. et arr. de Charolles.

En la chastellenie d’Anzey. (361)

135. — Le prieur dudit lieu tient son prieureté et appartenances d’icelui en toute justice et de franc alleuf (362), en valeur, chacun an, par commune année en admodiation ixxx livres de rente.

Ledit prieur fera trois hommes à cheval, c’est assavoir deux hommes de trait et ung coustellier, habilliez comme dessus.

361. Anzy-le-Duc, cant. de Marcigny, arr. de Charolles.
362. Le prieuré d’Anzy fut fondé vers 880, par Letbalde et Aspasie, sa femme, seigneurs du lieu, sous La juridiction de l'abbaye de Saint-Martin d’Autun, à laquelle le prieur payait 40 écus de patronage. Le prieur était alors Antoine Buisson, évêque de Bethléem.

En la chastellenie d’Uxeaul (363), baronnie de Bourbon-Lensilz (364) et de la Mothe-Saint-Jehan (365).

136. — Noble seigneur Lordin de Saligny (366) , baron de ladite Mothe-Saint-Jehan, tient en ladite chastellenie de pur et franc-alleuf et en toute justice, les chastel et maison fort de ladite Mothe, ensemble ses appartenances, que paravant les précédentes guerres et divisions souloit valoir chacun an de rente, environ vjc livres tournois; ne vault pour le présent, par communes années, toutes charges desduictes, plus de iijc livres tournois de rente, pour ce que puis peu de temps ença, le village de ladite Mothe et tout le pays à F environ a esté brûlé et destruit par les ennemis de mondit seigneur ; ainsi iijc livres tournois de rente.

137. — Item tient ledit seigneur en ladite chastellenie en fied et en la justice de mondit seigneur, à cause de son chastel de Montcenis (367), environ xl livres de rente. Ledit seigneur fournira ung homme d’armes garny à trois chevaux, et aussi ung coustellier, pareillement de cheval, habilités comme dit est.

363. Uxeau, cant. de Gueugnon, arr. de Charolles.
364. Bourbon-Lancy, chef-lieu de cant. de l’arrond. de Charolles.
365. La Motte-Saint-Jean, cant. de Digoin, arr. de Charolles.
366. Jacques, dit Lourdin de Coligny, fut substitué aux nom, armes et biens de la famille de Saligny, en 1441. Il fit établir trois foires à la Motte-Saint-Jean. Bien qu’il eût obtenu de M. le Dauphin abstinence de guerre pour ses terres, en 1432, (D. Plancher, IV, 166), nous voyons que leur valeur avait singulièrement diminué en 1474. (V. aussi Palliot, le Parlement de Bourgogne, p. 13.) — Il était encore baron de la Motte-Saint-Jean en 1503.
367. Montcenis, chef-lieu de cant., arr. d’Autun.


138. — Noble homme Jehan Maire (368), tient en ladite chastellenie, sa terre de la Bondue (369), mouvant du fied de Bourbon-Lencilz et du rièrefied de mondit seigneur, à cause de son chastel de Montcenis, en valeur, chacun an, toutes charges desduites, de xl livres tournois.

139. — Ledit escuier tient en ladite chastellenie de Roussillon (370) du fied de mondit seigneur, sans justice, ou villaige et territoire de Juison (371), xvij livres tournois de rente Ledit escuier fournira ung homme de trait à cheval, habillé comme dessus.

140. — Honorable homme Jehan Cotin, d’Ostun, tient en fied du seigneur de Dyo (372), à cause de son chastel de Vesvre (373), et en rière fied de Bourbon-Lensilz, certaines rentes en valeur, chacun an, ix livres tournois.

141. — Noble homme Charles de la Brosse, seigneur dudit lieu, tient icelle Brosse (374), en toute justice, en fied du chastel de Morillon (375) et en rière fied de mondit seigneur, à cause dudit Montcenis, en valeur par soy chacun an de xxx livres tournois de rente (mais y comprinses certaines autres rentes par luy acquises cy joinctes, mouvantes du fied de la Mothe-Sainct-Jehan), elle vault bien L livres tournois de rente.

368. Jean Maire, conseiller du duc de Bourgogne, receveur des aides à Autun, fut anobli par lettres données à Bruxelles le 15 juin 1458, suivant les Anoblis de Bourgogne, en 1469, d’après la Noblesse aux États de Bourgogne. Il devint procureur général du duc Charles en ses duché et comté de Bourgogne, et pays adjacents, charge qu’il continua d’exercer après la réunion du duché à la couronne. Il mourut en 1496. (Palliot, le Parlement de Bourgogne, p. 343 et 344.)
369. La Bondue, com. de Saint-Agnan, cant. de Digoin, arr. de Charolles.
370. Roussillon, cant. de Lucenay-l’Évêque, arr. d’Autun.
371. Juison, Jeuson ou Jeuzot, com. de Roussillon.
372. La maison de Dyo, très ancienne et illustre dans le Mâconnais, portait les armes des anciens comtes de Bourgogne dont elle prétendait descendre. (V. n° 78 et la note.) — Dyo, cant. de la Clayette, arr. de Charolles.
373. Vesvre, com. de Neuvy, cant. de Gueugnon, arr. de Charolles. (V. n° 79 et la note.)
374. La Brosse, com. et cant. de Digoin, arr. de Charolles.
375. Morillon, autrefois paroisse, aujourd’hui com. de la Motte-Saint-Jean, cant. de Digoin, arr. de Charolles.

142. — Item, tient ledit Charles, par récompense, la terre de Perrigny (376), mouvant du fied de Saligny (377), en tant que touche dudit lieu, en valeur chacun an de xx livres tournois de rente. Ledit escuier fournira ung homme de trait à cheval, habillé comme dessus.

143. — Noble homme Jacques de la Corne tient sa terre dudict lieu, en fied du seigneur de Vevre, et en rière fied dudit Bourbon, en valeur, chacun an, le demaine comprise, iiij francs.

144. — Item, tient le demaine du Paul (378) en toute justice du fied dudit Vevre, en valeur, chacun an, de iiij francs.

145. — Item encoires, tient par récompense la terre de Claude d'Allenay tenant party contraire à mondit seigneur, laquelle est assise à Vitry (379), et du fied dudit Bourbon, en valeur, chacun an, de x francs de rente. Ledit escuier fournira ung homme de pied habillié comme dessus.

146. — Noble homme Phelebert de Tanzy, tient en ladite chastellenie la moitié de la terre et seignourie de Villers (380), en toute justice de franc alleuf ou du fied dudit Bourbon, en valeur, chacun an, ladite moitié, de xxv livres tournois de rente. Ledit escuier fournira, idem (sic).

147. — Noble homme Anthoine de Ramilly (381) tient en ladite chastellenie, dudit seigneur, sa terre de Sommery (382), en toute justice et du fied de Montperoux (383), en valeur chacun an de xix francs de rente.

376. Perrigny-sur-Loire, cant. de Bourbon-Lancy, arr. de Charolles.
377. Saligny, cant.de Dompierre, arr. de Moulins (Allier).
378. Le Pau, com. de Neuvy, cant. de Gueugnon, arr. de Charolles.
379. Vitry-sur-Loire, cant. de Bourbon-Lancy, arr. de Charolles.
380. Villers, com. et cant. de Toulon-sur-Arroux, arr. de Charolles.
381. Antoine et Jean de Ramilly (V. n° 176, note 5) appartenaient à une branche de la maison de Breschard, qui prit, en 1301, le nom de Ramilly, après l’union de Brémond Breschard, chevalier, avec Isabelle de Ramilly, fille de Gauthier, seigneur dudit lieu, en Nivernais. (La Noblesse, p. 274.) — Les Ramilly avaient leur sépulture en l'église de Perrigny-sur-Loire. (Courtépée, III, 197.) — Oudot de Ramilly était vierg d’Autun en 1366. (D. Plancher, III, p. XVII.) Son nom a été oublié dans la liste des viergs de cette ville, publiée dans les Mém. de la Société Éduenne, 1844, p. 116.
382. Sommery, com. de Gilly, cant. de Bourbon, arr. de Charolles.
383. Montperroux, com. de Grury, cant. d’Issy-l’Évêque, arr. d’Autun.

148. — Item tient en ladite chastellenie, tant de fied dudit Bourbon, des vénérables doyen et chappitre de l’église de la Prée (384) et du chastel de Villiers (385), certaines autres rentes, en valeur chacun an de xij francs de rente. Ledit escuier fournira ung homme de pied, habillié comme dessus.

149. — Noble homme Anthoine des Vernois tient, en ladite chastellenie, de franc alleuf et en toute justice, son meix et chevance des Vernois, en valeur chacun an de viij livres tournois de rente.

150. — Noble homme Jehan des Haultez (386) tient, en ladite chastellenie d'Uxeaul, sa maison et demaine de Beauldésir (387) et de Montperroux-le-Vert (388), avec leurs appartenances, en toute justice et de franc alleuf, en valeur, chacun an, de xxxv livres tournois de rente.

151. — Item, tient en ladite chastellenie, du fied dudit Bourbon, autres c sols tournois de rente.

152. — Item, tient encoires en ladite chastellenie, certaines autres rentes, tant du fied de Dyou (389) que de la Boulaye (390), mais lesdits commis n'ont peu savoir de quel valeur, si non ce qu’il a déclaré par la première cerche, par laquelle appert qu’il y a (le reste en blanc). Ledit escuier fournira ung eousfcellier à cheval, habilité comme dessus.

384. V. plus bas, n° 173, note 1.
385. V. n° 146, note 3.
386. C’est à la famille des Autels, originaire du Charollais, « non tant riche que noble », au dire du P. Nicéron, qu’appartient Guillaume des Autels, fils de Fiacre, et mari de Jeanne de La Bruyère, né à Charolles en 1529, mort vers 1580, auteur de nombreuses poésies françaises et latines. Le fief des Autels était situé dans la commune de Pouilloux, cant. de la Guiche, arr. de Charolles.
387. Beaudésir, com. de Vendenesse-sur-Arroux, cant, de Gueugnon, arrond. de Charolles.
388. Montperroux-le-Vert, probablement com. de Perrigny-sur-Loire, cant. de Bourbon-Lancy, arr. de Charolles.
389. Diou, cant. de Dompierre, arr. de Moulins (Allier).
390. La Boulaye, cant. de Mesvres, arr. d’Autun.

153. — Noble homme Guichart Breschart (391), seigneur de Chavanche, tient en ladite chastellenie, du fied dudit Bourbon, la moitié de la terre de Vignaulx (392), en valeur, chacun an, toutes charges desduictcs, de iij francs de rente.

154. — Item, tient en ladite chastellenie, en toute justice et de franc alleuf, sa maison et terre de Chavanche (393), et aussi celle de Fontetes (394), avec leurs appartenances, en valeur, de présent, pour chacun an, de xxiij francs ix gros de rente, combien que, avant les guerres, elle pouvoit valoir environ xxxiij francs. Ledit escuier fournira deux hommes de pied, habilliés comme dessus.

155. — Noble et puissant seigneur, le seigneur de Vitry-sur-Loire (395) tient, en ladite chastellenie, sa seignourie dudit lieu (396), en toute justice, en fied dudit Bourbon, laquelle, par avant les guerres, souloit valoir ijc livres tournois de rente, mais pour le présent, ainsi que lesdits commis l'ont trouvée, elle ne vault pas plus de vijxx livres tournois. Ledit chevalier fournira deux hommes à cheval, c'est assavoir ung coustellier et ung homme de trait, et aussi ung homme de pied, garnis et habilliés comme dessus.

391. Guichard Bréchard, d’une ancienne famille du Bourbonnais entrée aux États de Bourgogne en 1576. (V. n° 30 et 147, note 4.)
392. Vignaulx, plus tard la Vignerie, aujourd’hui les Vignes-Robin, com. d’Uxeau, cant. de Gueugnon, arr. de Charolles.
393. Chavanche, aujourd’hui Chavance, com. de Gilly-sur-Loire, cant. de Bourbon-Lancy, arr. de Charolles.
394. Fontête, autrefois paroisse, aujourd’hui hameau de la com. de Gilly-sur-Loire, cant. de Bourbon-Lancy, arr. de Charolles.
395. En 1503, Vitry-sur-Loire appartenait à dame Faulquier de Lanzeaux, veuve de noble Louis de Meniers.
396. Vitry-sur-Loire, cant. de Bourbon-Lancy, arr. de Charolles.

156. — Marie de Ganay (397) vesve de Estienne de Montholon, et ses enfants, tiennent en ladite chastellenie d’Uxeaul, et au paroichaige de Sainte-Ragonde (398), leur terre et chevance de la Saulsée (399), de franc alleuf et en toute justice, en la valeur, chacun an, de xv livres tournois.

157. — Noble homme Louis-Phelippe de Mimures (400), escuier, seigneur de Coignou, tient en ladite chastellenie d’Uxeaul, en fied du seigneur de Vitry et du rièrefied dudit Bourbon, sa maison dudit Coignou (401) et appartenances d’icelle, en valeur, chacun an, de xxx livres tournois ; item plus tient en fied dudict Bourbon ung estang appelé L’Estang de la Noille (402), avec certains terraiges, en valeur, chacun an, de ix sols tournois, pour ce xxxiij livres tournois de rente. Ledit escuier fournira ung homme de pied, habillié comme dessus.

158. — Nobles hommes et saige maistre Jehan et Phelippe Taupin, alias Petit (403), frères, dudit Bourbon, tiennent en fied du seigneur de Vitry la moitié de la terre d’Ambly (404), laquelle, par avant les guerres, valoit très bien xx livres tournois de rente ; mais pour le présent, ainsi que lesdits commis l’ont trouvée, elle ne vault pas plus de x livres tournois de rente.

397. Marie de Ganay, déjà veuve d’Étienne de Montholon en 1470, avait quatre enfants : Jean, Régnault, Jeanne et Nicolas.
398. Sainte-Radegonde, cant. d’Issy-l'Évêque, arr. d’Autun.
399. La Saussée, aujourd’hui la Sauzée, com, de Sainte-Radegonde.
400. Louis-Philippe de Munures appartenait à une ancienne famille tirant son nom du fief de Mimeure, com. du cant. d’Arnay-le-Duc, arr. de Beaune. (V. Courtépée, IV, 78.)
401. Le Coignou, aujourd'hui Cognard, com. de Cronat, cant. de Bourbon, arr. de Charolles.
402. La Noille, aujourd'hui la Nocle, cant. de Fours, arr. de Nevers (Nièvre).
403. Jean Petit, alias Taupin, demeurant à Bourbon-Lancy,. fut anobli avec Alix Morel, sa femme, en 1459, pour services rendus tant par lui que par ses ancêtres, aux ducs et aux États de Bourgogne. Jean et Philippe devaient être ses fils. Leur descendance a fourni des maîtres des comptes et des receveurs généraux des finances en Bourgogne. (La Noblesse, p. 263 ; les Anoblis, n° 76. Armorial de la Chambre des comptes, p. 200. — Courtépée, III, 192.) — Philippe vivait encore en 1503.
404. Ambly, com. de Vitry-sur-Loire, cant. de Bourbon-Lancy, arr. de Charolles.

159. — Item, tiennent en ladite chastellenie, tant du fied dudit Bourbon, de Vitry, de Montperroux, que de franc alleuf, plusieurs autres rentes et revenues en valeur, chacun an, toutes charges desduites, de vijxx francs ij gros. Lesdits enffants fourniront deux hommes à cheval, c'est assavoir ung coustellier et ung homme de trait, et aussi ung homme de pied, habilliés comme dessus.

160. — Noble homme Phelippe de Semur (405) tient, à cause de sa femme, en ladite chastellenie, ung franc de taille que lui doict, chacun an, ung nommé Pontenier, lequel est du fied de Vitry et du rierefied dudit Bourbon, pour ce xx sols tournois.

161.— Noble homme Evrard de Marcilly (406) tient, en ladite chastellenie, sa terre et demaine du Breul (407), en fied dudit Bourbon, en valeur, chacun an, de iiij francs de rente ; item sa terre de Cressy (408), en ce comprinse la moitié de la justice partant avec le seigneur de Bernault (409), en valeur chacun an L livres tournois de rente, de franc alleuf, et ix livres tournois de rente, en ladite justice de Cressy, mouvant du fied de Montpéroux ; ainsi pour tout lxiij francs. Ledit escuier fournira ung homme de trait achevai, habillié comme dessus.

405. Philippe de Semur, écuyer, seigneur de Champagny et de Masoncle, eut un procès au bailliage de Charolles en 1517. (Dom Plancher, II, 407.) V. n° 12, 58, 65 et les notes.
406. V, n° 133 et la note. — En 1503, Hugues de Marcilly était seigneur du Breuil.
407. Le Breuil, com. de Maltat, cant. de Bourbon-Lancy, arr. de Charolles.
408. Cressy-sur-Somme, cant. d’Issy-l’Évêque, arr. d’Autun.
409. V. n° 49 et la note 6.


162. — Noble homme Hugues Nagu (410), seigneur de Faulain, tient en ladite chastellenie et en toute justice, sa place et seigneurie dudit Faulain (411), avec le demaine et appartenance d'icelle, en fled dudit Bourbon et en la valeur, chacun an, de c à vjxx livres tournois de rente. Led. escuier fournira deux hommes à cheval, c'est assavoir ung coustellier et ung de trait, habillié comme dessus.

163. — Damoiselle Jehanne de Brion (412) tient, en ladite chastellenie, pour elle et ses enffants et pour la vesve de feu Pierre de Brion, en lied dudit Bourbon, la Tour dudit Bourbon (413), avec le demaine et appartenance, en toute justice ; et semblablement la terre de Marcilly (414), lesquelles ne valent point plus de xij livres tournois de rente, jasois ce qu'elle les a baillié par la première déclaration, en valeur de xx liv. tournois de rente. Lad. damoiselle fournira ung homme de pied, habillié comme dessus.

164.— Damoisselle Katherine de Brion (415), femme de noble homme Marc Chambournay (416), tient en fied dudit Bourbon, en plusieurs menues parties, tant audit lieu de Brion que de Marcilly, xj livres tournois de rente.

165.— Noble homme Jehan de Baucheraul (417), tient en ladite chastellenie d’Uxeaul et baronnie de Bourbon, sur la terre de Sonnay et de Siseul (418), xxiij livres tournois de rente et la totale justice mouvant du fied de Vitry et du rière fied de Bourbon, en valeur, chacun an, de x livres tournois, par ce, pour tout, xxxiij livres tournois de rente. Ledit escuier fournira ung homme de pied, habillié comme dessus.

410. Hugues Nagu, d'une ancienne famille qui s'est illustrée en Bourgogne dans la robe et l’épée. (La Noblesse, p. 253. — Palliot, le Parlement, p. 139 et suiv.) — Philippe et Jean Nagu, frères, étaient seigneurs de Faulain en 1503.
411. Faulain, aujourd’hui Faulin, com. de Grury, cant. d'Issy-l’Évêque, arrond. d’Autun.
412. V. le n° 164.
413. La Tour, fief situé à Bourbon-Lancy. (Courtépée, III, 176.)
414. Marcilly-la-Gueurce, cant. et arr. de Charolles. — Il y avait une alliance entre les Brion et les Marcilly. (V. la Noblesse, Marcilly, p. 232.)
415. On trouve, en 1503, Antoine de la Noix, Morice de la Noix et Françoise de Brion, sa femme, dame de Boyvin.
416. Il y avait une alliance entre les Brion, les Chambornay et les Davout. [La Noblesse, v. Davout, p. 174.)
417. La famille de Beauchsreaul était d’origine autunoise. Lital de Beauchereaul, châtelain de Chazeu pour le cardinal Rolin, possédait une maison à Marchaux, en 1470.
418. Siseul, probablement Chizeuil, com. de Grury, cant. d’Issy-l’Évêque, arrond. d’Autun.

166.— Noble homme Claude de Colonges (419) tient, en ladite chastellenie et du fied dudit Bourbon, sa terre d’Onai (420), avec ses appartenances, en toute justice, en valeur, chacun an, toutes charges déduites, de xxx livres tournois. Ledit escuier fournira ung homme de pied, habillié comme dessus.

167. — Le seigneur de la Nocle tient, en ladite chastellenie, sa seignourie dudit lieu (421), en toute justice, laquelle paravant les guerres et divisions, souloit valoir c livres tournois de rente, mais à présent, pource que la plupart des rentes et revenus d’icelles sont assises en Nivernois, elle ne peust valoir plus de x livres tournois de rente.

168. — Honorable homme Henriet Jeannet, dudit Bourbon, tient en ladite chastellenie d’Uxeaul, du fied dudit Bourbon, ung quartier de prey en valeur, chacun an, de vj gros de rente ; item ung petit estang du fied de Brion (422), que peust valoir, chascun an, ung franc de rente ; ainsi, pour tout, xviij gros de rente.

169. — Noble homme Philibert de Bauchreaul (423) tient, en ladite chastellenie d’Uxeaul, la terre de Saint-Syacre (424) en toute justice, mouvant du fied dudit Bourbon, en valeur, chacun an, de xx livres tournois de rente, combien que, par la première déclaration, il l’ait baillé pour xxviij livres tournois.

419. Claude de Colonges, d’une ancienne maison que l’on trouve établie dans L’Autunois dès 1271. (la Noblesse, p. 163) et qui tirait probablement son nom de Collonge, autrefois paroisse de Saizy, aujourd’hui com. du cant. d’Epinac, arr. d’Autun.
420. Aunay-en-Bazois, cant. de Châtillon, arr. de Château-Chinon (Nièvre).
421. La Nocle, cant. de Fours, arr. de Nevers (Nièvre).
422. Brion, aujourd’hui Bryon, com. de Grury, cant. d’Issy-l’Évêque, arr. d'Autun.
423. V. n° 165, note 7.
424. Saint-Syacre, aujourd’hui Saint-Syagre, com. de Grury, cant. d’Issy-l'Évêque, arr. d’Autun.

170. — Item tient, en ladite chastellenie, plusieurs autres terres, rentes et revenus mouvant tant du lied dudit Bourbon que d'autres et tant en justice que de franc alleuf, revenans, chacun an, à la somme de vijxx livres tournois j franc vij bl. Ledit Philibert fournira deux hommes à cheval, c’est assavoir ung coustellier et ung de trait, et aussi ung homme de pied, habillié comme dessus.

171.— Agnez, vesve de feu Emard de Crissy, tient en fied dudit Bourbon, ij francs de rente que luy doivent chacun an Pierre et Jean du Solier sur le mex de Lurey, pour ce ij francs de rente.

172. — Item, de la Chèze tient, en ladite chastellenie, du fied dudit Bourbon, ung quartier de vigne que peust valoir chacun an xx sols tournois de rente.

173. — Les vénérables doyen et chappitre de l’église collégiale de Saint-Nicolas de la Prée-soubz-Arcy (425) tiennent en fied de mondit seigneur le duc, à cause de leur dite église, les terres et chevances de Noyères (426) et de Maulgarinne, ainsi qu’elles se comportent et extendent, en toute justice, et aussi plusieurs autres menues rentes, le tout en valeur chacun an de iiijxx livres tournois. Lesdits vénérables fourniront ung homme de trait à cheval, habillié comme dessus.

425. Saint-Nicolas de la Prée-sous-Arcy, église collégiale fondée pour douze chanoines, en 1288, par Hugues d’Arcy, évêque d’Atun, Guy, son frère, chanoine de la même église, et Jean, leur neveu, chambellan du duc. Ces deux derniers se réservèrent la nomination des chanoines en laissant à l’évêque celle du doyen. Leur nombre fut réduit à six par la perte des biens du chapitre, pillés par les huguenots. Le chapitre fut supprimé en 1757, uni à l’archidiaconé d’Autun et l’église démolie. — Aujourd'hui la Praye, com. de Bourbon-Lancy, arr. de Charolles. (Courtepée, III, 198. — Gagnare, Histoire de l’Église d’Autun, p. 136.)
426. Noyer, com. de Chalmoux, cant. de Bourbon-Lancy, arr. de Charolles.

174. — Honorable homme et saige maistre Hugues Salins, licencié en lois, tient en ladite chastellenie d’Uxeaul et baronnie dudit Bourbon, la terre et chevance d’Auppont (427) et ses appartenances en toute justice, mouvant du fied desdits vénérables de l’église de la Prée, en valeur, chacun an, de xiiij francs.

175. — Item, les trois quarts du disme d’Uxeaul (428), mouvant du fied des religieux de Saint-Pierre de Chalon (429), en valeur, chacun an, de iij francs iiij gros. Et avec ce tient par récompense, en fied dudit Bourbon, la terre d’Archambault de Villers (430) tenant party contraire à mondit seigneur, en valeur, chacun an, de xij livres tournois, lesquelles terres cy devant déclarées sont chargées, chacun an, envers Pierre de la Bonde de v francs, pour ce, cy déclaré, xxiv francs iij gros. Ledit maistre Hugues fournira, ung homme de pyed, habilité comme dessus.

176.— Noble homme Jehan de Ramilly (431) et ses frères et sœurs tiennent, en ladite chastellenie, du fied dudit Bourbon, iij francs de rente ou villaige de Monpelay (432), et ung autre franc près de Gilly, pour ce iiij francs.

427. Aupont, commune de Gilly-sur-Loire, canton de Bourbon, arrondissement de Charolles.
428. Uxeau, cant. de Gueugnon, arr. de Charolles.
429. Saint-Pierre de Chalon, abbaye fondée en 584 par Flavie, évêque de cette ville, possédait autrefois un prieuré à Uxeau ; l'abbé était patron, seigneur et décimateur de cette paroisse. (Courtépée, III, 174 et 225.)
430. V. n° 120 et la note. — Villers, probablement com, de Toulon-sur-Arroux.
431. V. n° 147 et la note. — Pierre de Ramilly était seigneur de Montpalais en 1503.
432. Monpelay, probablement Montpalais, com. de Grury, cant. d’Issy-l’Évêque, arr. d’Autun.

177. — Noble homme Henry d’Espiry tient, en ladite chastellenie, du fied de mon seigneur de Saint-Bris, à cause de Vitry-sur-Loire (433), et du rièrefied de Bourbon, sa terre de Fuy, avec le demaine et les appartenances, en valeur chacun an de vj livres tournois de rente.

178. — Noble homme Henry de Cret (434), seigneur de Valetez, tient en ladite chastellenie et du fied dudit Bourbon, les villaiges de Vendenesse (435), de Chassegneulx (436), et le Bois-de-Beaulmont en toute justice et en valeur, chacun an, de xv livres tournois. Et aussi la seignourie dudit Valetez (437), demaine et appartenances d’icelle, de franc alleuf et en justice, en valeur, chacun an, de xl livres tournois de rente, toutes charges desduictes, pour ce, pour tout, lv livres tournois de rente. Ledit escuier fournira ung coustellier à cheval, habillié comme dessus.

179. — Le seigneur de Beaulvoirs (438) tient par récompense, en la terre de Vitry-sur-Loire, la terre de Jehan de Varigny, seigneur de Varennes (439) , mouvant du fied dudit Vitry, en valeur, chacun an, de viij livres tournois.

433. Vitry-sur-Loire, cant. de Bourbon, arr. de Charolles.
434. Henri du Cret, frère de Jacques, gentilhomme savoisien, qui vint s’établir en France à la suite de Charlotte de Savoie, femme de Louis XI, mourut sans postérité.
435. Vendenesse-sur-Arroux, cant. de Gueugnon, arr. de Charolles.
436. Chassegneulx, aujourd’hui Chassigneux, com. de Vendenesse.
437. Valetez ou la Tour-de-Valette, lieu détruit, com. de Vendenesse-sur-Arroux.
438. Jean de Beauvoir, sire de Chastellux, fils de Claude, maréchal de France, et de Marie de Savoisy, avait suivi constamment le parti des ducs de Bourgogne, Il avait épousé Jeanne d’Aulnay dont il eut trois enfants : Philippe, qui continua la postérité ; Jean, étudiant en théologie, et Hélène, mariée successivement à Hector de Salazac et à Jean de Marbury. Jean de Beauvoir mourut en 1490. (Histoire généalogique de la maison de Chastellux, p, 107.) — Beauvoir, com. de Vendenesse-sur-Arroux, cant. de Gueugnon, arr. de Charolles.
439. Peut-être Varenne-Reuillon, cant. de Digoin, arr, de Charolles.


180. — Le seigneur de Montperroux (440) tient en ladite chastellenie d’Uxeaul, par récompense, la terre du seigneur de Quincey en valeur, chacun an, de xx livres tournois, du lied dudit Vitry. — Item, la terre de Jehan Girbault, dudit fied, en valeur de viij livres tournois. — Item, la terre des seigneurs de Raveaul, dudit fied, en la valeur de x livres tournois ; et la terre Honoré du Guet, mouvant dudit fied, en la valeur de iiij livres tournois, ainsi pour tout, xlij livres tournois. Ledit seigneur fournira deux hommes de pied, habilliés comme dessus.

181. — Et au regard de la terre de Din, en valeur chacun an de xij livres tournois de rente, elle est en débat pour cause et raison de commise et de récompense entre le seigneur dudit Vitry (441) et mondit sieur le bailly de Charollois, pour défaut de fied non fait.

182. — Nobles hommes Jehan et Hugues de Saint-Amour (442), seigneurs de Chipierre (443), et Guillaume Choux (444), tiennent au lieu de Cronay (445), du fied dudit Vitry, xx livres tournois de rente. C’est assavoir lesdits seigneurs x livres et ledit Guillaume Choux, les autres x ; pour ce xx livres tournois de rente. Lesdits escuiers fourniront ung homme de pied, habillié comme dessus.

183. — Nobles hommes Jehan et Claude Choux (446), seigneurs de Roichefort (447), tiennent en ladite chastellenie d'Uxeaul, en fied dudit Bourbon, la moitié de la justice de Taix (448) en valeur, chacun an, de xvj gros et demi.

440. Guyot de Dyo, mari de Catherine de Bourbon. (Courtépée, III. 195.)
441. Vitry-sur-Loire, cant. de Bourbon-Lancy, arr. de Charolles.
442. C'est par une alliance avec les Saint-Amour que les Damas-Marcilly devinrent seigneurs de Cypierre. (V. la Noblesse, v° Damas; Courtépée, III. 75.)
443. Chipierre, aujourd’hui Cypierre, com. de Volesvres, cant. de Paray-le-Monial, arr. de Charolles.
444. Guillaume Choux. — Dès 1280, il existait une famille de ce nom à La Motte-des-Choux, lieu détruit de la com. de Mesvres, chef-lieu de cant., arrond. d’Autun. (V. n° 183 et 186, et les Annales historiques du prieuré de Mesvres, par M. An. de Charmasse, dans les Mém. de la Société Éduenne, 1877, nouvelle série, t. VI, p. 363.)
445. Cronay, aujourd'hui Cronat, com. de Marly-sous-Issy, cant. d’Issy-l’Evêque, arr. d’Autun.
446. V. n° 182 et la note 4.
447. Rochefort, com. de Vendenesse-s.-Arroux, cant. de Gueugnon, arr. de Charolles.
448. Taix, com. de Maltat, cant, de Bourbon-Lancy, arr. de Charolles.

184. — Item, plus autres rentes et revenus, tant du fied dudit Bourbon, de la Bouloye (449) que de franc alleuf, que peuvent valoir chacun an lxiiij francs viij gros et demi. Lesdits escuiers fourniront ung homme de trait à cheval, habillié comme dessus.

185. — Noble homme Robert de Villainnes (450) tient en fied dudit Bourbon, l’autre moitié de la justice de Taix, en valeur chacun an de xvij gros et demi.

186. — Noble homme Guillaume Choux (451) tient, en ladite chastellenie d’Uxeaul, tant du fied du seigneur de Vitry, des religieux, abbé et couvent de Saint-Pierre de Chalon (452), comme de très révérend père en Dieu, monsieur le cardinal et évesque d’Ostun (453), à cause de sa seignourie d’Issy-l’Evesque (454), en toutes revenues xxj livres de rente. Ledit escuyer fournira ung homme de pyed, habillié comme dessus.

187. — Nobles hommes Ylaire et Pierre de Montmorillon (455), seigneurs d’Eschanlez (456), tiennent en ladite chastellenie d’Uxeaul, du fied dudit Bourbon, leur seigneurie dudit Morillon (457) et certaines autres revenues, en franc alleuf et justice, montant pour tout, chacun an, à liij francs et demi de rente. Lesdits escuiers fourniront ung coustellier à cheval, habillié comme dessus.

449. La Boulaye, cant. de Mesvres, arr. d’Autun.
450. Robert de Villaines, d'une famille ayant possédé de nombreux fiefs en Bourbonnais. (Soultralt, p. 307.)
451. V. n° 182 et 183, et les notes.
452. V. n° 175 et la note.
453. Jean Rolin, troisième fils de Nicolas Rolin, chancelier de Bourgogne, et de Marie de Landes, évêque d’Autun de 1436 à 1483, créé cardinal par le pape Nicolas V, du titre de Saint-Étienne de Cœlioo monte. 454. Issy-l’Évêque, chef-lieu de cant., arr. d’Autun. — Cette terre avait été unie à l’évêché d’Autun dès le neuvième ou le dixième siècle. 455. Ylaire et Pierre de Montmorillon, fils d'Antoine, qui épousa, avant 1439, Louise d’Eschanley, propriétaire de la baronnie de ce nom.
456. Eschanley, aujourd’hui Essanley, com. et cant. de Gueugnon, arr. de Charolles.
457. Morillon, autrefois paroisse, aujourd’hui com. de la Motte-Saint-Jean, cant. de Digoin, arr. de Charolles

188. — Noble homme Philibert de Torcy (458) et ses sœurs tiennent, en ladite chastellenie d’Uxeaul et en Réaulté, leur terre de Perrigny (459) en toute justice, du fied d’lssy-l’Évesque, en valeur chascun an, toutes charges desduites, de xxiiij liv. tournois de rente. — Item tiennent le villaige de Quignoles, en toute justice du fied de Vevre (460), en valeur, chacun an, de xij livres tournois, ainsi pour tout, xxxvj livres tournois de rente. Ledit escuier et ses sœurs fourniront ung homme de pied, habillié comme dessus.

189. — La terre et seignourie de Chancery (461) mouvant du fied d’Issy-l’Evesque, en laquelle a toute justice, assise en ladite chastellenie d’Uxeaul, vaut chacun an, toutes charges desduictes, xxx livres tournois de rente, sur laquelle Guillaume Choux (462), escuier, prant ung tiers et le seigneur d’Oyé (463) et ses frères et sœurs l’autre tiers, pour ce xxx livres tournois. Lesdits seigneurs fourniront ung homme de pied, habillié comme dessus.

190. — Noble homme Symon de Villeneusve (464), seigneur de la Tour-du-Bost-sur-Arroul (465), tient en ladite chastellenie d'Uxeaul, de franc alleuf et en justice ladite Tour, demaine et appartenances d'icelle, en valeur chacun an de xv livres tournois. — Item, tient en lied du seigneur de Montmort et en rière fied de mondit seigneur, à cause de son chastel de Montcenis, xxiij livres de rente, à luy deues chacun an es villaiges de Vendenesse (466), Gueugnon (467), Rigneux (468) et de Montigneux (469), pour ce xxxviij livres tournois de rente. Ledit escuier fournira, idem (sic).

458. Philibert de Torcy, d'une famille qui a pris son nom de la seigneurie de Torcy, au bailliage de Montcenis.
459. Perrigny, com, et cant. d’Issy-l’Evêque, arr. d’Autun.
460. Quinoles et Vesvre, hameaux de la com. de Neuvy, cant. de Gueugnon, arr. de Charolles.
461. Chancery, com. et cant. d'Issy-l’Evêque.
462. V. n° 182, 183 et 186.
463. Pierre de Luzy, baron d’Oyé, devint seigneur de Chancery en 1393 ; ses descendants possédèrent ce fief, au moins en partie, jusqu’en 1477. (V. n° 77 et la note 4.)
464. Simon de Villeneuve appartenait sans doute à une famille du Lyonnais, qui a fourni un président au parlement de Bourgogne. (Palliot, p. 151. — Laroche-Lacarelle, II, 125 et 423.)
465. La Tour-du-Bost-sur-Arroul, aujourd'hui la Tour-du-Bois, com, d’Uxeau, cant. de Gueugnon.
466. Vendenesse-sur-Arroux, cant. de Gueugnon.
467. Gueugnon, chef-lieu de cant., arr. de Charolles.
468. Rigneux, aujourd’hui Rigny-sur-Arroux, cant. de Gueugnon.
469. Montigneux, aujourd’hui Montigny, com. d’Uxeau, cant. de Gueugnon.

191. — Noble homme Phelippe de Bourbon (470), seigneur de Montperoux (471), tient sadite seignourie du ressort de Saint-Pierre-le-Moustier (472) et du lied de monsieur l’évesque d’Ostun (473), en valeur chacun an de c livres tournois de rente, y comprinses plusieurs rentes assises en la chastellenie d’Uxeaul, ès lieux du Cerne, de la Chapelle-au-Men (474), Neufvy (475), au Crot (476), à Siège (477), à Ginay (478) et à Cressey (479), le tout en sa justice, pour ce c livres tournois de rente. Ledit seigneur fournira deux hommes à cheval, c’est assavoir ung de trait et ung coustellier, habilliés comme dessus.

192. — Le seigneur de Colon, tenant party contraire à mondit seigneur, tient ou parochaige de Chalemoux (480), assis en ladite chastellenie d’Uxeaul, viij francs ix gros de rente du fied ou rière fied de mondit seigneur, mais lequel des deux lesdits commis n'ont peu bonnement savoir, à luy deues chacun an, c'est assavoir iiij francs par Mathey Pynot, aultres iiij livres tournois par les Robos, et lesdits ix gros par Estienne Baulquère, pour ce viij francs ix gros.

470. Les Bourbon, seigneurs de Montperroux depuis 1270, entrèrent aux États de Bourgogne en 1355. (Courtépée, III, 195. — La Noblesse, p. 135.)
471. Montperroux, com. de Grury, cant. d'Issy-l’Évêque, arr. d’Autun. — En 1503, Jean, palatin de Dyo, en était seigneur.
472. Saint-Pierre-Ie-Moutier, chef-lieu de cant., arr. de Nevers (Nièvre).
473. V. n° 186 et les notes.
474. La Chappelle-au-Men, aujourd'hui la Chapelle-au-Mans, cant. de Gueugnon, arr. de Charolles.
475. Neufvy, aujourd’hui Neuvy, même canton.
476. Le Crot, com. de Neuvy.
477. Siège, Siergue, aujourd’hui Cierge, com. de Neuvy.
478. Ginay, com. de Grury, cant. d’Issy-l’Évêque, arr. d’Autun.
479. Cressey, aujourd'hui Cressy-sur-Somme, même canton.
480. Chalmoux, cant. de Bourbon-Lancy, arr. de Charolles.

193. — Et au regard de la terre et seignourie d'Issy-l’Evêque (481), appartenant à très révérend père en Dieu monsieur le cardinal évesque d'Ostun (482) lesdits commis n'ont rien pu sçavoir de la valeur, quelque diligence ne demande qu’ils en aient peu ne ceu faire es officiers dudit monsieur le cardinal, estant auxdits Issy et Ostun.

En la chastellenie de Roussillon (483).

194. — Noble homme Liénard de Charnaul (484), seigneur de Bussy et de Champsery, tient en Fied de mondit seigneur sadicte seignourie de Bussy (485), avec ses appartenances en toute justice, que peust valoir ung chacun an, toutes charges desduictes, xxj livres tournois de rente.

195. — Item oultre plus, tient ledit Liénard de Charnault, en fied de mondit seigneur, une partie du village de Champsery (486), qui peust valoir, par communes années, toutes charges desduites, viij sols iiij deniers tournois.

196. — Item plus tient ledit Liénard, en fied de mondit seigneur, ou village de Dron (487), iiij livres tournois.

481. Issy-l’Évêque, chef-lieu de cant., arr. d’Autun.
482. V. n° 186 et les notes.
483. Roussillon, cant. de Lucenay-l’Évêque, air. d’Autun.
484. « Claudine d’Écharnaulx (sic) porta le fief de Bussy en partie à Jean de Clugny, qui acheta le reste de son beau-frère, en 1480. » (Baudiau, le Morvand, II, 452.)
485. Bussy, com. d’Anost, cant. de Lucenay-l’Évêque, arr. d’Autun.
486. Champcery, com. et cant. d’Issy-l’Évêque.
487. Dront, com. d’Anost.

197. — Item plus tient, sur ung mex assis à la Chaulme (488), lxij sols vj deniers tournois.

198. — Item, tient en lied de mondit seignour, à cause de Roussillon (489), sur un mex assis au Perron (490), xlviij sols ix deniers tournois. Ledit escuier fera ung homme de pied, habillié comme dessus.

199. — Noble seigneur, messire Jehan de Clugny (491), chevallier, seigneur de Villers (492), tient ladite seigneurie de Villers de franc alleuf en toute justice, en valeur par communes années, chascun an xxx livres tournois de rente.

200. — Item tient en la prevostey de Manlay (493), le village de Buy (494) en toute justice, du fied de mondit seigneur, en valeur, chacun an, de xiij livres tournois de rente. Ledit chevalier fournira deux hommes de pied ou ung coustellier à cheval, lequel il lui plaira, habilliez comme dessus.

488. La Chaume, même commune.
489. Roussillon, cant. de Lucenay-l’Évêque.
490. Le Perron, com. de Blanot, cant. de Liernais, arr. de Beaune (Côte-d'Or).
491. Jean de Clugny, mari de Guyotte de Bèze.
492. Villers, aujourd’hui le Villard, com. d’Anost.
493. Manlay, cant. de Liernais, arr. de Beaune (Côte-d’Or).
494. Buy, com. de Chissey, cant. de Lucenay-l’Évêque.

201. — Noble seigneur messire Michiel de Chaugy (495), chevalier, seigneur de Chissey (496), tient en fied de mondit seigneur, de cinq parties de la chastellenie de Roussillon, les deux, aussi les terres et preys de Montruil et de la Buxière (497) avec certains mex assis ou villaige de la Chasée(498), que peuvent valoir, toutes charges desduictes, par communes années ijc livres tournois de rente.

202. — Item tient ledit chevalier sa seignourie dudict Chissey (499), en toute justice, du fied de monseigneur, en valeur chacun an (en blanc).

203. — Item, sa terre et seignourie de Savigny (500), avec l’estang et demaine, assise en la chastellenie des Planches (501), mouvant du fied de Nivernois, en valeur chacun an de (en blanc).

204. — Item le douhaire de sa femme, assis sur la seignourie de Mennessère (502) en ladite chastellenie de Roussillon, en valeur chacun an de Ixxv livres tournois.

205. — Item, tient en ladite chastellenie la moitié du bois de Montruil (503), en valeur chacun an de lx sols tournois de rente. Ledit chevalier fournira deux hommes d'armes et un coustellier, habilliés comme dessus.

495. Michel ou Micliaud de Chaugy, surnommé le Brave, seigneur de Chissey, conseiller et chambellan du duc, son premier maître d’hôtel, bailli de Mâcon en 1465, conseiller et chambellan du roi après la réunion du duché, et chevalier d’honneur au parlement de Bourgogne en 1477, avait été autorisé à timbrer son écu d’un casque d’or, taré de front, surmonté d’une couronne royale, comme les enfants de France. « I’ay fait tous mes efforts de sçavoir pourquoy il portoit cette couronne royale, sans que i’aye sceu donner cette satisfaction à la curiosité du lecteur, » (Palliot, le Parlement de Bourgogne, p. 122.) Il avait épousé Laurette de Jaucourt, veuve en premières noces de Geoffroy de Clugny et mère de Jacques et de Claude de Clugny. (V. plus bas, n" 228 et 230.) Michaud de Chaugy fut inhumé dans le chœur de la Sainte-Chapelle de Dijon. — En 1503, Jacques de Chaugy était seigneur de Chissey et de Vaulxery.
496. Chissey, cant. de Lucenay-l’Évêque.
497. La Bussière, com, d’Anost, cant, de Lucenay-l’Évêque.
498. La Chasée, com. d’Étang-sur-Arroux, cant. de Saint-Léger-sous-Beuvray, arr. d’Autun.
499. V. plus haut, n° 201.
500. Savigny, com. d’Étang-sur-Arroux.
501. Les Planches, paroisse d’Étang, hameau disparu. — Le vierg d’Autun avait la justice haute, moyenne et basse, civile et criminelle, en première instance seulement, sur certains domaines appartenant à la ville, et notamment sur la châtellenie des Planches.
502. Menessaire, cant. de Liernais, arr. de Beaune (Côte-d’Or).
503. V. n° 201.

206. — Noble dame, dame Biétrix Milot, vesve de feu noble seigneur messire Jehan de Marrey, chevalier, jaidis seigneur dudit lieu, et Jehan de Marrey, escuier, son filz, tiennent en fied de mondit seignour ladite seignourie de Marrey (504) avec certaines autres rentes, censes et redevances, acquises japieça par ledit chevalier, qui peuvent monter, ung chacun an, par communes années, c livres tournois. Ladite dame fournira ung coustellier à cheval et ung homme de pyed, habilliés comme dessus.

207. — Discrète personne messire Pierre Laviset (505), prebstre, chanoine de Notre-Dame du Chastel d’Ostun, tient de franc alleuf en toute justice, le villaige du Creux (506), ensemble ses appartenances, que peust valoir, toutes charges desduictes, ung chascun an xij fivres tournois.

208. — L'infirmier de l'abbaye de Saint-Martin d’Ostun, tient le villaige de Dron (507) en partie, de franc alleuf et justice moyenne et basse, que peust valoir par communes années, toutes charges desduites, chacun an xij livres tournois.

209. — Les chevaliers de l'ordre de Saint-Jehan de Jherusalem tiennent, un chacun an, ou villaige de Dron, xl sols tournois de rente.

210. — Noble homme Claude de Moroges (508), seigneur de Villebeuf, tient ladite seigneurie de Villebeuf (509), et ses appartenances en justice moienne et basse, mais s’elle est du fied de mondit seigneur ou de franc alleu, n'en sait riens, qui peust valoir pour commune année, xviij livres tournois.

504. En 1514, Jean Millot, licencié ès lois, bailli du temporel de l'évêché d’Autun, issu de bons et notables parents et lignée, reçut des lettres de noblesse sur la supplication de l’évêque d’Autun. (D’Arbaumont, les Anoblis de Bourgogne, n° 112.) — Le petit fief de Marrey, com. de Cussy-en-Morvan, était possédé, dès le douzième siècle, par une famille de ce nom. Jean I, qui épousa Béatrix Milot, parut au mariage de Gaucher III de Courvol, en 1401. Jean II, son fils, laissa la terre de Marrey à l’une de ses filles, Suzanne, mariée à Claude de Chaugy. (V. plus bas, n° 226 et 227.)
505. Ce Pierre Lavisé « mal nommé, parait-il, car on le dit simple homme et peu lettré, capable seulement de solliciter » était au nombre des chanoines de Notre-Dame d’Autun qui furent persécutés par le cardinal Rolin et dont M. Bulliot a retracé les perplexités. (V. Jehan Drouhot, curé de Saint-Quentin, dans les Mém. de la Soc. Éd., nouv. série, t. X, p. 301 et suiv.)
506. Le Creux, com. d’Anost.
507. Dron, com. d’Anost. — La cure d’Anost était un bénéfice dépendant de l’abbaye de Saint-Martin d’Autun, de l’ordre de Saint-Benoît, fondée en 592 par la reine Brunehaut.
508. La famille de Moroges tirait son nom de la terre de ce nom, sise au bailliage de Chalon.
509. Villeboeuf, com. de Cussy, cant, de Lucenay-l’Évêque.

211. — Item tient ledit seigneur de Villebeuf, au lieu de Juisoz-Maillart, vj gros et certaine quantité d’aveine en justice, pour vj gros. Ledit escuier fournira ung homme de pied, habillié comme dessus.

212. — Noble homme Guillaume de la Bouthière (510), tient ou villaige de Bouaulx (511), du fied de mondit seigneur, toutes charges desduites, vij francs ij gros.

213. — Le seigneur d’Ampnisy, tenant party contraire à mondit seigneur, tient en fied de mondit seigneur le villaige et seigneurie de Visegneroux (512), qui peust valoir par communes années, xx livres tournois. Ledit seigneur fournira ung homme de pied, habillié comme dessus.

214. — Le seigneur de Genetine (513), tenant aussi party contraire à mondit seigneur, tient en fied de mondit seigneur, sur Jehan Charlot et Jehan Gaudot, de Fretoy (514), vint sols tournois.

La Prevosté de Manlay (515).

215. — Noble homme Bernart de Cussigny (516), seigneur de Vianges, tient en rièrefied de mondit seigneur et en fied des vénérables doyen, chappitre d’Ostun, la place et maison forte dudit Vianges (517), avec les premiers foussés et les membres et appartenances d'icelle place, de franc alleuf, en toute justice et jurisdictions, que peust valoir, par communes années, toutes charges desduites, la somme de lxviij livres x blancs. Ledit escuier fournira ung homme de trait à cheval, habillié comme dessus.

510. Le fief de la Bouthière, com. de Saint-Léger-sous-Beuvray, a donné son nom à une famille qui le possédait déjà en 1326 et qui entra aux États généraux de Bourgogne en 1557.
511. Bouaulx, aujourd’hui les Bouaux, com. de Cussy, cant. de Lucenay.
512. Visegneroux, aujourd’hui Vignerux, com. de Cussy, cant. de Lucenay.
513. Cette famille tirait son nom de la seigneurie de Génestines, en Bourbonnais. (Soultrait, Arm. du Bourbonnais, p. 177.)
514. Frétoy, com. de Cussy.
515. Manlay, cant. de Liernais, arr. de Beaune (Côte-d’Or).
516. La terre de Vianges passa aux Cussigny par l’alliance de Jeanne de Montille, fille de J. et d’Oudotte de Vianges, avec P. de Cussigny.
517. Vianges, cant. de Liernais, arr. de Beaune.

216. — Noble homme Girart de Brasier (518), seigneur dudit lieu, tient ladite seignourie de Brasier (519), ensemble ses appartenances, en franc alleuf, en toute justice et jurisdiction, que peust valoir ung chascun an, c livres tournois de rente. Ledit escuier fournira deux hommes à cheval, c’est assavoir ung de trait et ung coustellier, habilliez comme dessus.

217. — Noble dame, dame Jehanne de Genost, dame de Voudenay et ses enffans, tiennent en fied de mondit seigneur le duc, en toute justice, ladite seignourie de Voudenay (520), avec ses membres et appartenances, que peust valoir, par communes années, la somme de vje livres tournois. Ladite dame Jehanne et ses enffants fourniront deux hommes d’armes, montés et habilliés comme dessus.

218. — Noble homme Hugues de Clugny (521), seigneur de Conforgien, tient ladite seignourie de Conforgien (522), de franc alleuf, en toute justice, que peust valoir par communes années, la somme de xl livres tournois de rente.

518. Girard de Brasiers était fils de Guyot, seigneur du lieu, et de Catherine de Bernault, dame de Savigny-l’Étang. Il faisait partie de la compagnie de Claude de Blaisy, seigneur de Couches, dont la montre fut passée à Mâcon le 1er septembre 1472. Cette famille, qui possédait la terre de Brazey dès 1160, a fourni deux abbesses de Saint-Jean-le-Grand d'Autun : Jeanne de Brasiers (1332-1360} et Alips de Brasiers (1403-1427). — Armoiries : de gueules à la croix d'hermines.
519. Brazey-en-Morvan, cant. de Liernais, arr. de Beaune.
520. Voudenay, cant, d’Arnay-le-Duc, arr. de Beaune. En 1503, le seigneur de Voudenay était noble Jacques de Maulain. (V. n° 38.)
521. Hugues de Clugny, fils de Henri et de Pernette Coulot de Chalonge, était capitaine du château de Riveau d’Autun, conseiller, écuyer d’écurie du duc de Bourgogne, bailli d'épée d’Autun et de Montcenis (1467-1475), chambellan de Louis XI, chevalier, seigneur de Conforgien, des Fours et autres lieux ; il avait épouse Louise de Sainte-Croix. (V. Mém. de la Soc. Éduenne, 1844, p. 114. — Généalogie de la maison de Clugny, prouvée contradictoirement sur la foi des auteurs et des titres; Dijon, Michard, in-f°, p. 201. — Généalogie de la maison de Clugny, par M. de Sautour ; Amsterdam, MDCCXIV, in-f°, p, 35.) — Son fils Louis était seigneur de Conforgien en 1503.
522. Conforgien, com. de Saint-Martin-de-la-Mer, cant. de Liernais, arr. de Beaune.


219. — Item mais tient ledit seigneur de Conforgien, le villaige de Beaulmont (523), en toute justice du rièrefied de mondit seigneur et du fied de monsieur le cardinal et évesque d’Ostun, à cause de son eveschié, que peust valoir chascun an xl livres tournois. Ledit escuier fournira ung coustellier à cheval et ung homme de pied, habilliez comme dessus.

220. — Noble homme Girart de Fontètes (524), seigneur de la Mothe-d’Aligny (525) tient en rièrefied de mondit seigneur, et du fied du seigneur d’Illan (526), ladite Mothe en toute justice, que peust valoir par communes années, la somme de iiijxx livres tournois. Ledit escuier fournira, idem (sic)

221. — Noble homme Jehan de Buxeul (527), seigneur de la Tour-d’Aligny (528), près de ladite Mothe, tient icelle Tour, avec ses appartenances, en toute justice du fied de Liénas (529), mouvant ou fied de Nivernois, qui peust valoir par communes années xx livres tournois de rente. Ledit escuier fournira ung homme de pied, habillié comme dessus.

523. Beaumont, com. d’Alligny-en-Morvan, cant. de Montsauche, arr. de Château-Chinon (Nièvre).
524. Girart de Fontète, issu d’une ancienne famille du Charollais, était fils de Jean, alias Jacques et de N. d’Alligny. (V. Baudiau, II, 26 et 27.) — Georges de Fontète était seigneur de la Motte en 1503.
525. La Motte, com. d’Alligny-en-Morvan.
526. Illan, aujourd’hui Island, cant. et arr. d’Avallon (Yonne). — En 1503, lllan était possédé par Jeanne de Chaumery, veuve de noble Charles d’Estinville.
527. Buxeul, ancienne famille du Charollais entrée aux États de Bourgogne en 1417 et qui a fourni un bailli d’Autun.
528. La Tour-d’Alligny, plus tard la Tour-d’Ocle, hameau de la com. d’Alligny.
529. Liénas, aujourd’hui Liernais, chef-lieu de cant., arr. de Beaune.

222. — Noble homme Jehan de Thoisy (530) seigneur de Pancière (531) et de Chasseignes (532), près de Moux (533), [tient lesdites seigneuries] de franc alleuf, en toute justice, que peuvent valoir, par communes années lx livres tournois. Ledit escuier fournira ung homme de trait à cheval, habillié comme dessus.

223. — Noble homme Jehan des Baugiz (534), seigneur de Reclesnes en partie, tient ou paroichaige dudit Reclesne (535), en toute justice, haulte, moyenne et basse, sadite maison des Baugiz, avec plusieurs héritaiges illec assis, estans du fied de Dracy-Saint-Loup (536), réservés v francs de rente, de franc alleuf, montant le tout à lx livres tournois. Ledit escuier fournira, idem (sic).

224. — Noble homme Symon Lombart (537), seigneur de Regloy (sic), tient ladite seigneurie de Reglois (sic) (538) de franc alleuf, en toute justice, que peust valoir, par communes années, xl livres tournois de rente. Ledit escuier fournira deux hommes de pied, habilliés comme dessus.

225. — Noble seigneur, messire Hugues de Thoisy (539), chevalier, seigneur de la Mothe-de-Chissey, tient du fied de monseigneur, en toute justice, ladite seigneurie de ladite Mothe-de-Chissey (540), et peust valoir, par communes années, vjxx livres tournois. Ledit chevalier fournira deux hommes à cheval, c’est assavoir ung coustellier et ung de trait, habilliés comme dessus.

530. Cette famille avait été anoblie en 1422 par-Philippe le Bon, duc de Bourgogne. Fils de Pierre, bailli d’Autun et de Montcenis, Jean de Thoisy épousa Jeanne Rolin. (Armorial de la Ch. des comptes, p. 7 et 8.) (V. n° 27 et 225.)
531. Pancière, aujourd’hui Pensière, com. d’Alligny.
532. Chasseigne, aujourd’hui Chassagne, com. de Moux.
533. Moux, cant. de Montsauche, arr. de Château-Chinon (Nièvre).
534. La famille des Baugis tirait son nom de la terre de ce nom, située sur la paroisse de Reclesne. — En 1503, on trouve Jean de Franay, seigneur des Baugis.
535. Reclesne, cant. de Lucenay-l’Évêque, arr. d’Autun.
536. Dracy-Saint-Loup, cant. et arr. d’Autun.
537. En 1356, Guillaume Lombard, bourgeois d’Autun, reprit en fief Reglois de l’évêque d’Autun. En 1402, Simon, Richard et Jean Lombard firent le dénombrement de cette terre.
538. Reglois, com. d’Ailigny.
539. L’abbé Baudiau (le Morvand, III, 463) dit que Geoffroy de Thoisy, fils de Renaud, vendit la Motte-de-Chissey au chapitre d'Autun, en 1470. Cependant, en 1474, Hugues de Thoisy en était encore seigneur. Nous n’avons pu établir sa filiation. (V. n° 27 et 222.)
540. La Motte-de-Chissey, lieu détruit, com. de Chissey-en-Morvan, cant. de Lucenay-l'Evêque, arr. d’Autun.

226. — Noble homme Jehan de Marrey (541) tient en rièrefied de mondit seigneur et du fied de ladite Mothe-de-Chissey, toutes charges desduites, la somme de lx sols tournois de rente.

227. — Item, plus tient ledit Jehan de Marrey, escuier, un meix en rièrefied de mondit seigneur et du fied des seigneurs de Menessère, que peust valoir, par communes années, viij livres tournois de rente.

228. — Nobles seigneurs messires Jacques de Clugny, chevalier, et Claude de Clugny (542), son frère, tiennent en fied de mondit seigneur, la seignourie de Menessère, en toute justice, que peust valoir par communes années c liv. tournois.

229. — Item, plus tiennent lesdits seigneurs de Menessère (543), du fied de mondit seigneur, en toute justice, la seignourie de Moux (544), que peust valoir par communes années, xxx livres tournois.

230. — Item plus tiennent lesdits seigneurs de Menessère, du fied de mondit seigneur, en toute justice, la seignourie de Russel (545), qui peust valoir tous les ans xx livres tournois ; desquels revenues dessus déclarées, monsieur de Chissey liève la moitié à cause de sa femme (546), mère desdits seigneurs de Menessère, pour ce, pour ladite moitié, lxv livres tournois. Lesdits frères fourniront deux hommes à cheval, c'est assavoir ung coustellier, ung de trait, montés et habilliés comme dessus.

541. V. plus haut, n° 206.
542. Jacques et Claude de Clugny étaient fils de Geoffroy et de Laurette de Jaucourt, laquelle épousa en secondes noces Michaud de Chaugy. (V. plus haut, n° 201.) Jacques, échanson du duc de Bourgogne, épousa Adrienne de Nevers. En 1503, il était âgé d'environ soixante ans, ou environ. Il mourut en 1507.
543. Menessaire, cant. de Liernais, arr. de Beaune.
544. Moux, cant. de Montsauche, arr. de Château-Chinon.
545. Russel, aujourd’hui Ruisselle, com. de Chissey, cant. de Lucenay, arr. d’Autun.
546. Laurette de Jaucourt, vv de Michaud de Chaugy, (V. plus haut, n° 201 et 228.)

231. — Noble seigneur messire Guillaume de Villers (547), chevalier, seigneur d’Igornay (548), tient en fied de mondit seigneur, sa terre et seignourie dudit lieu, avec ses appartenances, en toute justice, que peust valoir, par communes années, iijc livres tournois de rente. Ledit chevalier fournira ung homme d’armes, vestu et habillié comme dessus.

232. — Nobles hommes Symon de Loiges (549), seigneur de la Bouloye (550), et Hugues Rabustin (551), seigneur d’Espiry (552), tiennent en fied de mondit seigneur, par récompensation faite par iceluy seigneur, la terre et seigneurie de Dracy-Saint-Loup (553), avec ses appartenances, en toute justice haulte, moyenne et basse, en valeur chacun an, toutes charges desduites, vjc livres tournois de rente. (Blanc.) fourniront deux hommes d’armes, montés et habilliez comme dessus.

547. Guillaume de Villers-la-Faye, maître d’hôtel du duc, fondateur des Cordeliers d’Autun, où il fut inhumé en février 1499. Aimée de Baissey, sa veuve, dame d’Igornay en 1503, mourut le 18 octobre 1509.
548. Igornay, cant. de Lucenay. arr. d'Autun.
549. Simon de Loges, chambellan de Louis XI et grand gruyer de Bourgogne, fit construire, vers la fin du quinzième siècle, la chapelle du prieuré du Val-Saint-Benoît. Il avait épousé Françoise d’Amanges, qui était veuve en 1503. (V. n° 24 et 248, et les Mém. de la Soc. Éduenne, 1837, p. 154.)
550. La Boulaye, cant. de Mesvres, arr. d’Autun.
551. Hugues, fils d’Amé et de Claude de Traves, épousa Jeanne de Montagu, dont il eut vingt-deux enfants, entre autres Cyprien et Claude, seigneurs d’Épiry et de Sully en 1503. Cyprien mourut sans avoir été marié. Claude, l'ainé, qui épousa Barbe Damas, fut chambellan de Charles VIII et de Louis XII, et colonel général des Suisses. (Hist. généal., p. 40 et suiv. — V. aussi n° 240.)
552. Épiry, com. de Saint-Émiland, cant. de Couches-les-Mines, arr. d’Autun.
553. Dracy-Saint-Loup, cant. et arr. d’Autun. — En 1503, George de la Trémoille, chevalier, grand chambellan du roi au duché de Bourgogne, était seigneur de Dracy.

Manque page 156

... aussi seignour de Tintry, en partie, tient en rière fied de mondit seignour et en fied de Coulches (554) sadite seignourie de Tintry (555) en toute justice, que peust valoir, par communes années, xxx livres tournois de rente. Ledit chevalier fournira ung homme de pyé, habillié comme dessus.

243. — Noble homme Odille de Montjeu (556), seigneur de Sivry, tient sadite seigneurie de Sivry (557) de franc alleuf en toute justice, ensemble certaines rentes qu'il ait à Tintry, estant du rièrefied de mondit seigneur et du fied de monsieur de Coulches, qui peult monter tous les ans, tout comprins, ensemble à vijxx x livres tournois.

244. — Item mais, tient en fied de mondit seigneur sa maison assise audit Ostun (558), en toute justice, que peust valoir chacun an, par communes années, iiijxx livres tournois.

245. — Item plus tient la seignourie de Montbuffault (559), de franc alleuf en toute justice, que peust valoir chacun an, par communes années, iiijxx livres tournois.

246. — Item mais, tient ledit seignour de Syvry, la terre et seignourie de Marolles (560), du fied de la Roche de Millay (561), en toute justice, que peust valoir, par communes années, x livres tournois.

554. Couches-les-Mines, chef-lieu de canton., arr. d’Autun.
555. Tintry, cant. d’Épinac, arr. d'Autun.
556. Odile de Montjeu, fils aîné de Jean et de Philiberte Pioche, épousa Antoinette du Bos, qui lui apporta la seigneurie de Sivry. Il était aussi seigneur d’Aunay et de Montjeu-en-Autun. (Doret et de Monard, Montjeu et ses Seigneurs, p. 76)
557. Sivry, com. de Saizy, cant. d’Épinac, arr. d’Autun.
558. C'est ce qui constituait le fief de Montjeu-en-Autun. La maison seigneuriale était située à l’angle formé par la rue de Riveau et la ruelle Saint-Georges.
559. Montbuffaut, com. d’Étang, cant. de Saint-Léger-sous-Beuvray, arr. d’Autun.
560. Marolle, com. de Saint-Didier-sur-Arroux, cant. de Saint-Léger-sous-Beuvray.
561. La Roche-Milay, cant. de Luzy, arr. de Château-Chinon (Nièvre).

247. — Item oultre plus, tient ledit seignour de Sivry, sa seignourie de Montgachot (562) de franc alleuf en toute justice, que peust valoir par communes années x livres tournois. Ledit escuier fournira ung homme d’armes et ung homme de pied, habilliez comme dessus.

248. — Noble homme Hugues de Loiges (563), seigneur dudit lieu, tient sadite seignourie de Loiges (564), du fied de mondit seigneur, en toute justice, que peust valoir, par communes années, la somme de ijc livres tournois. Ledit escuier fournira trois hommes à cheval, c’est assavoir deux coustelliers, et ung de trait, et aussi ung homme de pie, habilliez comme dessus.

249. — Noble damoiselle Anthoine de Cressey, dame de Marcey (565) et de Colonges-la-Magdeleine (566), en partie, tient en son nom, comme ou nom de ses enffants, en rièrefied de mondit seignour, et du fied de Coulches, partie de Colonges en toute justice, que peust valoir, par communes années, la somme de xij livres tournois.

250. — Noble homme Jehan de Fussy (567), escuier, seigneur en partie de Colonges, tient ladite seignourie de Colonges en rièrefied de mondit seignour et du fied de Coulches en toute justice, que peust valoir, par communes années, xxxviij livres tournois de rente. Ledit escuier fournira ung homme de pied, habillié comme dessus.

562. Montgachot, aujourd'hui Montgauchon, com. d’Étang, cant. de Saint-Léger-sous-Beuvray.
563. Hugues de Loges, fils de Guillaume et d’Agnès de Bourbon, suivant Baudiau, (le Morvand, III, 279); fils de Simon et de Françoise d’Amanges, suivant H. Abord, Hist. de la Réforme et de la Ligue à Autun, I, 175, avait épousé Louise, alias Claude de Rabutin d’Épiry. (V, n° 24 et 232.)
564. Loiges, aujourd’hui Morlet, cant d Épinac, arr. d’Autun.
565. Marcey, aujourd’hui Ncrcey, com. de Cheilly, cant. de Couches-les-Mines, arr. d’Autun.
566. Collonge-la-Madeleine, cant. d’Épinac, arr. d’Autun.
567. Jean de Fussy ou mieux Fussey appartenait sans doute à une ancienne famille qui tirait son nom de la terre de Fussey, près Beaune. {Courtépée, II, 323. — Baudiau, III, 417, note.) Il était encore seigneur en partie de Collonge, en 1503, ainsi que Marguerite de Saint-Seine, Hugues de Jaucourt et Henri de Roussillon pour l’autre partie.

251. — Noble homme Jehan de Bournonville (568), seigneur de Champeigny (569) en partie, tient sadite seignourie du rière-fied de mondit seignour et du fied de Dracy-Saint-Loup (570), en toute justice, que peust valoir, par communes années, la somme de iiijix livres tournois. Ledit escuyer fournira ung homme de trait à cheval et ung homme de pied, habilliez comme dessus.

252. — Noble damoiselle Jehanne Lobbe, dame de Lailly, tient en rière fied de mondit seignour, sadite seignourie de Lailly (571) en toute justice et jurisdiction, que peust valoir, par communes années, la somme de cxij livres tournois. Ladite damoiselle fournira deux hommes à cheval, c’est assavoir ung coustellier et ung de trait, habilliés comme dessus.

253. — Noble homme Guiot Bataille (572), tient en fied (illisible) (573) sa seignourie de Drosseon (574), en toute justice, que peust valoir ung chascun an, par communes années, la somme de xxx livres tournois. Ledit escuier fournira ung homme à pied, habillié comme dessus.

568. Jean de Bournonville, seigneur de Champcigny en 1474 ; Robert et Louis de Bournonville en 1503 ; ce dernier possédait en outre les terres de la Salle, Muse et la Tour-de-Ravelon.
569. Champeigny, com. de Saint-Léger-du-Bois, cant. d’Épinac, arr. d’Autun.
570. Dracy-Saint-Loup, cant. et arr. d’Autun.
571. Lailly, com. de Saint-Léger-du-Bois. — En 1503, Nicolas Bréchart était seigneur de Lally et de Sauturne en partie.
572. Guyot Bataille, fils de Guillaume, reprit fief de Drousson en 1473.
573. Il faut probablement lire : de mondit seigneur.
574. Drosseon, Drousson, autrefois paroisse de Saint-Denis-de-Péon, aujourd’hui com. de Curgy, cant. et arr. d’Autun. — En 1503, noble homme et sage maître Antoine Garnier, licencié en lois, et Louis Garnier, étaient seigneurs en partie de Drousson ; Hugues, Antoine, Alexis et Jehan Maigny, possédaient l’autre partie de cette seigneurie.
575. Jean de Moisy, seigneur de Vergoncey en 1471 ; Philippe de Moisy, Jean de Vaulx et Aymé de la Roche en 1503.
576. Vergoncey, com. de Curgy.
577. Igornay, cant. de Lucenay, arr. d’Autun. (V. n° 231.)

254. — Noble homme Jehan de Moisy (575), seignour de Vergoncey, tient en rièrefied de mondit seignour sadite seignourie de Vergoncey (576), et du fied d’Igornay (577), en toute justice, que peust valoir, chacun an, la somme de lv livres tournois. Ledit escuier fournira ung coustellier à cheval, habillié comme dessus.

255. — Noble et puissant seignour messire Anthoine Rolin (578), chevalier, seigneur de Monestoy, tient sadite seignourie de Monestoy (579), en toute justice, mais du fied est débat entre le procureur de mondit seignour et le seignour de Molinot (580), que peust valoir, par communes années, vc livres tournois.

256. — Item, tient ledit chevalier sa terre et seignourie d’Illan (581), avec ses appartenances, en toute justice, du fied de mondit seignour l'évesque d’Ostun et du rièrefied de mondit seignour, en valeur, chacun an, viijlivres tournois de rente. Ledit chevalier fournira deux hommes d’armes et ung homme de traita cheval, habilliés comme dessus.

257. — Noble seignour messire Jacques de Traves (582), chevalier, seignour de la Pourcheresse, tient en fied de mondit seignour sadite seignourie de la Pourcheresse (583), en toute justice, qui peust valoir ung chascun an, ijc lxxiij livres tournois. Ledit chevalier fournira ung homme d’armes, habillié comme dessus.

578. Antoine Rolin, chambellan du duc de Bourgogne, puis du roi Louis XI, maréchal, grand veneur héréditaire de Hainaut, nommé en 1476 grand bailli et capitaine général de cette province, était le second fils de Nicolas Rolin, chancelier de Bourgogne, et de Marie de Landes. Il avait épousé Marie d’Ailly. (D’Arbaumont, Nicolas Rolin, chancelier de Bourgogne, p. 34, — V. aussi plus haut, n° 61.) 579. Monestoy, aujourd’hui Épinac, chef-lieu de cant., arr. d’Autun.
580. Molinot, cant de Nolay, arr. de Beaune (Côte-d’Or).
581. Illan, aujourd’hui Island, com. de Saint-Martin-de-la-Mer, cant. de Liernais, arr. de Beaune.
582. Jacques de Traves était de la famille de Choiseul. On trouve en 1304 Théobald de Traves, en 1443 Pierre de Traves (Mém. Soc. Éd. n. série, VI, 232 ; IX, 147), et eu 1503 Claude et Celce de Traves, tous seigneurs de la Porcheresse.
583. La Porcheresse, com. d’Auxy, cant. et arr. d’Autun.

258. — Noble dame Marie de Crosey et noble seignour messire Anthoine de Roussillon (584), chevalier, son fils, seigneurs de Collonge-la-Magdeleine, en partie, tiennent ladite seignourie de Colonges (585) en rièrefied de mondit seignour et du fied de Coulches, en toute justice, que peust valoir tous les ans, par communes années, xl livres tournois. Ladite dame et fils fourniront deux hommes de pied, habilliés des habillements devant dits.

259. — Noble homme et saige maistre Guillaume de Clugny (586) licencié en lois, tient sa seignourie de Reigny (587), en toute justice, haulte, moienne et basse, du rièrefied de mondit seigneur et du fied de Lailly (588) et de Dracy (589) pour moitié, en valeur, chacun an, de xl livres tournois de rente.

260. — Item, tient ledit maistre Guillaume, sa terre et seigneurie de Montholon (590), en toute justice. Ledit escuier fournira ung homme de trait à cheval, habillié comme dessus.

261. — Noble seigneur, messire Anthoine de Montjeu (591), licencié en lois, tient sa terre et seignourie dudit lieu (592) en toute justice, du fied de mondit seignour, en valeur de ijc lx livres tournois de rente, comprins en ce qu’il a ès paroiches de Broyes (593), Saint-Pierre de Brion (594), pour ce ijc lx livres tournois de rente. Ledit seigneur fournira ung homme d’armes, habilliê comme dessus.

584. Antoine de Roussillon, d’une ancienne famille tirant son nom du château de Roussillon, dont on voit encore les traces sur le territoire de la commune d’Anost.
585. Collonge-la-Madeleine, cant. d’Épinac, arr. d’Autun.
586. Guillaume de Clugny, seigneur de Monthelon, licencié en droit, conseiller de Charles le Téméraire, le second en sa cour de parlement à Malines, puis maître des requêtes ordinaire du roi Louis XI, testa le 1er juin 1508. Il avait épousé Françoise de Messey. (Harold de Fontenay, Epigraphie autunoise, Sainf-Jean-l’Évangéliste, dans les Mém. de la Soc. Éduenne, t. X, p. 365.)
587. Reigny, aujourd’hui Rigny, com. de Saint-Léger-du-Bois, cant, d’Epinac, arr. d’Autun.
588. Lailly, même commune. (V. n° 251.)
589. Dracy-Saint-Loup, cant. et arr. d’Autun.
590. Montholon, aujourd’hui Monthelon, cant. et arr. d’Autun.
591. Antoine de Montjeu, fils de Jean et de Philiberte Pioche, fut conseiller et chambellan de Charles le Téméraire, et son ambassadeur auprès de la république de Venise, Il ne parait pas s'être marié, et mourut vers 1484. (Doret et de Monard, Montjeu ci ses Seigneurs, p. 73.) Après lui, la seigneurie de Montjeu-en-Montagne alla aux enfants de son frère Odile. En 1503, c’est l’un d’eux, Philibert, qui est seigneur du lieu.
592. Montjeu, com. de Broye.

262. — Guillemette Roline (595), vesve de feu honorable homme André de Vernoy, tient en franc alleuf et en justice, la terre de Montromble (596) en valeur, chacun an, toutes charges déduites, de x livres de rente. Signé : Garnier.

593. Broye, cant. de Mesvres, arr. d’Autun.
594. Saint-Pierre-de-Brion, aujourd’hui Brion, cant. de Mesvres, arr. d’Autun.
595. Guillemette, fille de Jean Rolin, seigneur de Montromble en 1399, vierg d'Autun en 1415 et cousin du chancelier.
596. Montromble, hameau dépendant des communes d’Autun et de Marmagne.

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